‹ Les diagnostics biologiques en clientèleChapitre 25 sur 53 · CA · texte numérisé non relu

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COPROLOGIE. - UROLOGIE 199

Ce qu'il laut dire :

Si la réaction est positive plusieurs fois chez un sujet à la dièt9 lactée : hémorragie occulte du tube digestif.

Eliminer en remontant les hémorragies rectales et intestinales. Savoir que certains cirrhotiques et ictériques peuvent présenter des réactions positives en dehors de tout processus ulcéreux (OEttinger-Triboulet) .

Si ces causes ne peuvent être incriminées, il est logique de s'arrêter au diagnostic de processus ulcéreux gastrique latent. Gô processus ulcéreux peut relever d'un cancer (hémorragies constantes et régulières), ou d'un ulcère latent (hémorragies intermittentes, disparaissant par le repos et le traitement) (OEttinger). Le praticien doit savoir que les ulcères latents sont très fréquents, cachés derrière une symptomatologie fruste de dyspepsie ou d'hyperchlorhydrie : la réaction à la benzidine les fait facilement dépister ; elle rend donc des services précieux dans la pratique courante et suffît toujours pour guider un traitement et fixer sur un pronostic.

Reoherohe de l'urobiline ou steroobiline par la technique de Morel et Polioard

L'urobiline doit le plus souvent être recherchée dans les urines ; mais il faut savoir que dans certaines circonstances il faut dépister sa présence dans le sérum ou les matières fécales. La technique que nous préconisons est celle de Morel et Policard.

Ge qu'il faut :

I** De l'alcool éthylique à 96^ ; 2** De l'acétate de zinc en cristaux ; I 3° Du chloroforme.

I Ce qu'il faut faire :

î I® Pour l'urine ou le sérum, ajouter tout d'abord son volume l'alcool éthylique. Pour les fèces, faire un extrait aqueux auquel m ajoute son volume d'alcool ;

2** Ajouter à ces mélanges hydro-alcooliqaes une pincée d'acétate de zinc en cristaux. Agiter, filtrer, et repasser sur le filtre jusqu'à liquide clair ;

3® Verser dans ce liquide i/io du volume de chloroforme et agiter vivement ;

4® Laisser déposer jusqu'à ce que le liquide soit parfaiternent clair.

Ce qu'il faut voir :

L'urobiline teinte, le chloroforme en rose fluorescent. Cette fluorescence est visible lorsqu'on dirige sur le tube un étroit faisceau lumineux. L'urobiline peut encore être dépistée par .l'exainen spectroscopique du chloroforme. *

Ce qu'il faut dire :

Dans les urines, la présence d'urobiline témoigne le plus souvent d'une insuffisance hépatique ou d'une résorption hématique. Dans les matières, la stercobiline n'a pas la même signification, elle peut chez l'individu normal résulter simplement d'une transformation intestinale du pigment biliaire. Néanmoins, sa présence permet d'affirmer la perméabilité des voies biliaires (Chauffard).

Étude de la digestion des hydrates de carbone par l'épreuve de la fermentation de Schmidt

Schmidt a isolé un syndrome clinique qu'il nomme « dyspepsie de fermentation ». Dans ces cas, les amylacés sont imparfaitement digérés ; pour les déceler dans les' matières, on utilisé la fermentation sous l'influence dçs microbes dans un milieu nutritif approprié en présence des sucs intestinaux. Les gaz ainsi dégagés par la fermentation peuvent donner une mesure de la quantité des amylacés qui ont échappé à la digestion.

Ce qu'il faut :

I** Mettre le malade pendant 4 jours au régime de Roux et Riva :

COPROLOGie. - UROLOGIE

Matin : un potage. Délayer deux cuillerées à soupe de farine de gruau d'avoine dans un quaxt de litre d'eau, puis le tout dans un quart de litre de lait bouîUaiit. Cuire lo minutes. Ajouter lo grammes de beurre. Sucrer ou saler.

