‹ Les diagnostics biologiques en clientèleChapitre 19 sur 53 · X 20 VG · texte numérisé non relu

X 20 VG

évaluation de rhémogiobine à Thémoglobinomàtre de Gowers

Ce qu'il faut :

I® Un > appareil de Gowers Composé ainsi :

Un étalon teinté correspondant à la coloration d'une solution de sang normal à i p. loo. Dans certains appareils on voit deux étalons : un plus jaune doit être réservé à la lumière artificielle ;

Un tube de mêmes dimensions divisé de o à loo ;

Deux pipettes : une pour le sang, de 22 millimètres cubes ; une plus volumineuse pour l'eau ;

a* De l'eau distillée ;

3** Du sang s'écoulant de la pulpe du doigt.

Ce qu'U faut faire :

i* Mettre quelques gouttes d'eau ordinaire dans le tube vide; 2° A l'aide de la pipette capillaire, prendre 20 millimètres

HEMATOLOGIE 168

cubes de sang que l'on chasse dans Teau du tube. Mélanger avec rextrémité de la pipette;

3^ Verser goutte à goutte de l'eau dans le tube de sang, jusqu^à ce que sur fond blanc la coloration du liquide après agitation soit la même que celle de l'étalon ;

4® Lire le chiffre marqué sur le tube par le nit^u supérieur du liquide.

Ce qu'il faut voir : '

Cet appareil indique la quantité d'hémoglobine en pour loo de la normale.

Les résultats sont suffîsaYnment exacts. Qn aura soin de procéder très lentement pour ajouter l'eau distillée à la solution hématique.

Examen du sang d'une anémie pernioieuse

Ce qu'il faut : .

1° Une nuihération des glolmles rouges et des globules blancs ; 2** Un pourcentage leucocytaire ;

3** Un dosage de l'hémoglobine et l'établissement de la valeur globulaire ;

4® Une lame de sang.

Ce qu'il faut faire :

I® Chercher sur la lame séchée, fixée et colorée, les dimensions, la forme et les affinités colorantes des hématies.

Si les hématies sont inégales avec certaines volumineuses à côté d'autres plus petites, on dit qu'il y a anisocyiose.

Si les hématies d'une lame bien étalée sont déformées, irrégulières, fréquemment avec des aspects de bouteilles, on dit qu'il y a poïkylocytose.

Si sur une lame colorée à bleu-éosine, les hématies, au lieu d'être roses, soilt teintées en bleu violacé, on dit qu'il y a polychromatophilie.

2® Chercher les globules rouges à noyaux. Ils se r^coonaissent à cause de la forte acidophilie de leur protoplasma et k eoloration très foncée de leur noyau qui peut être rond ou multtoké en trèfle. On divise ces globules rouges à noyaux en micro, mégalo, et normoblaste suivant que leur protoplasma est plus petit, plus grand ou égal à celui d'un globule rouge normal.

Ce qu'il faut dire :

Diminution du nombre des hématies aux environs de 1.000.090.

Valeur globulaire = 1 ou > I.

Anémie pernicieuse.

Taux des leucocytes normal. TauXv des leucocytes abaissé.

Polynucléose légère. Pas de polynucléaires.

Présence de myélocytes. Pas de myélocytes.

Hématies nucléées i à i5 Pas d'hématies nucléées.

p. 100 leucocytes.

Polychromatophilie. Ni polychromatophilie.

Anisocytose. Ni anisocytose.

Poïkylocylose. Poïkylocytose inconstante.

= Anémie plastique. = Anémie aplastique.

La moelle osseuse réagit. La moelle osseuse ne réagit pas. Pronostic réservé. Pronostic très grave.

Étude maorosoopique de la ooagulatipn du sang

Il n'est pas de techniques aussi utiles à connaître que celles qui permettent d'étudier la rapidité et l'évolution de la coagulation du sang. C'est en effet une notion indispensable pour le diagnostic et môme le traitement des états hémorragipares.

1° Rapidité de coagulation.

On recueille le sang par piqûre du doigt, mais il faut savoir que dans l'hémophilie il faut consulter surtout le sang veineux. On dispose en pratique journalière de. trois techniques.

HÉMATOLOGIE 165

Ce qu'il faut :

Des ianies,

Des petits tubes,

Des tubes capillaires.

Ce qu'U faut faire :

Technique des lames. — Sur trois lames, nettoyées à Talcooléther, on fait tomber une goutte de sang.

Noter le moment exact où la goutte tombe.

Placer les trois lames sous une cloche pour empêcher l'éraporation.

Noter comme début de la coagulation, le moment où la goutte ne se déforme pas, lorsque la lame est tenue verticalement.

On peut avantageusement remplacer les lames par des verres de montre.

