VI PRÉFACE
de la France, où elle a été rétablie et où elle est la condilion légale des épout.
Une femme s'y rend coapable da délit d'adoltère : que peut faire le mari?
Il peut, s'il la surprend en flagrant délit, la tuer et tuer le complice.
S'il ne l'a pas surprise en flagrant délit, U peut la faire condamner à l'emprisonnement pendant trois mois au moins et deux ans au plus, ce qui, soit dit en passant, laisse subsister un injustifiable écart entre les échelons du Code pénal, marqués l'un par l'art. 32i et l'autre par l'art. 337 suivi de l'art. 338.
Il peut faire prononcer la séparation de corps.
Il peut fermer les yeux et préférer à la publicité du scandale judiciaire l'ignominie du ménage à trois.
Enfin il peut ouvrir les yeux, maîtriser sa douleur, contenir son ressentiment, dédaigner des propos qui ne tarderont pas à tomber dans le gouffre de l'oubli où ils tombent tous, et, par le pardon, s'élever audessus de ces propos de toute la hauteur qu'il y a entre le Code implacable et l'Évangile miséricordieux.
Pardonner à Mathilde, qui n'avait pas cessé un seul jour de verser les pleurs les plus amers du repentir le plus profond, c'est ce que faisait Dumont dans la