Midi : 12b grammes de viande de bœuf finement .hachée à manger crue, en boulette, ou bien à faire frire, dans 20 grammes de beurre fondu tr^s chaud, pendant i minute ; 260 grammes de purée de pomme de terre au lait avec 10 grammes de beurre ; biscotte, 5o grammes ; demi -litre de lait en boisson ;

Soir à 7 heures : un potage de farine de gruau d'avoine comme le matin ; 2 œufs à la coque à peine cuits ; biscotte, 00 grammes ; demi-litre de lait en boisson ;

2" Prendre 5 grammes de fèces

de consistance moyenne, 8 grammes si elles sont liquides, 3 ou 4 grammes si elles sont dures. Mélanger avec de Teau jusqu'à consistance molle ;

3® Un appareil formé d'un flacon A de 3o centimètres cubes, bouché avec ' un bouchon de caoutchouc percé d'un orifice où passe un tube de verre C. Ce tube C passe à travers un nouveau bouchon de caoutchouc qui ferme un tube rempli d'eau E. Par un autre orifice de ce dernier bouchon passe un tube de verre F qui s'adapte à un deuxième tube H, qui reste vide et qui présente à son extrémité supérieure un trou, du diamètre d'une aiguille à tricoter ;

4° Une étuve à Sf,

Fig. 54.

Appareil de fermentation.

Ce qu'il faut faire :

I** Introduire le mélange de matières dans le récipient A, que l'on ferme en évitant la formation de bulles d'air ;

2** Porter l'appareil pendant 2/4 heures à l'étuve à 37®.

Quand la fermentation se produit, des gaz passent de A en E et de l'eau passe de E en H. On considère la réaction positive quand la moitié de l'eau E a passé en H.

Ce qu'U faut voir :

I® Noter la hauteur de la colonne d'eau en H ; ,

2® Déboucher le flacon et examiner la réaction au tournesol.

Ce qu'il faut dire :

1° Fermentation des hydrates de carbone réaction acide, odeur butyrique, grand et précoce dégagement gazeux ;

2" Putréfaction des albuminoïdes : formation tardive de gaz, réaction alcaline, odeur fétide, couleur foncée des matières, présence de cristaux, de phosphates ammoniaco-magnésiens en couvercles de cercueil.

Normalement : t^^s peu de production de gaz, la réaction des matières ne change pas.

Si déficit de l'intestin grêle (dyspepsie de fermentation de Schmidt), il y a fermentation des hydrates de carbone.

Dans le cas de lésions organiques de Tintestin grêle, la fermentation est beaucoup plus accusée que dans les troubles fonctionnels.

L'exploration des voies biliaires et de l'intestin par la réaction de Triboulet

La réaction de Triboulet s'obtient en faisant agir sur une certaine quantité de matières une dose définie du sublimé acétique. Cette réaction fournit des renseignements précieux surtout chez les enfants et les nourrissons.

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. I* Des tubes à essai ; 2® La solution suivante :

Eau distillée 100 centimètres cubes.

Sublimé 3 gr; 50.

Acide acétique 1 centimètre cube.

Ce qu'il faut faire :

I** Délayer dans un tube à essai rempli de lo à 20 centimètres cubes d'eau une quantité de matières égale au volume d'une noisette ;

2** Ajouter 10 gouttes de la solution de sublimé acétique, attendre ensuite a heures ;

3® Suivre cette réaction le plus possible en série, en recommençant tous les jours.

Ce qu'il faut voir :

Quatre types de coloration : rose, vert, jaune, blanc ou gris. Le mélange prend laspect liquide clair par dépôt, ou bien reste trouble ou très trouble.

II faut savoir qu'il existe un certain nombre de causes d'erreur. Certains jus de fruits, certains bonbons, le carmin et le charbon de Belloc peuvent colorer les matières et donner par le sublimé acétique des réactions que l'interrogatoire suffît à attribuer à leur véritable cause.

Ce qu'il faut dire :

A, D'apbès la couleur :

Vert : Abondance de bilirubine. C'est une réaction néanmoins normale chez le nourrisson au sein jusqu'à l'âge de 6 à 8 mois. Chez l'adulte, il s'agit de flux biliaire, et même, si le, liquide surnageant reste coloré en rose, le pronostic n'est pas mauvais.

Rose : Réaction normale à partir du sixième mois chez lô nourrisson ; il s'agit d'un pigment dérivé de la bilirubine, mais modifié dans un intestin normal. Si cette coloration manque dans

des matières donnant la réaction verte au niveau de leur dépôt,' il existe des lésions intestinales importantes.