Technique des tubes. — Le sang est recueilli dans des petits tubes d'un demi-centimètre de diamètre, et chaque tube est fermé par un bouchon de coton.

Les tubes sont conservés à la température de i5®. La coagulation est complète après quelques minutes et on peut retourner entièrement le tube, dont le culot sanguin est fixé.

Technique des capillaires. — Par aspiration capillaire, on remplit à moitié des tubes capillaires en verre. L'extrémité libre est ensuite fermée par effîlure à la lampe.

Les tubes sont immergés à moitié dans un récipient qui contient de l'eau à 37**, leur extrémité fermée à la lampe, en bas. Pour s'assurer de la coagulation, on casse le petit capillaire et on fixe le moment où, après cassure, il reste entre les deux fragments un petit filament fibrineux. On utilise ainsi plusieurs capillaires. On mesure le temps en prenant comme départ le moment du remplissage du tube. ,

Ce qu'il faut dire :

La coagulation normale se produit entre la 5' et la 8* minute. Une coagulation avancée témoigne d'une réaction sanguine. Une coagulation retardée après i5 minutes est pathologique

et prouve un état pathologique du sang. Après a heures, il s'agit (Hiémophilie grave ou d'états hémorragipares.

2^ Temps de saignement.

Dukes a proposé d'étudier le mode de saignement après incision cutanée.

Ce qu'U faut :

Une simple lancette,

Une bande de papier buvard blanc.

Ce qu'il faut faire :

Faire au lobule de l'oreiLle une incision de i millimètre d'étendue, de façon que l'hémorragie qui en résulte donne en une i/a minute une tache de i centimètre de largeur.

Toutes les 1/2 minutes, appliquer le papier buvard sur la petite incision et fixer le moment où l'hémorragie cesse.

Ce qu'U faut dire :

Le temps de saignement normal est de 3 à 4 minutes.

Si le temps de saignement dépasse 10 minutes, se méfier des hémorragies possibles. Dans l'hémophilie, le temps de saignement peut atteindre ao à 3o minutes et plus.

3** Sédimentation du caillot.

La sédimentation du caillot est caractérisée par la chute des globules rouges au fond du tube 3e coagulation et par la formation d'un caillot blanc en haut, rouge en bas (coagulation plasmatique).

La sédimentation s'observe dans les anémies, dans les grandes hémorragies, dans la tuberculose, peut se rencontrer dans des cas où la coagulation est retardée, mais parfois dans des cas de coagulation normale. Pour nous, la sédimentation ne traduit que l'abaissement de densité du plasma.

HÉMATOLOGIE 467

Ce qu'il faut faille :

Etudier l'évolution de la coagulation.

4** Mtkactilité du caillot.

Si le tul^e de coagulation est rigoureusement propre et si le caillot une fois formé a été détaché à son niveau supérieur avec un fil de platine, il se rétracte, et en 12 heures laisse transsuder la moitié ou le tiers de son volume de sérum.

Ce qu'il faut dire :

Si la ^étractilité ne se produit pas : diminution du nombre de globules, purpuras hémorragiques graves, maladie de Wherlof, purpuras infertîeux, etc.

Étude de la coagulation ^ Talde de la teohnique du sang citrate de Marcel Blcch

La technique de Marcel Bloch consiste à rendre incoagulable le sang et ensuite à lui rendre son activité par l'addition d'un sel calcique. On étudie ainsi Je seuil de la coagulation.

Ce qu'il faut : - .

I® Une solution citratée :

Citrate trisodique 1 gramme.

Nacl 7 -

Eau distillée 400 ^

2** Un jeu de tubes à hémolyse ;

3" Une solution chlorurée sodique à 7 p. 1000 ;

IC* Une solution de chlorure de calcium à d,5 p. 1000.

Ce qu'il faut faire :

I® Prélever du sang dans une veine en le recevant dans une éprouvetle fine où se trouvent 2 centimètres cubes de la solution citratée. Il faut recueillir i centimètre cube pour 4 centimètres cubes de la ^solution. Si la quantité de sang dépasse i centimètre

cube, on ajoutera la [>roportion nécessaire de solution pour maintenir ie taux i/5 ; "^

2® Répartir le sang dans des tubes à hémolyse, a/io de centimètre cube par tube préparé d'avance suivant les taux suivants :

Chaque tube contient 4 centimètres cubes de solution saline isotonique pour le premier,

le 2- : 3.9 de liquide isotonique 0,1 de solution de chlorure de calcium

etc. etc.

Ce qu'il faut voir : .

Généralement, dans les tubes 3 et 4 on observe up léger trouble de filaments fibrineux, les globules rouges tombant au fond du tube ; dans les tubes 7 et 8, le caillot est formé et emprisonne des hématies ; dans le tube 9, le coagulum occupe toute la hauteur du tube.

