‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 51 sur 108 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

▼ ALENTINE, la reletant.

Ce serait trop tard.

CÉCILE

Trop tard I • . . Malheureuse !

VALENTINE

Pour pousser cette exclamation, es-tu doncf si heureuse, toi ? Quel bonheur as-tu ?

CÉCILE

Le seul qui soit durable : celui de n'avoir rien à craindre, celui de ne pas rougir quand je regarde ma fille et de ne pas pâlir quand mon mari me regarde.

Les statues, elles aussi, ne rougissent ni ne pâlissent ; tu es la statue du Devoir. C'est très-beau 1 Mais mon cœur, comme le tien, n'est pas de marbre... Tu es Tabnégation, je suis la passion.

CÉCILE

Où la passion te conduira-t-elle ?

VALENTINE

Où te conduira Tabnégation?

48 LES DJEUX SŒURS.

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