PNEUMONIE
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COPROLOGIE. - UROLOGIE 227
1® Deux solutions :
Solution A :
Acide suif anili que 1 gramme.
Acide chlorhydrique 10 —
Eau distiUée 200 —
Solution B :
Nitrite de soude ...:.. gr. 50 Eau distillée . 100 grammes.
2** Des tubes à essai et de l'ammoniaque.
Ce qu'U faut faire :
Verser dans un tube à essai lo centimètres cubes do l«i. solution A, puis II à IV gouttes de la solution B. Agiter et ajouter lo centimètres cubes d'urine. Agiter le tout et verser dans le mélange quelques gouttes d'ammoniaque.
Ce qu'U faut voir :
R. normale : Le liquide reste jaune et la mousse apparaît colorée en jaune pâle ou en blanc.
R. positive : La mousse et lurine se colorent en rouge vif écarlate.
Ce qu'U faut dire :
Tout d'abord se méfier des urines qui peuvent contenir du phénol, du gaïacol, du thymol, de Tantipyrine, du naphtol et de la créosote.
Positive = Fièvres éruptives, tuberculose aiguë, cachexies, septicémie et surtout fièvre typhoïde oti elle est très précoce. Quand il n'existe pas de fièvre, une réaction positive doit faire songer à la tuberculose. Dans la rougeole, Térysipèle, la pneumonie, une réaction positive est une raison militant en faveur d'un pronostic grave.
Négative = Embarras gastrique, méningite cérébro-spinale, grippe.
La valeur de cette réaction n'est pas absolue.
Il existe des causes d'erreur. Les urines contenant du phénol, de l'antipyrine, du benzonaphtol, de la créosote et de ses dérivés (gaïacol, thiocol, etc) peuvent donner des colorations trompeuses.
Bhy ii osWu <fe r^^iêmam^.ëMKUk le diabète par l'examen des urines
On sait combien est important le diagnostic précoce de Tacidose dans le diabète. Ce diagnostic posé, on peut prévoir et même prévenir, à l'aide d'un traitement énergique (alcalinisation par le bicarbonate de soude), l'évolution si alarmante du coma diabétique.
Ce qu'U faut :
I® Du papier de tournesol, pour juger de l'état d'acidité des urines ;
2** Du perchlorure de fer, pour la recherche de l'acide diacétique ;
3^ De la lessive de potasse et une solution de Gram (iodoiodurée), ou encore le réactif suivant :
Acide acétique glacial. 10 %3
Solution de nitroprussiate de soude à 10 p. 100. . 10 —
pour la recherche de l'acétone. Un filtre et un entonnoir à filtrer.
La recherche de l'acide p-oxy butyrique étant trop complexe, on se contentera en pratique des trois recherches précédentes ; elles suffisent largement pour établir le diagnostic d'acidose.
Ce qu'U faut faire :
1° Constater au papier de tournesol si les urines sont acides. Cette réaction acide persiste même après l'absorption abondante de bicarbonate de soude, comme l'a montré M. Labbé ; il existe une véritable résistance à l'alcalinisation ;
2^ Faire tomber dans un tube à essai contenant de l'urine une goutte de perchlorure de fer officinal. Examiner la coloration que prend l'urine dans les zones les plus inférieures. Cette coloration est jaune clair ou rouge foncé. (Réaction de Gerhardt,)
byGoogk
COPROLOGIE. - UROLOGIE g29
3° Mêler dsLn» un tube à essai lo centimètres cubes d'urine avec 3 centimètres cubes de lessive de potasse, filtrer. Puis verser à la surface de Turine goutte à goutte et sans mélanger, la solution de Gram. Attendre quelques minutes en examinant la couche de séparation des deux liquides. (Méthode de Lieben,)
Mettre dans un tube à essai i5 centimètres cubes d'urine, XX gouttes du réactif au nittro-prussiate de soude. Mélanger, puis faire glisser avec précaution une vingtaine de gouttes d'ammoniaque à la surface du mélange.
Si l'urine contient de l'acétone ou des dérivés cétalfîques, on voit apparaître un disque violet à la surface de séparation des deux liquides. Le disque est d'autant plus imité que l'urine contient plus de corps cé;toniques.
