SCÈNE IV
Les précédents, POMMER.
POIRIER, entrant tout effaré, tenant feiureotl éant un Uiftkoo, fait U tour du heltre; Hrumlt» et Armand courent «prés lui. Poirier revient au milieu du thuatrr, liaaricUe, k gauche, Armand, à droite. Victoire! Victoire 1
armand. Tu le tiens?
poirier. Ah 1 ce n'est pas sans mal 1 11 en a fait des tours, le gredin! D'abord, je faisais mou carré; je le vois sur la gouttière qui prenait le soleil ; je nie dis : Je vais l’empoigner, toi, mon petit père... J’avance tout doucement, ut, crac!... Mais, jo t’en momie, il ne fait qu’un bond sur la fenêtre de la cuisine de madame Gredelu, et tombe au milieu d’un plat de crème qu’on avait mis à refroidir! La Ixmne crie, l’animal saute et regagne le toit par le conduit île lu gouttière. Là, il se trouve nez fi nez avec un chat : il perd lu tête, et en pique mie dans la cheminée de mademoiselle Adeline. Quand elle le voit tomber dans sa chambre, barbouillé de crème et de suie, la voilà qui aune attaque de nerfs; nous arrivons tous, et nous la trouvons avec un jeune homme àsesgenoux...etdescrisl... Alexis, mon amour! au secours, Alexis! (a Armand, d’un air marquoi».) C’esI vous, qni vous appelez Alexis?
armand. Non! je m'appelle Armand.
poirier. Alors, je ne nie suis pus trompé; elle ne se trompe pas, elle vous trompe ! Pendant ce temps-là, nton écureuil ne s’amuse pas à la regarder, il saule dans la cour, toqibc sur le chapeau de la proprètaire qui rentrait; rebondit sur le balcon du Russe qui déjeune, saute sur la table, et, daitiu, ici, les plais, les assiettes, la vaisselle de Chine... armand. Ah! le bandit, j'ai entendu...
poirier. Comme s’il était dans le palais d'été. Moi, j’arrive, je houscule le papa et la petite fille qui se tordait de rire, je saute sur la bêle, je la tiens, et je me sauve!... Mais voilà ),i
E dite qui se met à crier: « Je le veux, je veux l’écureuil 1 — onnez-lui, l’écureuil, crie le {wpa! — Mais, monsieur. — Je veux l’écureuil ! » El de sangloter et de se rouler. Ma foi, j’étais déjà dans l'escalier, moi; je leur crie : 11 n’est pas à moi ! — Je l'achète, dit le Russe l Combien? Tout ce qu’on voudra! — Don !... Je continue ma course. Le voilà ! Faites votre prix! Mais qu’on me rattrape à le rattraper t (11 «a m U ure i-eeumil
dans ia cage.)
le russe, dans la eoaüMe. Voulez-vous vous dépêcher, mille diables! ma tille a des convulsions!
poirier. Vous entendez? Elle a des convulsions; votre prix, vite! *
armand. Mais ce n'est pas moi que cela regarde, c'est niademoisellel
UEMUEiiE. Point du tout, c’est voua!
LE russe, dehors. J’un donne mille francs I poirier, rdpMaoi. Mille francs! Allons!
armand. Mais il n’est pas à moi!
le russe. Deux mille!
Henriette. Mais si, il est à vous!
le russe. Quatre initie I
armand. Puisque c’est vous qui l'avez élevé.
le russe. Six mille !
poirier. Six mille! Allons donc !
Henriette. Puisque vous l’avez acheté quarante sous. le nu >sE. Huit mille !
armand. Je l’ai acheté, mais c'est à vous qu'il doit celte brillante éducation.
le russe. Dix mille ! douze mille I Henriette. Mais dites donc oui, monsieur !
armand. Mais ditesde vous-même, mademoiselle ! le russe. Quinze mille ! Malheureux, ma tille trépigne ! poirier, • Armand. Elle trépigue I Allons donc 1 armand. Eh bien, oui, la, j’accepte, mais pour vous. poirier, à u (niStr*. Il accepte 1 TOUS LES VOISINS, appUuduaaot. Ail I bravo !
poirier. Je vais vous monter l’argent. Ça vous fera plus de plaisir que la quittance du loyer.
armand. Et ce sera votre dot, mademoiselle Henriette. Henriette, tel tendant te m*ta. Si vous vous en contentez, mon ami, je veux bien.
armand. Ahl qu’est-ce que vous dites?
HENRIETTE* Dame l maintenant que je suis compromise, et que j’ai une dot...
armand, brt d« joie. Poirier, je l’aime, elle m’aime, nous nous aimons, entends-tu? (U etnbra*** Poirier.)
poirier. Mais je le sais bien... On jase assez sur vous deux dans la maison.
armand. On jase? EU bien, crie-leur que je l’épouse 1 et tâche que mademoiselle Adeline t’entende!
POIRIER, à u battre. Il l’épouse!
TOUS LES VOISINS, applMdiMAut. Bravo ! (Oa eatead un cri perçant.) armand. Voilà Adeline!... Ça, c'est Adeline l Et maintenant, je crois que nous pouvons aller àSaint-Maur... (a Poirier qui •# dirige mn la porte tenant te cage è U main.) Eh bien, qu’est-ce que tu fuis-là?
poirier, rrdracrndani. Quinze mille francs! franchement, vous pouvez bien donner la cage avec.
L’ECUREUIL
fi
AMUM*. l'autre petite bétel Comme on est ingrat I Tu fais notre bonheur et nous te laissons partir I
UKNhirrrK. Ah! je n'aurai plus le temps <Je l'aimer maintenant.
aamand. Pourquoi donc?
HKNHIETTR. Cl noire enfant?
aman!), iVmbr*»»auu Ali! cul écureuil est lu plus beau jour [ üc uia vie.
Air des Dnmti de la halle.
(Au public.)
Messieurs, pour ce faible outrage, 'OK- implorer tout votre appui.
Dites oui, oui, oui, oui, oui.
Tors trois.
Dites oui, oui, oui, oui, oui.
poirier.
N*lr« polit badinage A-t-il qui-lquc prétention ?
Non, non, non, non, non, non, non !
tocs TROIS.
Non, non, non, non, non, non, non!
nnraiETTE.
Coi écureuil, qui nous prépai e Tant «le bonheur en nous d<i'aut,
N* rien fait... je le Ini dérUrc,
S’il U.- Vi.us fait faire un instant
Pau, pan, pan, pan, pan, pan, pau!