RECHERCHES DES AUTEURS
ET EXPÉRIENCES DD d' ANDBESEN.
Pour atteindre le but que nous nous sommes proposé en recherchant les groupements qui impriment aux substances des propriétés révélatrices, nous avons examiné successivement et avec méthode l'influence cju'exercent sur le développement de l'image latente les fonctions diverses que peuvent présenter les corps organiques.
Nous n'entrerons pas ici dans la nomenclature de toutes les substances soumises à l'expérimentation : nous nous contenterons de citer les principales et surtout celles qui nous ont paru les plus intéressantes.
Dans tous les essais, on a pris i»*" de la substance dissoute dans loo*^*^ d'eau ou bien dans 2 5*^*^ d'alcool additionnés de d'eau pour les substances insolubles ou trop peu solubles dans l'eau ; à ces solutions on ajoutait S^*" de carbonate de soude. Lorsque le développement n'avait pas lieu dans ces conditions, on recommençait l'expérience en remplaçant
le carbonate de soude par 2^'' de soude caustique.
Les corps de la série aromatique ont été étudiés les premiers, en commençant par les corps à fonclions simples.
A. Les phénols monoatomiques caractérisés par le groupement OH monovalent remplaçant un atome d'hydrogène du nojau aromatique ont été essayés tout d'abord. Les corps tels que le phénol ordinaire, les crésols, thymols, naphtols, etc., bien que possédant des propriétés réductrices, ne peuvent développer l'image latente.
Les trois phénols diatomiques qui sont déjà connus, Fhydroquinone, la résorcine et la pyrocatécliine, avaient été essayés antérieurement. Nous avons fait remarquer à la page 82 que le pouvoir développateur attribué à la résorcine provient de ce que les expérimentateurs qui lui ont reconnu cette propriété ont employé un produit impur. La résorcine pure ne développe donc pas, tandis que ses isomères, Fhydroquinone et la pyrocatéchine, sont de bons développateurs.
Nous avons reconnu que, en général, les diphénols, homologues supérieurs des précédents ou dérivés d'autres hydrocarbures aromatiques, développent; tels sont par exemple : la toluhydroquinone
GIP (1)
CIIAP. III. —
RECHERCHES DES AlTia iiS
la dloxyquinoléine
on II
C Az
on
Cependant nous avons trouvé quelques exceptions, mais seulement dans les corps dont les deuM hydroxjles sont en position méta, comme dans la résorcine, la métadioxjquinoléine.
En général, pour que le développement paisse s'elFectuer, il faut que les deux hjdroxyles soient dans un même noyau benzénique.
Il y a cependant des exceptions à cette règle quand il s'agit du noyau naplitalique.
Le D'' Andresen a constaté, par exemple, que les corps suivants sont doués d'un pouvoir développaleur très grand.
on
OH
38 PnEMiÈRE PARTIE. — UÉVELOPPATEl RS, ETC.
Le pouvoir développaleur persiste dans les Lriphénols qui ont au moins deux de leurs hydroxjles -en position ortho ou para : ainsi l'acide pjrogallique et l'oxjhjdroquinone développent, tandis que la phloroglucine, dont les lijdroxjles sont en situation meta, les uns par rapport aux autres, ne développe pas.
B, Au point de vue de leur action sur les halosels d'argent, les monoamines aromatiques ne donnent rien, tandis que les diamines peuvent être employés.
Le D'' Andresen a le premier signalé le pouvoir ■développateur de la paraphénylènediamine
,AzH2 (i) L ' o r il 1 o p 1 1 é û y 1 è n e d i a m i n e
■développe moins bien, il est vrai, tandis que la inétaphénylèncdiamine n'a 'aucune action sur le bromure d'argent.
Quelques triamines ou polyamines ont été également essayés : bien que ces corps réduisent rapidement les sels haloïdes d'argent, ils ne peuvent être pratiquement employés à cause de leur grande instabilité.
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Les homologues supérieurs des diamines paraissent développer toutes les fois que la molécule comprend au moins deux groupements AzH^, et que ces groupements sont en position ortlio ou para dans un même nojau aromatique. La benzidine
qui ne possède qu'un groupement AzH- dans chaque nojau benzique se comporte comme un dérivé monosubstitué et ne développe pas.
C. Les autres groupements qui communiqueni généralement aux corps organiques des propriétés réductrices, les groupes acétoniques, aldéhjdiques, etc., ne donnent pas à ces substances la faculté de développer.
[l n'a pas été possible de découvrir une seule substance de la série aromatique capable de révéler l'image latente en dehors de corps présentant des substitutions hjdroxjlées ou amidées.
D. Après avoir étudié les corps à fonction simple, nous avons cherché quelles pourraient être les propriétés des substances à fonction mixte.
Nous avons reconnu que les corps qui sont à la fois hjdroxjlés et amidés sont généralement des. développateurs. Ainsi le paramidophénol
on (.)
\AzI12 (4)
/lO PREMIÈRE PARTIE. — DÉ VELOPPATEURS, ETC.
développe très bien ; rorlhoamidophénol OH (I)
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développe, mais moins facilement que le précédent; tandis cpie le raétaamidophénol