‹ Les deux soeurs: drame en trois [i.e. 4] actes avec une préfaceChapitre 71 sur 108 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CÉCILE

Vous savez bien, monsieur Donzac, que je ne vais plus au bal.

D0NZA6.

Votre sœur y va.

CÉCILE

Elle n'a, elle, ni mari soufifrant ni enfant malade.

DONZAG.

A rheure où dansent les parents, les enfants dorment. Le bal sera très-brillant.

CÉCILE

Gela ne me tente pas.

DONZAC.

Laissez-vous donc tenter, Tenez, entendez-vous la musique qui jouera ce soir ? (on entend de nouTeau la musique dans le lointain.) ,

Je n'ai pas apporté de robe de bal.

DONZAC.

Votre sœur vous prêtera une des siennes.

CÉCILE

Nous n'avons pas la même taille.

DONZAG.

Avec une taille comme la vôtre^ toutes les robes doivent aller. Ce n'est qu'une question d'épingles... Marquise, voulezvous me permettre de vous parler franchement?

CÉCILE

Qu'avez- vous à me dire, monsieur Donzac?

DONZAG.

Vous ne doutez pas que je ne vous sois entièrement dé« voué?

CÉCILE

Cher monsieur Donzac, où voulez-vous en venir?

DONZAG.

Eh bien, vous avez tort de ne pas aller au bal... Vrai!

Cécile; Pourquoi irais-je?

DONZAG

D'abord, pour y briller, et ensuite.. ,

Et ensuite?

DONZAC.

Je ne sais comment vous dire ce que je voudrais cependant que vous sussiez... Je ressemble à Antîochus Épiphane

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