SCÈNE PREMIÈRE
BRIGITTE , un papier â la main.
V’Ià qu’est terminé... il n’y a plus que les noms à remplir, le colonel m’a donné le congé du tambour-major Pommelé... ainsi, lorsqu’il me croit en France, je vais lui dire : Monsieur Pommelé, quand le feu a pris dans notre village, grûce à vous, la propriété de ma tante Mathiasaété sauvée., .ellevientde mourir, cette pauvre tante, j’ai réalisé son héritage et suis accourue racheter votre congé et tenir mes engagements; car nous avons été fiancés... Ainsi, aujourd’hui même, nous pourrons partir, et, dans quelques jours, je serai sa femme... sa femme!... ah! oui, la reconnaissance m’en fait une loi... Je sens bien que s’il m’était permis de choisir... un autre!... n|ais celui-là, quand nous habitions le même village, il ne faisait pas attention à moi, il ne me parlait jamais; jamais il ne dansait pas avec moi... il est vrai qu’il ne dansait avec personne... allons, repoussQns ces mauvaises pensées, et ne songedhs qu’au bonheur qui m’attend avec le major.
Air : d’Arxved .
Du déshonneur il sauva ma jeunesse,
Ces souv’nirs-là ne s’effacent jamais.
Aussi je veux que bonheur et richesse.
Tout entre nous soit commun désormais.
J’sais de notre âg’ quelle est la différence.
Mais quand il faut en loyal débiteur,
Payer la dett* de la reconnaissance, Calcule-t-on l’âge du bienfaiteur.
Mais quelqu’un vient de ce côté, rentrons.
{Elle entre à droite.)
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