Jaune : Réduction incomplète de la bilirubine, la réaction est due au chfomogène de la sterçobiline.

Blanc : Acholie pîgmentaire. On peut voir apparaître des teintes grises soiiverit en rapport avec des passages minimes de pigments modifiés.

B, D'après l*état clair : '

Si l'intestin fonctionne, le liquide, qui surmonte le dépôt de la réaction, est trouble.

Si rintestin ne fonctionne plus, le liquide devient clair.

Conclusions cliniques :

Nourrissons sans fièvre, — Réaction rose franc = assimilation normale.

Réaction vert clair, grise, blanche = atrophique.

Réaction vert clair, grise, blanche + liquide clair = pronostic réservé.

Nourrissons avec fièvre, — Réaction normale = bon pronostic.

Réaction anormale = pronostic réservé.

Examen miorosoopique dd8 matières féoales

Cet examen est recommandé surtout par Schmidt et Kolbé (en Allemagne), René Gaultier et Cawadias (en France).

Ce qu'il faut :

1° Des matières fécales fraîchement recueillies après 3 jours de régime' de Roux et Riva ;

2** Un microscope (obj. 6 ou 8), des lames et des lamelles ; 3° T>^ Tacide acétique à 3o p. loo ; 4"* Du Lugol.

Iode* ......... 1 gramme.

Kl 2 —

Eau distillée 50 —

COPROLOGIE. - UROLOGIE

Ce qu'il faut faire :

i® Une préparation simple. Déposer une particule de matières sur une lame, recouvrir d une lamelle ;

2° Une préparation acétique. Ajouter, sur une seconde lame où on aura déposé une particule de matières, une goutte d*acide acétique à 3o p. loo et chauffer jusqu'à ébullition avant de recouvrir d'une lamelle ;

Fig. 55. — Fibres musculaires.

Fig. 56. — Fibres conjonctives et élastiques des selles.

3® Une préparation iodée. Sur une troisième préparation, on dépose une goutte de Lugol.

Ce qu'il faut voir :

i** Dans la première préparation : des fragments de fibres musculaires avec striation transversale et longitudinale ;

Fig. 57. — Acides gras. Stéarrhée. i?ig. 58. — Graisses neutres.

Des fibres conjonctives, incolores, de longueur indéterminée ; Des fibres élastiques, filaments gros, bifurques, ondulés, enroulés sur eux-mêmes ; Des grains d'amidon ; Des gouttelettes de graisses réfrpgentes ; Des acides gras, cristaux, aiguilles finement recourbée» en amas ;

Des savons, amorphes ou sous forme de cristaux, jaunes avec bords irréguliers, ou aiguilles plus massives que celles des acides gras ;

Du mucus, sous l'aspect d'une substance homogène striée ;

Des débris de cellulose, de céréales ;

Des restes de cacao ; 2** Dans la deuxième préparation (acétique) : la striation des fibres musculaires est encore plus évidente ;

Les fibres conjonctives ont disparu ;

Les membranes du mucus sont

plus épaisses, opaques et striées ;

Des savons, amorphes ou sous forme de cristaux, jaunes avec

bords irréguliers, ou aiguilles plus massives que celles des acides

gras ;

Du mucus, sous l'aspect d'une substance homogène striée ; Des débris de cellulose, de céréales ; Des restes de cacao ;

2** Dans la deuxième préparation (acétique) r la striation des fibres musculaires est encore plus évidente ; Les fibres conjonctives ont disparu ;

Les membranes de mucus sont plus épaisses, opaques et striées ; Les filaments élastiques sont très nets ;

Fig. 59. — Mucus traité par l'acide acétique.

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Les savons disparaissent ;

Le mucus prend une striation plus nette et un aspect réticulé ; dans les mailles on retrouve des cellules épîthéliales ;

3® Dans la troisième préparation (iodée) : les grains d'amidoii sont colorés en bleu, de même tous les produits amylacés.

Ce qu'U faut dire :

Présence de nombreuses fibres musculaires = trouble de la* digestion de l'intestin grêle ; si le» noyaux de» fibres ne sont pas digérés = trouble de la sécrétion pancréatique (Schmidt).

