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SOLUTION CHLORURÉE EAU DISTILLÉE

33 gouttes

i3 gouttes

Ce qu'iL faut dire :

Résistance diminuée si Thémolyse se produit dans la solution à 5 ou 6 p. looo, c'est-à-dire dans les tubes qui contiennent 35 ou 3o gouttes de la solution chlorurée.

La résistance est plus diminuée dans les tubes d'hén<aties déplasmatîsées que dans les tubes de sang total dans tous les ictères hémolytiques.

Elle est, au contraire, augmentée dans les ictères d'origine hépatique. L'hémolyse ne se produit alors dans aucun des douze tubes d'épreuve.

Technique de coloration des hématies granuleuses pour le diagnostic des ictàres hémolytiques

Les hématies granuleuses, comme nous l'avons démontré avec le professeur Chauffard en 1907, puis avec P. Abrami en 1909, peuvent être copBfdérées comme un élément précieux de diagnos-

tic différentiel entre les ictères hémolytlquee et les ictères hépatiques de Fadulte. Normalement, le nombre des hématies granuleuses ne dépasse pas le chiffre de 3 à 3 p. loo, tandis que le sang des ictères hémolytiques en contient jusqu'à 20 à 5o p. loo.

Ce qu'U faut avoir :

Pratiquement, on peut utiliser deux techniques : celle de coloration vitale au bleu de crésyl, et celle de coloration hémoly santé au Pappenheim. .

Pour la coloration vitale -:

Unev solution dans Talcool absolu de quelques grains de bleu de crésyl jusqii'à forte teinte bleue, la concentration n a aucune importance.

Pour la coloration hémolysante :.

Une solution de liquide de Pappenheim obtenue en mélangeant deux solutions d'égale quantité de vert de méthyle et de pyronine à saturation dans Teau.

Ce qu'il faut faire :

Pour la coloration vitale :

i^ Déposer sur une lame une gouttelette de la solution alcoolique de bleu de crésyl et l'étaler immédiatement avec une lame. La faire évaporer ;

2* Recevoir sur cette lame ainsi induite .de bleu de crésyl une gouttelette de sang ;

3" Recouvrir d'une lamelle. Attendre 5 minutes ;

4® Examiner à l'immersion à huile.

Pour la coloration hémolysante :

i^ Etaler une lame de sang et la sécher par agitation ;

2'' Déposer à la surface une goutte de liquide de Pappenheim ;

3° Recouvrir d'une lamelle et examiner à l'immersion.

HÉMATOLOGIE 17d

Ce qu'a faut voir : ^ : . :

Sur les préparations vitales y les globiilcs rouges normaux paraissent pn jaune clair et homogènes. Les globules blancs ont leurs granulations ou leurs îioyaux régulièrement colorés. Les hématies granuleuses contiennent des chapelets de fines granulations, plus ou moins disposées en réseaux ou groupées en amas.

Sur les prèparaiions hémolysanteSy les hématies granuleuses se distinguent des hématies normales en ce qu'au lieu d'être limitées sipnplement par un trait faiblement coloré, elles sont remplies d'une fine poussière serrée de granulations colorées en rose. . Les globules blancs ont leur noyau coloré en bleu ou en violacé et leurs granulations neutrophiles apparaissent avec un aspect réfringent, •

On fera un pourcentage relatif sur plusieurs champs microscopiques en comptant le nombre des hématies normales et t;elui de? hématies granuleuses.

Ce qu'il faut dire :

Si le nombre des hématies granuleuses dépasse 5 à lo p. loo, il y a de fortes présomptions pour que l'ictère soit un ictère hémoly tique. On cherchera alors la cause de la destruction globulaire en étudiant soit le pouvoir hémolytique du sérum, soit l'état de plus ou moins grande fragilité des hématies aux solutions hypotoniques. Ainsi, la recherche des hématies granuleuses, procédé simple et élémentaire, à la portée de tout praticien, fournit de très précieuses indications dans le diagnostic souvent si difficile des ictères hémoly tiques que l'examen hématologique complétera dans la suite.

Recherche de la viscosité du sang

Pe récentes recherches ont attiré l'attention sur la viscosimétrie du saing. Pratiquement, rien n'est plus facile que de connaître la viscosité du sang.

Ce qu'A faut :

I® Un viscosimètre de Hess. Le vîscosimètre de Hess se compose d'un double tube capillaire réuni en U ; à la courbure de ru s'adapte une poire d'aspiration V. Le 'schéma ci-après suffît pour nous faire voir la situation du robinet H et la graduation des tubes K^ et K^. La partie terminale de F peut se déftacher du tube capillaire ; c'est le tube récepteur ;

2® De l'eau distillée, de l'ammoniaque. Deux flacons contenus dans le viscosimètre sont destinés à cet emploi. La, boîte contient,

Fig. 51. — Vîscosimètre de Hess.

de plus, de fins- tubes récepteurs et quelques gros tubes pour l'eau ; .

