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N) X 1 gr. 17 = NaCl d'un litre d'urine

(15-N) X gr. 71 = Cl —

Ce qu'il faut dire :

L'élimination chlorurée varie le plus souvent avec l'alimentation.

Normalement l'élimination oscille entre 10 à 12 grammes. Au-dessous de ces chiffres, on a affaire :

Soit à un sujet hypochloruré ;

Soit à une maladie fébrile aiguë ;

Soit à un cardiaque ;

Soit à une néphrite hydropigène.

2è2 DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES EN CLIENTÈLE

Au-dessus de ces chiffres, il s'agît :

Soit de sujet hyperchloruré ; Soit de sujet en crise post-înfectieuse ; Soit de polyurique.

Reoherohe et dosage du gluoose dans les urines par la liqueur de Fehiing

A, — Recherche de glucose

I** Tubes à essais ;

2® Liqueur de Fehiing (formule Pasteur) :

Sulfate de cuivre pur Potasse caustique .

Soude caustique. .

Acide tartrique pur Eau distillée . . .

40 grammes.

Dissoudre le sulfate de cuivre dans 200 centimètres cubes d'eau, les alcalis et Tacide dans 4oo centimètres cubes d'eau distillée ; mélanger les deux solutions, les porter à Tébullition pendant dix minutes ; laisser refroidir et compléter à i litre ;

3** Une lampe à alcool.

Ce qu'il faut faire :

I® Placer dans un tube à essais quelques centimètres cubes de liqueur de Fehiing (environ 3 centimètres cubes) ;

2® Porter à Tébullition quelques instants (ceci afin de vérifier que la liqueur de Fehiing ne se réduit pas d'elle-même, ce qui peut arriver dans le cas des liqueurs de préparation ancienne) ;

3* Ajouter un égal volume d'urine et porter de nouveau à l'ébuUîtion.

Si l'urine contient du sucre, le mélange se trouble, verdit puis jaunit, et finalement passe à l'orange, au rouge ou au brun foncé.

L'obtention de différentes teintes est due à la plus ou moins grande quantité de sucre, et surtout aux diverses substances

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étrangères. Certaines peuvent même réduire franchement i^ liqueur de Fehling (dérivés glycuronîques) ; pour le dosage du glucose, il faut donc éliminer par une défécation appropriée ces divers produits.

B, — Dosage du glucose Ce qu'il faut :

I** Une éprouvette graduée de loo centimètres cubes ;

2" Un entonnoir ;

3*» Un filtre ;

4® Du réactif de Courtonne :

Acétate neutre de plomb. . . 300 grammes.

Eau distillée . Q. S. p. 1000 cent, cubea.

Acide acétique Q. S.

Dissoudre Tacétate neutre de plomb dans l'eau et ajouter l'acide acétique jusqu'à obtention d une liqueur neutre au tournesol ; filtrer ;

5° Une burette de Mohr ;

6*» Un ballon ;

7** De la liqueur de Fehling titrée ;

8^ Une pipette de 10 centimètres cubes.

i" Mélanger dans l'éprouvette graduée :

Uriné 90 centimètres cubes.

Réactif de Courtonne. ... 10 — —

Agiter et filtrer ;

2** Remplir la burette de Mohr avec de Turine filtrée jusqu'à o ;

3*» Dans le petit ballon, filtrer 10 centimètres cubes de liqueur de Fehling titrée ;

4" Porter la liqueur de Fehling à l'ébuUition quelques instants ;

5" Faire tomber goutte à goutte, à Taide de la burette de Mohr, la dilution d'urine, jusqu'à réduction complète. (La liqueur surnageant, le précipité doit être incolore ; une coloration jaune indiquerait que l'on a dépassé le terme de la réaction.)

6** Noter le nombre de centimètres cubes n nécessaire pour obtenir là réduction totale des lo centimètres cubes de liqueur de Fehling ;

7^ Etant donné t le titre pour lo centimètres cubes de liqueur de FebfiBgy la quantité de sucre contenue par litre d urine est la suivante :

Dosage de Turée avec rurtemàtre d'Yvan

L'uréomètre dTvon est un tube de verre cfe 4fEk centimètres de long. Il porte, vers son quart supérieur, un robimt dttx^rrç ; de chaque côté de ce robinet il existe une graduation par c cMfc mètres cubes et dixièmes de centimètre cube. Cet appareil plonge dans une longue éprouvette qui contient du mercure. Il a l'avantage d'être plus précis que tout autre uréomètre, mais a l'inconvénient de nécessiter une cuve à mercure. On peut l'utiliser dans tout laboratoire pour le dosage d'urée du sérum ou d'urine.

