‹ Les dévotes epistres de Katherine d'AmboiseChapitre 6 sur 11 · LIU · texte numérisé non relu

LIU

Si nectement, que ma chair enclavée D'infection, par ce saincet lavement

Fut nestoyée , et mise entierement Hors de l'orreur, ou peché m'avoit mise.

E, quant je [us en mon estal remise, Tu fus si bon, et si fort me prisas,

Que moy chestive pour espouse prise as, En m'assignant douaire en ton empire En te servant , et que vers toy me tyre, Sans retyrer pour mon bien advenir.

Et moy pensant promesse te tenir,

Je te feys veu qu'ainsi je le feroye ,

Et que jamais je ne l'offenseroye.

Que je n'ay fait cela, puis proferer,

De l'offencer n'ay voullu différer ;

Mais ay voullu, dont je me dois mauldire, Plus que devant choysir des maulz le pure, Te delaisser par mespris et contempt, Dont de moi dois estre tres mal content.

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