BILIAIRE
Pulvériser, en mettre une pincée dans un tube à essai, avec I centimètre cube d'acide acétique. Chauffer une demi-minute à rébullîtion.
a) Ajouter à cette solution acétique I à II gouttes d'eau oxygénée ; il se produit une coloration verte = hiliverdine,
h) Mettre I goutte de la solution acétique sur une lame der verre, évaporer, arroser d'alcool. Examiner le résidu au microscope.
Si on voit des tables rhomboïdales dentelées = choîestérine.
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c) A 11 gouttes de la solution acétique, 1 goutte de saccharose à I p. loo, I centimètre cube d'alcool, et i centimèftre cube d'acide sulfurique dans un tube à essai, si coloration rouge violet = sels biliaires,
2® Calculs nombreux du volume d'un grain de sel à une petite noisette, ovoïdes, légèrement arrondis, souvent allongés et minces, blanc grisâtre, le plus souvent durs = calculs pancréatiques. Ils sont formés de phosphates de chaux.
Réaction des carbonates : pulvériser le calcul, traiter une partie par II gouttes d'acide azotique et autant d'eau. Il se produit une effervescence.
Réaction des phosphates : ïaire bouillir le mélange précédent, ajouter 2 centimètres cubes d'eau, filtrer. Coloration jaune avec le réactif molybdique.
Réaction de la chaux : au reste de la solution azotique on ajoute égale partie d acétate de soude à 26 p. 100 : on fait bouillir et on ajoute un excès d'oxalate d'ammoniaque ; il se forme un précipité de chaux ;
3® Calculs très nombreux et très durs du volume des grains de sablei Parfois constitués au centre par un corps étranger ou des débris alimentaires = sable intestinal ;
4** Grosses concrétions, brun noirâtre, formées de matières durcies = COPROLITHE8 ;
5** Se méfier des faux calculs donnés par l'huile d'olive chez les hépatiques = massés grisâtres, demi-molles, formées de cristaux d'acides gras, ou par des substances médicamenteuses solides comme la magnésie, le soufre, le salol et le bismuth.
Reoherohe de Taoide piorique ou de ses dérivés dans les urines des simulateurs d'iotère
Les ictères simulés par absorption d'acide picrique ne sont pas rares. On peut certainement les soupçonner quand les urines sont abondantes dans un ictère apy rétique et, quoique colorées, ne contiennent pas de pigments biliaires, et quand les matières
ne sont pas colorées. Mais le seul signe de certitude est fourni par la récherche de l'acide picrique ou de ses dérivés (acide picramique) daïis les urines. Voici la technique que recommande Orimbert (Acad. de Méd., i5 fév. 1916).
I** Cent centimètres cubes de Turine à examiner ; 2° Les réactifs suivants :
Solution de Courtonne :
Acétate neutre de plomb au tiers.
Réactif de Le Mithouard :
Sulfate ferreux 2 grammes.
Acide tartrique ...... 10 centimètres cubes.
Eau distillée 100 — —
Sulfate de cuivre ammoniacal :
Sulfate de cuivre ..... 10 .grammes.
Ammoniaque 40 centimètres cubes.
Eau distillée ....... 100 — —
3*^ De Tacide sulfurique, du chloroforme, de Tammoniaque, de l'ammoniaque saturé de naphtol p, de Tazolilede soude à I p. 10.000, de Téther ;
f\^ Une ampoule à robinet, capsule de porcelaine, bain-marie.