3** Du sang recueilli au doigt à l'instant même.

Ce qu'il faut faire :

I® Remplir le tube K^ d'eau distillée jusqu'en O. Pour cela, remplir un gros tube d'eau distillée, en fermant une extrémité au doigt pour empêcher l'écoulement ; l'appliquer à l'extrémité de E, ouvrir le robinet H en aspirant avec V, jusqu'à ce que l'eau ait rempli le tube E jusqu'à O. Fermer alors le robinet H ;

2* Recueillir le sang après lavage du doigt à l'éther et piqûre à la lancette. Quand une grosse goutte suinte, on la recueille par capillarité dans un tube récepteur. Ce tube récepteur rempli, on l'applique par son extrémité dilatée sur le tube capillaire K^ de façon que le sang vienne entièrement recouvrir Textrémité

HÉMATOLOGIE 175

du tube capillaire, et il est maintenu à cette place par une pince fixe ;

3® Sans perdre de temps, aspirer avec V, jusqu'à ce que. le sang pénètre au du tube K^ ;

4® Ouvrir le robinet S ;

5* Aspirer en même temps dans les deux tubes, jusqu'à ce que le sang atteigne la graduation du tube K^.

Ce qu'il faut voir : /

Cesser Taspiration, et lire le degré où Teau est arrivée pendant le même temps et avec la même aspiration. Ce degré désigne rîndex vîscosî métrique.

On comprend dès lors le principe, on compare la viscosité du sang à travers le capillaire avec celle de l'eau distillée.

Après l'opération, refouler Teau dans le tube K^ jusqu'au et le sang dans le tube K^, jusqu'à ce qu'il soit entièrement expulsé.

Laver alors par aspiration et refoulement le tube K* et le tube récepteur avec de l'ammoniaque. Les liquides sont recueillis à l'extrémité du tube capillaire avec un linge fin. Laisser toujours de» l'ammoniaque dans le tube K^ après l'emploi, de façon à empêcher l'encrassement du capillaire.

Gomme précautions nécessaires :

Opérer vite, éviter les bulles d'air, opérer de préférence toujours à la même température et à la même heure de la journée.

Ce qu'il faut dire :

Normalement, la viscosité oscille entre 3,8 et 4,5.

Si la viscosité est augmentée, l'index est au-dessus de 4,5.

SI la viscosité est diminuée, l'index est au-dessous de 3,8.

Les causM de diminution de la viscosité sont, en général, l'anémie globulaire, l'augrmentatîon de l'hydrémie, la diminution du taux d'acide carbonique, l'hypoglycémie ou l'hypo-uricémîe.

Les causes d'augmentation sont ces influences inverses*.

1. Nous recommandons à nos confrères que cette question intéresse de consulter le livre de Martinet ; Pressions artérielles et viscosité sanguine, Parîg, 1912.

La speotroscopie

La spectroscppie est un moyen utile pour reconnaître certaines substances, telles que Turobiline, le pigment biliaire, l'hémoglobine, Toxy hémoglobine, etc.

Rouge (

Orangé

1 Vert b F

Bleu

Hémoglobine réduite

Hémoglobine oiycarbonée

SoCSonacid'?

ou neutre

flèmaUne (acide)

-Ji

^alcoQlioue)

Il 1

nemoCTromo^ne

Pigments biîiaines

; ■ni

Unobiline (daneibnneacfdfl

Fig. 52. — Bandes d'absorption au spectroscope. En strié, les bandes obscures.

HEMATOLOGIE ^ 177

Ce qu'il faut :

' I® Un spectroscope à vision directe à main. 11 se compose de deux tubes : l'un renferme un système de prismes et de lentilles, pour la production du spectre, l'autre reçoit le premier et présente à son extrémité une fente que l'on réduit ou que l'on agrandit à l'aide d une vis ;

2^ Un liquide à examiner. 11 doit être tfensparent et peu coloré. On réalise ces conditions en le filtrant et en le diluant Ji l'aide d'eau distillée ; -

3® Pour examiner le liquide, on le mettra de préférence dans une petite cuve à faces parallèles, en verre, livrée en même temps que le spectroscope.

Ce qu'il faut faire :

I** Régler Tappareil. Pour cela, enfoncer le premier tube dans le second jusqu'au fond et en ouvrir au maximum la fente. En appliquant l'œil à l'autre extrémité de l'appareil, fixer un mur blanc pour avoir la lymîère réfléchie. Orienter l'appareil de façon que dans le spectre le rouge soit à gauche et le violet à droite. Rechercher, en tirant le tube, le point oh le spectre est le plus net. Tourner ensuite la vis pour rétrécir la fente jusqu'à ce qu'apparaissent les lignes noires du spectre ;

a* Glisser Ja cuve contenant le liquide à examiner devant l'appareil .

Ce qu'il faut voir et. dire :

Sans nous lancer dans une description inutile, nous nous contenterons de reproduire le schéma précédent pour localiser les raies noires d'absorption dans le spectre.

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