Ce qu'il faut voir et dire :
I® La réaction acide doit être surveillée soigneusement et nécessite, pour fournir des renseignements précieux, la recherche des deux autres réactions ;
a® Dans la réaction de Gerhardt, le disqjue rouge foncé traduit la présence d'acide diacétique, à la condition cependant que le malade n'ait absorbé ni produits salicylés, ni antipyrine. Dans ce cas, il suffira de faire chauffer les urines avant de rechercher la réaction, 5 minutes à ébullition pour faire évaporer l'acide diacétique ; si la réaction après cette ébullition ^st négative, c'est que la réaction était due à la présence d'acide diacétique. Si elle est, au contraire, encore positive, c'est qu'elle traduit la présence de produits salicylés ;
3** La méthode de Lîcbcn montre, dans l'urine qui contient une quantité d'acétone supérieure à la normale, un petit disque opaque d'iodoforme à la limite de séparation de la liqueur de Gram et de l'urine. Ce disque est d'autant plus épais qu'il y a plus d'acétone ; son épaisseur en millimètres peut fournir un dosage relatif de l'acétone.
La méthode au nitro-prussiate décèle les corps acétones et les dérivés cétonîques.
Ces trois réactions n'ont pas une égale valeur, Tacétonurie à elle seule ne suffît pas pour autoriser le diagnostic d'acidose ; par contre, la diacéturie est plus importante pour le diagnostic.
Quand elles sont positives toutes les trois, le clinicien peut être certain que son diabétique fait de l'intoxication acide ; il faut instituer le plus tôt pos8il)le vin traitement d'alcalinisation.
Dosage dans l'urine de l'aoétone et des dérivés aoétoniques (Technique empruntée i Fabre et Clogne)
Le dosage consistera à décomposer les dérivés acétoniques en acétone, à recueillir par la distillation toute l'acétone que l'on dosera par la solution titrée d'iode en présence de soude.
Dans c^s conditions, il y a formation d'iodoforme..
La quantité d'acétone est déduite de la quantité d'iode n'ayant ' pas pris part à la réaction.
i^ Dosage dans l'urine.
Ce qu'U faut :
i" Une éprouvette graduée de loo centimètres cubes, une pipette graduée, un ballon jaugé de 5oo centimètres cubes, un entonnoir, un appareil à distiller, des filtres ;
2® Du sulfate de soude, du sous-acétate de plomb, de l'acide sulfurique pur, une solution de bichromate de potasse à i p. loo, de la lessive de soude, de l'empois d'amidon ;
3® Une solution N/io iode ;
— — hyposulfite soude.
Ce qu'U faut faire :
I** On place loo centimètres cubes d'urine dans un flacon jaugé de 3oo centimètres cubes, on défèque par 25 centimètres cubes de ^ous-acétate de plomb, on agite ; on laisse en contact quelques instants ;
2* On ajoute environ loo centimètres cubes de solution saturée de sulfate de soude pour éliminer l'excès de plomb et on com-
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plèle le volume à 5oo. On jette sur un filtre et on recueille 4oo centimètres cubes de filtrat correspondant à 80 centimètres cubes d'urine qu'on introduit dans un ballon d'un litre avec 10 centimètres cubes d'acide sulfurique et quelques grains de ponce. On distille lentement et on recueille 100 centimètres cubés de produit. C'est le liquide A ;
3® On continue l'ébullition et on introduit alors, au moyen d'un tube à entonnoir, 100 centimètres cubes d'une solution de bichromate de potasse à i p. 100. Cette addition doit avoir lieu lentement pour venir remplacer le liquide distillé. On recueille encore 100 centimètres cubes de distillât : c'est le liquide B. Le liquide A est repris, additionné de 10 centimètres cubes de solution de soude à i/io et distillé à nouveau pour obtenir 26 centimètres cubes de distillât. C'est le liquide Af.
On traite de même le liquide B et on recueille la même quantité. C'est le liquide B^.
Dans ces conditions, le liquide A^ contient tout Vacétone préformé et l'acétone résultant de l'hydrolyse de Vacide acétylacétique contenu, dans 80 centimètres cubes d'urine. Ce sont les corps cétoniques.
Le liquide B^ renferme tout l'acétone résultant de Toxydation de corps, tels que Vacide P oxyhutyrique, etc., contenu dans cette même quantité d'urine ; ce sont les corps cétogènes.
On les dose séparément de la façon suivante. Chaque liquide est additionné de 10 centimètres cubes de solution N/io d'iode + I centimètre cube lessive de soude. On laisse 5 minutes en contact et on ajoute alors i centimètre cube d'acide sulfurique. On titre par la solution N/io d'hyposulfîte de soude en présence d'empois d'amidon, la quantité d'iode non combinée ; soit n le nombre de centimètres cubes de solution N/io d'hyposulfîte de soude- nécessaire. On exprime enfin les résultats dans les deux cas en grammes d'acétone par litre d'urine suivant la formule
N,'B, — a) Les résultats doivent être augmentés de i/io pour correspondre au chiffre exact d'acétone contenu dans la prise d'essai.
h) On peut ne faire qu'un dosage pour avoir en bloc la teneur dé l'urine en acétone et dérivés.
