PAVILLON. INDIANA
PAVILLON, rtpardaol Indiana tonjonr» occupée h lire et h part. Toujours enfoncée dans la littérature beurre frais ! (Haut et «’approchaut.) C’est donc bien intéressant ce que lu lis là?
indiana, »»ch*m«at. Pour moi, oui ; vous, ça ue vous amuserait pas, vous êtes un être si matériel, si réaliste! (Elle *® lève.)
pavillon. Réaliste?... comment ça?
indiana, faisant. Ahl Pavillon, comme vous m'avez trompée !
pavillon, s« récriant. Moi, je t’ai trompée, chère amie? indiana. Je veux dire que vous êtes loin de l’idéal que je ni étais formé en vous épousant.
pavillon, h part. C'est les roman* qui lui montent la tôle. indiana. Moi, une Péruvienne, dont l'imagination s’est épanouie aux rayons du soleil indien...
pavillon. Oh! épanouie au solc l indien !... tu as été transplantée toute jeune a Paris... Quand je t’ai connue, tu étais première demoiselle dans un magasin de modes... Le soleil indien, c’est le gaz de la rue Vi vienne.
indiana. Et la race, monsieur, et la race?
pavillon. Ah! oui, je sais bien... la race péruvienne... Eh bien ma Nini , tu as le colé amarampo trop accentué... parole d'honneur!
indiana. C'est à lui que vous devez mon amour. En vous voyi.nl faire un assaut a la salle Barthélemy...
pavillon. Ali! oui, un assaut monstre, où j'ai dègotlé les mahns... c'esJ Grisierqui était vexé!... indiana. Je m'étais dit: • Cet Ituinme n'est pas beau... >
PAVILLON, protêt Uni. OU I
indiana. « il c>t même assez laid... t pavillon. J'ai de la physionomie.
indi ana, cocUmint. « Mais quelle vivacité, quelle énergie 1
quel regard!... •
pavillon, te ramnt. J'ai un vrai regard, hein?... El bien (•'Couplé! considère-moi un peu ça! je crois qu'on est bâti a l'ouiiquo. Je ressemble a mon pauvre jière.
indiana. Vous avez bien raison de le plaindre. Enfin, j’eus lu solti-e de tomber amoureuse de vous.
pavillon. La sol lise I comment la sottise?
indiana. Lo mariage s'esl lait... Et puis les désillusions Htfll venues, pauvres hirondelles blessées. Monsieur jiorle des bonnets de colon, ei il se dorlote quinze jours avant les assauts publics!
PAVILLON, au public, « ««riant. C'est à CtUSO des jambes.
INDIANA
Am t On dit que je suis sans mu lue Cette énergie et cette audace Ce n'était qu'un leurre; à la place Un lion que f avais rêvé,
Ceit un mouton qucj’al tiouvé.
PAVILLON
Un mouton!... c’e*l un avantage; tUir je cr>*is que dans un ménage.
Comme Objet de consominjüoit,
L'imuiton vaut mieux quo le tfon !
Mof, J'’ préfère le muutuii.
indiana. Enfin, pour ramasser mon mouchoir, un moût h ir à mon chiffre, entreriez-vous dans la cage de M. Crock.it? pavillon. lin n?
indiana. Oh! soyez franc!... entreriez-vous?
pavillon, d*us air d< dédain. Entrer dans la cage des... mais tout le monde peut entrer la-dedans. (Changeani d« ton.) L'embêtement c'est pour sortir... C'est là qu'ils la foui mauvaise...
(li fait I* grite d* griffer «t de inordre.)
indiana. Oraon Dicul cet homme no ramasserait pas mon mouchoir i
pavillon, «ver élan. Si uo lion se permettait de le déchirer... INDIANA, Ivre eipoir. Eh bien?. .
pavillon, d'an antre too. Je me plaindrais à l’administration.
(li'puae.)
INDIANA, montrant le roman. VüUS Voyez C6 livre?
pavillon Ail, un bouquin I
indiana. Un roman de George Sand... il y a là-dedans un mari qui se lue pour que sa femme puisse épouser celui qu’elle aune.
pavillon, h part. Le roi des jobards n’est pas mort. indiana. Voilà un mari modèlel ce n'est pas vous qui en feriez autant.
pavillon. Ah! non!... fichtre non! me tuer, merci l bien obligé!
indiana. Et vous osez dire que vous m'êtes dévoué! ahl pavillon- Mais, damel certainement que je le suis; cependant écoule donc... (A part.) En tiendrait-elle pour quelqu’un ?... mcüous-nous I