Ce qu'il faut :

I** L'uréomètre et sa cuve à mçrcure, une grande éprouvette de 2 litres remplie d'eau ;

2® Le liquide à doser (urine déféquée ou sous-acétate de plomb et filtrée ; sérum précipité en alcool acétique filtré et concentré (voir page 253), on doit employer dans les deux cas le filtrat de lo centimètres cubes ;

3® Une solution d'urée desséchée à 2 p. 100 dans l'eau distillée ;

i^ Une solution d'hypobromite de soude.

Mélanger 5o grammes de lessive de soude de densité' i,33 à 100 grammes d'eau distillée, refroidir, ajouter ensuite en agitant 5 centimètres cubes de brome.

Ce qu'il faut faire :

1° Introduire l'uréomètre dans la cuve à mercure de façon que le mercure remplisse toute la partie sous-jacente au robinet.

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On fei'me ensuite ce robinet sans laisser entrer la moindre bulle d'air. Verser dans la partie supérieure à la pipette i centimètre cube de la solution d'urée à 2 p. 100, Soulever le tube rempli de mercure, et ouvrir le robinet de façon que ce liquide passe dans la partie inférieure sans qu'il entre la moindre bulle d'air. Laver la partie supérieure avec de l'eau distillée et faire descendre ce liquide au-dessous du robinet ;

2" Ajouter de la même manière 5 à 6 centimètres cubes d'hypobromite de soude. Le robinet doit être fermé toujours sans laisser passer d'air ;

3® On retire le tube et avec le doigt on ferme l'orifice inférieur de façon à éviter toute introduction d'air. On agite, jusqu'à ce que le mélange soit intime, on porte alors le tube dans la cuve à eau ; après quelques instants, la lecture est possible ; si elle est gênée par des bulles de gaz on fera passer sur la couche mousseuse I à 2 centimètres cubes d'alcool en faisant tourner le tube ;

4** On égalise les deux niveaux et on fait la lecture.

Ce dosage constitue le dosage d'épreuve. Supposons que le dégagement soit de 7 ce. 2. On pratique de la même façon avec la quantité qui correspond soit à i centimètre cube d'urine, soit à 10 centimètres cubes de sérum. Supposons que ce dégagement soit de 9 ce. 4.

Ce qu'il faut dire : v

I centimètre cube d'urée à 20 p. i.ooo donne un dégagement de 7 centimètres cubes d'azote.

Une solution de mêtne volume (pour l'urine) dégageant 9 ce. 4 contiendra :

' = 26 gr. 11 d'urée par litre.

Si on a employé 10 centimètres cubes de sérum, ce sera 2 gr. 61 d'urée par litre.

Ce double dosage préconisé par Ronchèse est d'une remarquable précision et met à l'abri des causes d'erreur de pression et de température. L'opération est facile et de courte durée. Si

on est pressé, on calculera avec les tables de Regnard^ qui sont faites pour 2 centîmètrfes cubes d'urine : à i5", un dégagement de 9 ce. 4 = i2,o4 d'urée s'il y avait a centimètres cubes, soit avec i centimètre cube = 12 gr. o4 x 2 = ai gr. 08.

Maniàre de oalouler la constante urémique d'Ambard

Les recherches d'Ambard ont récemment apporté au clinicien des renseignements du plus haut intérêt scientifique et clinique. Cet auteur a tout d'abord formulé deux lois démontrées par le fonctionnement uréo-sécrétoire d'un rein normal. Ces lois peuvent se formuler ainsi :

Lorsque le rein débite l'urée à une concentration constante, le débit de l'urée dans l'urine varie proportionnellement comme le carré de la concentration de l'urée dans le sang.

Lorsque, avec une concentration constante dans le sang, le sujet débite de l'urée à des concentrations variables, le débit de l'urée est inversement proportionnel à la racine carrée de la concentration de l'urée dans l'urine.

Cette proportion :

taux de Turée dans le sang ^ ^ ^tr^.* i, j y , ^.u'4^ 1. X ^ 1» — ' == Constante K d'Ambard. V du débit de lurée de Turine

Pour calculer cette constante, il faut lui apporter deux corrections :

La première, rapporter le débit uréique à celui du même individu s'il éliminait à une concentration conventionnelle de 25 p. i.ooo.

La seconde, rapporter le poids à un type de 70 kilos.

i** Le poids du sujet ;

2^ La quantité d'urine calculée en reportant à 24 heures la quantité sécrétée en i heure, V x 24 ; il faut donc recueillir

1. Les tables de Regnard sont livrées en môme temps que ruréomôtre par le fabricant.

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les urines sécrétées pendant 60 minutes après avoir fait uriner au préalable ; chez les sujets prostatiques, on doit recueillir cette urine par cathétérisme ;

3** Par ponction veineuse, on aspire dans le même temps 3o centimètres cubes de sang.

Ce qu'U faut faire :

I** Mesurer Turine et y doser lurée (voir p, 2H).

2® Doser lurée dans le sérum sanguin * {voir p, 253).