Ce qu'il faut v(^ et dire :
On trouve normalement chez le sujet moyen par litre d urine :
Pour les corps céioniques. ... ^ gr. 004 — cétogènes .... gr. 016
Soit pour l'ensemble des dérivés acétoniques et de Tacétone, Ao milligrammes dacétone par litre d'urine (Fabre et Glogne).
Reoherohe de Tindoxyle urinaire
L'indoxyle urinaire est la même substance que ce qu'il est courant d'appeler en clinique journalière l'indican. L'indoxyle est un dérivé phénolique d'un composé aromatique, l'indol ou benzène pyrrol. Dans l'urine, l'indoxyle se trouve sous forme de dérivés sulfoconjugés : indoxyl-sulfate de potasse et quelquefois d'indoxyl-glycuronate de potasse.
Ce qu'il faut :
ï** Du sous-acétate de plomb ;
2° De l'acide chlorhydrique pur ;
3** Du chloroforme ;
4** De l'eau oxygénée ;
5** Des tubes à essais et un petit entonnoir.
I** Additionner l'urine du dixième de son volume de sousacétate de plomb. Agiter. Attendre cinq minutes. Filtrer sur papier ;
2** Au liquide filtré et recueilli dans un tube à essai, on ajoute partie égale d'acide chlorhydrique pur. Agiter ;
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3? Verser dans le mélange 3 centimètres cubes de chloroforme. Agiter et laisser reposer. Si le chloroforme ne se colore pas, ajouter II gouttes d'eau oxygénée diluée au i/io. Agiter de nouveau «t laisser reposer. Au cas oh l'urine contiendrait des iodures, on décante Turine et on la remplace par une solution de soude au i/ioôo et Ton agite de nouveau ; si c'est l'iode déplacé et dissous qui colore le chloroforme, le chloroforme est rendu incolore par la soude.
Ce qu'il faut Toir :
S'il y a de l'indoxyle, le chloroforme sera coloré en bleu, en bleu violacé ou en rouge.
Ce qu'il faut dire :
L'indoxyle a l'origine suivante : une partie de l'indol produit dans l'intestin par fernienlation des album inoïdes est transformé, après absorption de la muqueuse,' en indoxyle qui se conjugue avec K'acide sulfurique. Cette conjugaison se ferait dans le foie.
LHidne du nouveau-né ne contient pas d'indoxyle.
La q«MAjUté d'indoxyle augmente avec un régime très carné.
Cependant^ son élimination exagérée traduit soit l'intensité d'affeotions gastro-iiBitestinales avec fermentations, soit dans certains cas une insuffisance hépatique légère.
Recherches da quelques médicaments dans las urines
1° Reguerghe des bromures.
A lo centimètres cubes d'urine, ajouter quelques gouttes d'hypochlorite de soude, puis X gouttes d'acide chlorhydrique. Agiter avec quelques centimètres cubes de chloroforme.
Le brome colore en brun le chloroforme.
2^ Recherche des iodures.
A lo centimètres cubes d'urine ajouter 2 à 3 centimètres cubes de chloroforme, puis quelques gouttes de perchlorure de fer. Agiter.
Uiode colore en violet le chloroforme.
3® RECHERcns DE l'agide saligylique et de ses DÉRivés.
A 5o centimètres cubes d'urine ajouter i centimètre cube d'acide chlorhydrique. Agiter avec 25 centimètres cubes d'éther, décanter l'éther et l'agiter avec quelques centimètres cubes d une solution diluée de perchlorure de fer.-
L'acide salicylique colore en violet la solution aqueuse,
4® Recherche de l'antiptrinb.
A 10 centimètres cubes d'urine ajouter quelques gouttes de perchlorure de fer, une coloration rouge est due à l'antipyrine. L'acide acétylacétique donne la même réaction ; mais elle devient négative, si l'urine a été au préalable chauffée à ébuUition.
5^ Recherche de la quinine.
A 2 centimètres cubes d'urine ajouter quelques gouttes de réactif de Tanret. Le trouble qui se produit se dissout en ajoutant quelques gouttes d'alcool, si les urines contiennent de la quinine.
Reoherohe de la oholurie
La cholurie ne doit pas être seulement diagnostiquée sur l'aspect bilieux, jaune à reflets verts des urines. Il faut la dépister en s'aidant de deux recherches : celle des pigments biliaires et celle des acides biliaires.
Regherghe- des pigments biliaires Ce qu'H faut :
Pour la réaction de Gmelin : un verre à pied ;
De l'acide nitrique légèrement nitreux.
Pour la réaction de Grimbert : une solution de chlorure de baryum à lo p. loo ;
Un filtre ;
Une solution d'alcool à go**, contenant 5 p. loo de son volume d'acide chlorhydrique ;
De l'eau oxygénée.