‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 101 sur 108 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

La Femme de chambre, DONZÂC, portant dans ses bras Yalentine évanobie, qu'il dépose sur une des banquettes; CÉCILE.

CÉCILE, à la femme de chambre.

Bosalie, ôtez-lui vite son chapeau et desserrez-la.

LA FEMME DE CHAMBRE

C'est ce que Je fais, madame la marquise.

no LES DEUX SOEURS.

CÉCILE, à Donzac.

Cher monsieur Donzac, vous n'étiez qu'un étranger pour nous : maintenant, vous êtes un ami. Que vous avez été boni

1>0NZAC.

Quand c'est vous qui donnez l'exemple, peut-on ne pas le suivre ?

CÉCILE, h YalenUne.

Reviens à toi, Valentine !

DONZAC.

Comme c'est heureux que votre sœur ne se soit évanouie qu'après sa déposition! Autrement, il eût fallu renvoyer les débats et l'arrêt à une autre- audience, peut-être même à une autre session... Reprend-elle connaissance ?

CÉCILE, penchée sur Valentine.

Non, pas encore... Vous, monsieur Donzac, à qui toutes les portes ici sont ouvertes, rendez-moi un nouveau service : retournez à l'audience, assistez aux plaidoiries et venez me dire ce que vous aurez entendu... Ma pauvre sœuri

DONZ AC.

Un désir que vous exprimez devient un ordre pour moi.

f CÉCILE, à Rosalie.

C'est bien, Rosalie. Je vous appellerai si ma sœur a besoin

de vous, (Donzac et la femme de chambre sortent.)

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