CH.\P. III. — RECHERCHES DES AUTEURS
Or on ne doit pas perdre de vue que, lorsqu'une molécule organique se complique, le corps qvi'elle forme tend à devenir insoluble ou coloré. C'est donc, par suite, parmi les substances les plus simples que l'on a le plus de chance de trouver des développateiirs utilisables. Les substances simples dont Ja constitution s'accorde avec les principes susénoncés sont à peu près toutes connues et ont été expérimentées.
L'une d'elles, le paramidophénol, possède des qualités remarquables comme révélateur, et nous ne doutons pas que son usage se généralise bientôt.
Nous réunirons dans la seconde Partie de cet Ouvrage les recherches faites sur cette substance et nous en examinerons en détail la préparation, les propriétés et l'emploi photographique.
Avant d'aborder ce sujet, nous pouvons tirer des observations qui précèdent une déduction au point de vue chimique pur, déduction qui n'est pas sans importance.
Dans la recherche de la constitution des corps organiques la réaction photographique peul, dans certains cas, donner d'utiles indications.
Par exemple, on peut dire que des substances dont l'arrangement moléculaire n'est pas connu, telles que le quercitrin, l'hématoxjline, possèdent
au moins les groupements qui forment la fonction développatrice.
Nous insistons donc sur les services que peut rendre, dans la détermination de la constitution des matières organiques, ce réactif : le développement de l'image latente photographique.
LE PARAMIDOPIIÉNOL COMME DÉVEI.OPPATEUR.
A la suite des considérations théoriques qui précèdent, nous avons été amenés à essayer comme développateur le paramido phénol dont la constitution peut être représentée par le schéma suivant :
OH
AzH2
L'idée d\itiliser cette substance en Photographie a été formulée pour la première fois en 1889 par le D'" Andresen, de Berlin. Dans une Note qu'il a publiée au sujet de Ticonogène ('), il expose
(') Die Farbenindusti-ie, p. 187; 1889.
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qu'il a essayé, pour développer l'image lalenle, les phénylènes diamines et les amidopliénols.
Les phén}'lènes diamines ont fait l'objet de son brevet allemand en date du i^"" avril 1888, tandis que les amidopbénols sont complètement négligés.
Le D'' Andresen, soit qu'il ait fait ses recherches avec des produits impurs, soit qu'il ait expérimenté dans des conditions défectueuses, n'a pas vu les remarquables propriétés du paramidophénol. Il prit, il est vrai, en date du 7 février 1891 un brevet pour l'application de cette substance à la Photographie, mais ce brevet ne peut avoir aucune valeur.
Le D'" Andresen lui-même, par son article de la Farheninduslvie, avait mis cette application dans le domaine pubhc alors qu'il ne prévoyait pas l'importance qu'elle pourrait avoir plus tard. De plus, nous avions reconnu et mis en lumière les qualités du paramidophénol que nous employions depuis près d'un an au moment de la prise dudit brevet.
RÉACTIOXS D.VNS LESQUELLES LES AMIDOPHÉXOLS PRENNENT NAISSANCE.
Les réactions pi4ncipales dans lesquelles on obtient les amidophénols sont les suivantes :
i" La réduction des nitrophénols fournit les amidophénols correspondants; cette réduction s'el-