Présence de tissu conjonctif = déficit gastrique par suite d'une hypopepsie, mais peut s'observer dans Thyperchlorhydrie,

Présence de graisse en abondance =: insuffisance de* sécrétion biliaire ou trouble de sécrétion pancréatique, rarement troubles întestipaux (entérite tuberculeuse). ,

Présence de mucus — . lésion inflammatoire de l'intestin grêle ou du gros intestin.

Présence de résidus bydrocarbonés = lésion située à la bauteur de l'intestin grêle.

Reoherohe des œufs de parasitée dans lee eellee

Recherche des plus importantes quand il s'agit de connaître la cause de certains troubles digestifs rebelles et de préciser l'étiologiè de certaines hémorragies intestinales à répétition.

Ce qu'U faut :

I® Des selles fraîchement émises, de préférence obtenues par purgatlon ;

2® Du formol à i ou 2 p. 100 ;

3® Solution d'acétate de potasse concentjée :

Solution de potasse au 1/100. . 5 grammes.

^ Acide acétique 1 —

^^ Des lames et des lamelles ; 5^ Un microscope : obj. 4 ou 6.

Ce qu'il faut faire :

I® Additionner la selle d'une certaine quantité (environ 5 centimètres cubes pour la grosseur d une noisette) de la solution de formol ;

Kig. 60 Œuf d'ascaris.

Fig^. 61

Œuf d'oxyure

yermiculaire.

Fig. 62

Œuf d'ankylostome

duodônal.

2° Laisser déposer dans un verre à pied pendant une heure ;

Fig. 63.

Fig. 64.

Fig. 65, .

Œuf de trîco-

Œuf de Bilharzia.

Œuf de Teonia

céphale.

soliura.

3** Prélever une parcelle du dépôt de sédimentation à l'aide d'une pipette à large ouverture. Déposer une petite goutte sur

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la lame et recouvrir d'une lamelle. Pour conserver la préparation, étaler, et fixer aux vapeurs d'acide osmique ;

4** On peut, après avoir déposé la goutte sur la laitie, y ajouter

Fig. 66.

Œuf de Taenia sagînata.

l''ig.67.

Œuf de Botriocé-

phalus latus.

une goutte de la solution d'acétate de potasse, qui éclaircit les œufs.

Ce qu'il faut voir :

Œuf d'ascaris : gros, rond, enveloppe jaune boursouflée. Peut être confondu avec les grains de pollen d'artichauts, qui sont plus arrondis et de diamètre toujours le même. Ces grains de pollen d'ailleurs, contrairement aux œufs d'ascaris, se colorent en rouge par la fuchsine alcoolique décolorée par l'ammoniaque.

Œuf d'oxyure : ovale, face ventrale aplatie, face dorsale arrondie, enveloppe à trois couches concentriques ; à rintérieut" : début d'embryon.

Œuf d'ankylostome duodénal : coloration blanchâtre a reflets argentés, légèrement ovalaire, coque anhyste.

A l'intérieur, quelques grosses cellules.

Œuf de trichocéphalé : forme de citron, jaune brunâtre; à chaque pôle : un bouton formant relief, incolore et translucide.

Œuf de Bilharzîa : très grand, coque épaisse avec un éperon caractéristique.

Œuf de Tœnîa solium : arrondi, membrane très épaisse à striation radiaire, contenu granuleux ; on peut y distinguer 6 crochets et Tembryon.

Œuf de Tœnia sagincUa : un peu plus gros.

Œufs de Botriocephalus Mus : elliptiques, coque brunâtre à une extrémité un opercule réfringent ; contenu grossièrement granuleux.

Reoherche des oaleuls dans les selles

Ce qu'il faut :

I** Un tamis métallique fin ou un filtre de Boas ;

2** Les matières réunies dans un bocal ;

3** De Tacîde azotique, acétique.

Ce qu'il faut faire :

1° Faire couler de Teau sur les matières jusqu'à ce qu'il ne reste plus sur le filtre que les éléments durs ;

2® Laver à l'eau une deuxième fois, et chercher avec une baguette de verre les parties dures qui peuvent être des calculs.

Ce qu'il faut voir et dire :

i^. Grosseur : variable, grain de millet à œuf de pigeon ; aspect mûriforme, plus ou moins dur ; Couleur verdâtre avec des facettes, ou brun noirâtre = calcul

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