Ce qu'il faut faire et voir :
I** Ajouter à 100 centimètres cubes d'urine, 10 centimètres cubes de la solution de Courtonne. Filtrer. Verser dans le liquide filtré 20 centimètres cubes d'acide sulfurique au quart en volume. Filtrer. Agiter le filtrat avec 5 centimètres cubes de chloroforme en le filtrant sur un tampon de coton. On en prélève i centimètre cube et dans un tube à essai on y ajoute II gouttes d'ammoniaque. Agiter. Le chloroforme se colore en jaune rougeâtre = présence probable d'acide picrique ;
2® Verser alors dans le tube quelques gouttes d'ammoniaque et autant d'eau distillée. A l'aide d'une fine pipette, faites arriver
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au fond du tube à essai un demi-centimètre cube du réactif de Le Mithouard. Celui-ci vient former au contact de la couche supérieure un anneau rouge sang = acide picramique ou acide picrique* Si la réaction est négative, il n'y a pas d'acide picrique^dans l'urine ;
S*' Si elle est positive, épuiser à deux reprises le filtrat refeté dans l'ampoule avec lo centimètres cubes de chlorôformie. Tous les chloroformes sont réunis et évaporés au bain-marie dans une capsule de porcelaine. Le résidu est traité à froid par 3 centimètres cubes d'eau distillée. Cette solution aqueuse est en général colorée en jaune. En prélever 2 centimètres cubes pour effectuer la diazo-réaction de Derrien ;
4® Ces 2 centimètres cubes sont introduits dans un petit tube à essai et additionnés d'^jne goutte d'acide sulfurique au quart et de II gouttes d'azotite de soude à i p. 10.000. Porter au bain-marie bouillant une minute. Refroidir. Verser dans le tube III gouttes d'ammoniaque saturée de naphtol p, agiter le contenu avec un peu d'éther. .Si celui-ci se colore en rouge violacé . = acide picramiquei même à Vétat de traces.
Cette réaction est très sensible et ne se produit qu'avec l'acide picramique. Lorsqu'elle est positive, la preuve est faite.
On peut s'amuser à rechercher l'acide picrique sur le dernier centimètre cube de la solution aqueuse mis de côté. Dans un tube à essai dé faible diamètre, on y ajoute V gouttes de la solution de sulfate de cuivre ammoniacal. Une heure après on y recherche au microscope la présence des cristaux caractéristiques du picrate de cuivre, rappelant ceux de la glucosazone.
Cette réaction est moins fidèle que les précédentes, l'acide picrique s'élinïine surtout sous la forme d'acide picramique.
En résumé, si l'on applique très exactement la technique exposée, on peut sans hésitation affirmer, sur la présence d'acîde picramique, l'absorption d'acide picrique. L'acide picramique né peut provenir que de la transformation dans l'économie de l'acide picrique ; il est le témoin irréfutable de l'ingestion picrique©.
Repherohe du sang dans les urines par la méthode chimique (méthode de Meyer) *.
Pour dépister la présence du sang dans les urines, le 'praticien dispose de trois procédés : Texamen spectroscopique, l'examen microscopique du culot de centrifugation d'urine fraîche, ou bien la réaction chimique. Ce dernier procédé est incoiltestablement le plus sensible, il permet de dépister des traces inOnitésimales de sang, mais offre comme inconvénient d'être positif ausai bien dans les hémoglobinuries que dans les hématuries.
Ce qu'U laut :
I® Des urinerf fraîches ;
2® Un réactif ainsi préparé ;
a) Porter à l'ébullition, dans un ballon, un mélange de a grammes de phtaléine du phénol ;
20 grammes de potasse anhydre dissous dans 100 grammes d'eau distillée.
h) Ajouter ensuite 10 grammes de poudre de zinc^. Faire bouillir.
Sous l'influence de l'hydrogène naissant, provenant de l'action de la potasse sur le zinc, le mélange primitivement rouge se décolore.
L'ébullition doit être très courte (cinq minutes au maximum) ; agiter le ballon durant l'ébullition et filtrer rapidement dès que la décoloration complète de la solution est obtenue.
1. Réactif de Kastle et Schœde, ou mieux de Meyer, qui l'a utilisé le ' premier pour Texamen des urines.
2. Ed. iustin-Mueller {Journal de Pharmacie et de Chimie, i" juiUet 1917) recommande de remplacer les 10 grammes de poudre de zinc par 3 grammes d'hydrosulflte de soude en poudre.
Phénophtaléine 2 gr.
Potasse caustique sèche 30 gr.
Eau distillée 120 cmS.
Chauffer et ajouter à chaud :
Hydrosulfite de soude en poudre 3 gr.
Faire bouillir et dès que la liqueur est complètement décolorée^ arrêter le chauffagOt laisser refroidir et mettre en flacon.
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Conserver le réactif dans une bouteille bouchée à Témeri ; 3® De Teau oxygénée à 12 volumes.
Ce qu'il faut faire :
Dans un tube à essai, verser :
Deux centimètres cubes d'urine^ ; Un centimètre cube de Téactif ; II à IV gouttes d'eau oxygénée à 12 volumes.
Agiter.. Loi^que la réaction est positive, le liquide acquiert instantanément une couleur rouge vif, dont Tintensité varie suivant la quantité de sang contenue dans Turine.
