‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 68 sur 108 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VÂLENTINE.

Je donnerai des leçons, s'il le faut. Revoir sans rougir Thomme dont je porte le nom, le père de mes enfants, me. serait impossible; et rougir devant lui sans déchaîner les fureurs de sa jalousie serait plus impossible encore. Je n'ai donc plus qu'à m'éloigner et à disparaître... avec vous ou sans vous.

LE DUC DE BEAULIEt*

Ni sans moi, ni avec moi... Vous ne partirez pas. Ce serait un acte de folie qui vous perdrait sans retour et qui me déshonorerait à mes yeux.

VALENTINE

Si je ne parlais pas, le déshonneur en serait-il moindre?

LE DUC DE BEAULIEU

Il ne serait pas public.

VALENTINE

Oui, vous retourneriez sans éclat à votre légation... Retournez-y, je ne vous empêché pas d'y retourner. -

LE DUC DE BEAULIEU

Je t'en prie, je t'en supplie, renonce à cette résolution qui serait fatale.

Toute prière est inutile.

LE DUC DE BEÂULIEU

A deux mains et à deux genoux I

YALENTINE.

Si je restais, si je tombais assez bas pour cacher Tamour que j'ai en simulant un amour que je n'ai plus, que penseriez-

vous de moi ? ( sue se cacha le Tisage dans les mains, après avoir fait an geste de dégoût.) Ah 1 Âh !

LB DUC DE BEAULIEU, Tlolemment agité.

Vous le voulez?

VÂLENTINE.

Oui.

LE DUC DE BEAULIEU

Partir, c'est de la faiblesse 1 mais ne pas partir ce serait de la déloyauté...

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