La coagulation nopnale débute dans le tube où le rapport citrate de soude sur chlorure de calcium ou indice est de 2 (au seuil), elle est complète quand le rapport est de i.

^Pour un sang à coagulabilité élevée, les indices seront de 4 ou 8 au seuil.

Pour un sang à coagulabilité faible, les indices seront de i,33 ou I au seuil.

Cette méthode permet de plus d'étudier le mode de formation et les caractères du caillot.

Dans la pratique médicale, cette technique scientifique peut rendre de précieux services.

Technique d'étude pour la résistance globulaire des hématies

L'étude de la résistance globulaire est tme manioeuvré nécessaire pour le diagnostic complet d'un ictère hémolytique par fragilité globulaire : type congénital (Minkowski, Chauffard), type acquis (Widal).

HÉMATOLOGIE 169

Ce qu'il faut :

I** Du sang du malade, recueilli au doigt (grosse piqûre) ou à la veine par ponction à Taiguille ;

2** Un tube de centrifugation contenant environ 4 centimètres cubes.

3** Des tubes de résistance ;

4' Une pipette à boule ;

5** Une solution faite le jour même avec :

Oxalate de potasse ..... gr. 28 Chlorure de sodium. . . ; . gr. 65 Eau 100 grammes.

'6** Une solution de sérum chloruré sôdique :

Chlorure de sodium fondu. . . gr. 7 Ëau distillée 100 grammes.

7® Un centrifugeur à main (pas nécessaire).

Ce qu'il faut faire :

I* Préparer les tubes.

Faire deux séries de la tubes.

Dans chacune verser d'abord de Teau distillée à la pipette à boule :

A raison : d'une goutte pour le premier tube de gauche, deux — deuxième — ^

trois — troisième — r'

douze — douzième —

Laver la même pipette à boule avec la solution chlorurée sôdique à 7 p. looo, à plusieurs reprises et jetant le liquide de lavage.

Remplir cette pipette avec du sérum chloruré sodique 7 p. 1000, et verser :

Dan8 le premier tube à gauche : 34 gouttes, deuxième ' — 33 —

troisième — 32 -^—

quatrième — 3i —

douzième — 23 —

De façon que chaque tube ne contienne en tout que 35 gouttes.

170 DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES EN CLlENTèLE

Cette technique permet d'obtenir des solutions titrées : le premier tube contient 6,8 p. looo de chlorure de sodiuni. deuxième — 6,6 p. looo — —

troisième — 6,4 p. lOoo — —

chiffre que Ton obtient en doublant le nombre de gouttes de la solution chlorurée sodique.

En pratique, écrire en face de chaque tube, en haut et en rouge, le nombre de gouttes d'eau, en bas et en noir^ le nombre de gouttes de sérum.

Ces deux séries de tubes doivent être préparées avant la prise de sang ;

2^ Faire la saignée au doigt ou à la veine. Aspirer le sang dans une pipette stérile et répartir immédiatement une goutte de sang dans chacun des tubes de la première série de douze. Agiter ensuite chaque tube en le fermant au doigt pour faire le mélange ;

3** Recueillir 20 gouttes de sang dans le tube de centrifugation contenant le sérum oxalaté. Centrifuger 10 minutes ou laisser déposer 2 heures ;

4® Aspirer avec une pipfette sèche le culot de globules rouges de ce tube oxalaté et centrifugé et répartir une goutte dans chaque tube de la deuxième série de douze. Agiter chaque tube.

La première série donnera la résistance du sang total.

La deuxième série donnera la résistance des hématies déplasma tisées ;

5® Laisser déposer les deux séries de tubes deux heures ou centrifuger dans des porte-tubes garnis de coton ou dans des porte- tubes spéciaux en numérotant auparavant chaque. tube au crayon de verre 1.

Ce qu'il faut voir :

Dans les tubes non hémolyses, le liquide surnageant est transparent, clair, eau de roche (à moins que le malade ne soit icté-

1. Les tubes et porte-tubes sont livrés par les verriers de laboratoires (diamètre 1 cent., hauteur 5 cent.), porte-tube de 12 tubes.

HÉMATOLOGIE 171

rique, dans ce cas les tubes de sang total sont légèrement colorés en jaune). .

Le début dé Th^molyse (fonte des globules rouges en milieu hypotonique) se voit quand le liquide surnageant est .coloré en jaune rosé très pâle. .

L'hémolyse nette, quand le liquide est coloré en rose ou rouge

vif, TRANSPARENT.

LTiémolyse du sang normal débute dans les solutions de 4,4 à 4,6 pour looo. Donc, elle ne se produit pas dans les douze tubes d'épreuve ou seulement dans le premier à droite. Si on veut étudier l'hémolyse complète, on fait unç troisième et quatrième série de douze -tubes continuant en bas les deux premières séries.

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