Ce qui s'est produit au point de vue chimique est des plus simples. La combinaison incolore de phénol-phtaléine oxydée, grâce à la décomposition de l'eau oxygénée par l'hémoglobine du sang, repasse à l'état de phtaléine du phénol et le mélange alcalin prend la coloration rouge de ce produit.
La réaction, pour être positive, doit être instantanée.
Ce qu'il faut dire :
La réaction de Meyer est caractéristique, elle ne peut être produite ni par l'albumine, ni par le sucre, ni par les pigments biliaires, ni par aucun autre élément constitutif de l'urine. On peut donc affirmer la présence d'une hématurie minime quand cette réaction est positive ; sa sensibilité est considérable, elle» révèle, d'après Deléarde et Benoit, des dilutions à 100.000.000.
On Ta utilisée pour déceler les hématuries occultes dans :
La lithiase rénale (hématurie après la marche) (Albarran) ;
La tuberculose urînaîre ;
Le rein mobile (Albarran) ;
!♦ Avec la technique de Justin-Mueller :
1 vol. d*Qrine (6 cm3) ; 1 vol. d'alcool acétique :
Acide acétique t partie.
Alcool à 90» . . 49 —
i cinquième de volume du réactif ; Quelques gouttes d'eau oxygénée ; Agiter.
Les néphrites chroniques (Albarran) ;
Les néphrites scarlatineuses (Hutinel, Tribouiet).
Souvent des néphrites qui paraissent uniquement albumineuses se montrent comme des formes hématuriques avec cette méthode.
Les renseignements qu'elle fournit pour le diagnostic, le pronostic et le traitement, l'extrême simplicité de la technique en vfont un procédé d'exploration qui rendra plus d'un précieux service au praticien.
Recherche du sang dans Turine et les matières fécales à ^ald^ de la technique du pyramidcn
Cette technique a été proposée par Thévenon et Rolland.
Ce qu'il faut :
Préparer les réactifs suivants :
1" Pyramidon. 2 gr. 50.
Alcool à 90* 50 centimètres cubes.
2r Eau oxygénée à 12 volumes ; 3* Acide acétique cristallisable.
Ce qu'il faut faire :
Pour Vexamen des urines. — A 3-4 centimètres cubes d'urine non filtrée, ajouter le même volume de la solution alcoolique de pyramidon et 6 à 8 gouttes d'acide acétique au tiers ; après agitation, on additionne le mélange de 5 à 6 gouttes, d'eau oxygénée à 12 volumes.
Suivant la quantité de sang renfermée dans l'urine, la coloration apparaît plus ou moins rapidement : il se produit instantanément une coloration d'un violet intense lorsque le sang est suffisamment abondant.
La réaction se produit également en moins d'un quart d'heure, si la quantité d'hématies renfermées dans l'urine est plus faible où à l'état de traces : on observe alors une teinte bleue violacée qui atteint un maximum d'intensité pour décroître et disparaître ensuite.
Pour Vexamen des matières fécales, — Une petite quantité de matière fécale est triturée avec 3 à 4 centimètres cubes d'eau
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distillée ; on déeante, et on ajoute 3 à 4 centimètres cubes du réactif pyramîdon et 6 à ^8 gouttes d'acide acétique au tiers, puis 6 gouttes d'eau oxygénée à t2 volumes, et Ton agite.
En cas de présence du sang, on observe une coloration bleue violacée plus ou moins intense suivant la quantité de sang.
Recherche des cylindres dans les urines ^
Ce qu'il faut :
I** Quelques cristaux de thymol ;
2** Une solution aqueuse de toluidine, de bleu de méthylène ou de bleu de crésyl de i à 2 p. loo ;
3** De® lames et lamelles, une pipette d'assez gros calibre ;
4® Au microscope, un objectif 4 à 6 ; ne pas utiliser l'objectif à immersion.
Ce qu'il faut faire :
I® Recueillir des urines fraîches dans un grand verre à pied dans lequel on dépose un bu deux cristaux de thymol (cette
Fig. 68. — Cylindres urinaires :
En 1, cylindres hyalins, homogènes, lésions anciennes ou minimes du parenchyme. En 2, cylindres granuleux, lésions en évolution du parenchyme rénal.
mesure est nécessaire en été pour empêcher la rapide fermentation de Turine) ;
a*' Ne pas centrifuger, car la centrifugation désagrège souvent les cylindres, mais laisser déposer pendant 6 à 8 heures ;
3** Après le dépôt, décanter lentement en faisant couler l'urine des couches supérieures du verre ;
Fig. 69. — Cylindres urinaires :
En 3, cylindres cellulaires avec cellules visibles, cylindres hématiques, cylindres granuleux, quelques hématies et leucocytes libres, lésions aiguës du parenchyme rénal. En 4, cylindres granule-graisseux, évolution dégénérative aiguë du parenchyme rénal.
4** Recueillir le dépôt en plongeant la pipette bien au fond du verre, aspirer 3 à 4 gouttes ; 5^ Préparations.
Deux techniques :
a) Sans coloration, — Déposer une goutte du dépôt sur une lame propre, recouvrir d'une lamelle bien essuyée. Passer un papier buvard sur les bords de la lamelle pour empêcher les bavures.
b) Avec coloration. — Déposer sur la lame I goutte du dépôt et, avec une autre pipette, une gouttelette du colorant bleu que
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l'on possède. Recouvrir d'une lamelle. Sécher les bords de la lamelle.au papier buvard ;
6® L'examiner avec un éclairage diaphragmé, ou sans éclairage Abbe à l'aide d'un objectif de 4 à 6.
Ce qu'U faut voir :
Les cylindres sont des éléments allongés à bords rectilignes ou sinueux et de longueur variable. Généralement, ils ont l'aspect d'un large ruban. On en distingue des homogènes et des organisés.
Les cylindres homogènes sont : hyalins, incolores et homogènes ; colloïdes, jaunâtres et réfringents ; graisseux, très. rares, souvent vacuolaires ; muqueax, minces, longs, flexueux ; fibrineux, réticulés.
Les cylindres organisés sont : hématiques, formés de globules rouges ; leucocytaires, formés de cellules rondes, petites et granuleuses, où le bleu colore des noyaux de polynucléaires ; épithéliaux, très fortement granuleux, souvent avec vacuoles, le cylindre contient de gros noyaux arrondis que le bleu colore en pâle ; granulo-graisseux, courts, formés de granulations réfringentes sans noyaux.
Se méfier des aspects spéciaux présentés par l'accumulation des microbes qui peuvent se disposer sous forme de pseudo-cylindres, mais les bords sont plus irréguliers et on y découvre la structure des microbes en cause.
Ce qu'U faut dire :
Néphrite aiguë, si on découvre des cylindres hématiques, des cylindres granulo-graisseux et épithélîaux.
Hématurie sans néphrite aiguë, si seulement cylindres hématiques fîbrineux et hyalins.
Processus suppuratif, si nombreux cylindres leucocytaires.
En général, les autres cylindres n'ont aucune valeur séméiologique, et ils s'observent aussi, bien à l'état normal qu'à l'état pathologique. Seuls, les cylindres organisés ont une valeur clinique importante : non seulement ils aident pour le diagnostic
des affections des reins, mais encore ils permettent de suivre révolution du processus et constituent un moyen d'investigation aussi précieux que l'observation suivie et quotidienne de la quantité d'albumine.
Diagncstio de la nature tuberculeuse d'une pyurie
Qu'une pyurie soit d'origine rénale ou vésicale, une question de la plus haute importance pronostique et thérapeutique se pose : cette pyurie est-elle tuberculeuse ? ou relève-t-elle d*une autre infection microbienne P Le praticien doit s'aider de trois procédés d'investigation : la cytologie, la bactériologie microscopique et rinoculation*
Ce qu'il faut :
Tout d'abord des urines fraîches datant au plus de quelques heures, recueillies par c^thétérisme aseptique et conservées dans un flacon, au préalable lavé et bouilli 20 minutes.
i® Pour l'examen cytologique :
Un centrifugciUr à main ;
Des lames et lamelles ;
Du bleu de crésyl à i p. 100 ou du bleu de méthylène à i p. 100 ;
Des pipettes ;
2® Pour l'examen bactériologique :
De quoi faire un Gram* et un Ziehl^.
3® Pour l'inoculation :
Des cobayes.
Ce qu'il faut faire :
I** Après centrifugation de 10 minutes de quelques centimètres cubes d'urine dans un tube conique et équilibré par un deuxième tube de poids égal, décanter l'urine claire et ne conserver que le culot ;
i^ Voir : Diagnostic bactériologique, p. 30.