3** Formuler ainsi :

Urée par litre de sérum

Urée pour le débit calculé en 24 heures x ■ ^^ . x

Poids

Qmmtlté d'urée par Utre d'urine

Ce qu'U faut dire :

La constante normale est environ de o,o65.

Si la constante dépasse ce chiffre, on est en droit de conclure que le rein sécrète l'urée d une façon insuffisante et qu'H se comporte de même pour Tazote loxique. C'est une manière d'explorer l'état urémîque d'une manière encore plus sensible que ne le permet la technique du dosage simple de l'urée du sang suivant la méthode de Widal. Dans les azotémies faibles audeseous de i gramme, la recherche de la constante permet de mettre en évidence un trouble de la sécrétion rénale chez lete sujets oligurîques (cardiaques en asystolies, ascétiques, cirrhoses, maladies infeotieuses aiguës), la constante d'Ambard ne peut être (prise en considération à cause des troubles dans l'excrétion uréique qu'entraîne l'impossibilité pour le rein de dépasser un taux défini de concentration maxima.

1. Garrion et Guillaumin conseillent la technique suivante : • Mesurer 10 centimètres cubes de sérum dans un verre conique ;

Ajouter peu à peu en triturant avec l'extrémité inférieure d'un tube à

Reoherohe des oristoux dans le sédiment urinaire

L'examen des sédiments urinaires peut fournir des résultats précieux pour Tanaiyse chimique. Mais souvent les sédiments de l'urine sont des composés normaux qui se sont précipités piar suite d'une modification de la réaction de l'urine. La réaction de l'urine peut donc déjà faire prévoir la nature des sédiments qui s'y déposent.

Dans urine très acide se précipitent l'acide urique et les urates. Le dépôt est coloré en jaune ou en ocre, et se dissout à chaud ou par alcalinisatîon de l'urine.

Une urine alcaline laisse déposer des phosphates terreux et ammoniaco-magnésiens. Le dépôt est blanchâtre, il s'accentue par le chauffage et se dissout dans les acides.

Ce qu'il faut faire :

I® Prendre de l'urine fraîche et la laisser déposer dans un endroit frais pendant quelques heures ;

2® Décanter prudemment, recueillir à la pipette une goutte du dépôt. La porter sur une lame et recouvrir d'une lamelle, en aspirant à l'aide d'une compresse propre le liquide qui déborde de chaque côté de la lamelle ;

3® Examiner au 4 ou au 6, sans employer ni l'immersion, ni l'éclairage Abbe.

Ce qu'il faut voir et dire :

Tables rhomboïdales \

Fuseaux, fers de lance > = acide urique.

•Rosaces, étoiles \

Granulations fines solubles à chaud, souvent colorées en rose = urates de soude et de potasse^

essai, un volume égal d'une solution d'acide trichloroacétique à 20 p. 100.

Filtrer sur un filtre sans pli, dans un entonnoir Joulie ;

Prendre 10 centimètres cubes du filtrat, l'introduire dans Turéomètre-à mercure Yvon-Desgrez ;

Ajouter 3 à 4 centimètres cubes de lessive de soude étendue de deux volumes d'eau ;

Faire le dosage ensuite comme pour l'urine.

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Sphères jaunes hérigsées d'aiguilles cristallines = urate d'ammoniaque.

Prismes rhomboédriques încplpres, solub^les dans l'alcool = acide hippurique.

Enveloppes de lettres, biscuits, non solubles dans la «oude ni dans l'acide acétique = oxalate de chaux.

Lamelles incolores et transparentes, superposées, et angles brisés = cholestérine.

Boules réfringentes, soluBles dans Téther = graisses.

AiguilleB rouge brun dans les urines ictériques, s» colorant en vert par l'acide azotique = bilirubine.

Couvercles de cercueil ou feuilles de fougère = phosphates ammoniaco-magnésîens.

Cristaux aciculaires se joignant par leur pointe donnant rosace = phosphate bîcalcique.

Granulations amorphes solubles dans l'acide acétique, insolubles dans les alcalis = phosphates tricalciques.

Tables rhombiques réfringentes, solubles dans l'acide acétique = phosphate basique de magnésie.

Longues aiguilles incolores en rosaces, insolubles* dans les acides et l'ï^mmoniaque = sulfate de calcium.

Analyse chimique dee oaloule urinaires

Ce qu'il faut :

I® Une capsule ;

2® Conune réactifs :

De l'acide nitrique, une solution de soude, de l'acétate de soude à 25 p. loo, de l'oxalate d'ammoniaque, du phosphate de soude, du réactif molybdique :

Molybdate d'ammoniaque . . 15 grammes.

Eau distillée Q. S. p. 100 cent, cubes.

Faire dissoudre et ajouter :

Acide azotique pur .... 100 centimètres cubes.

Ce qu'il faut faire et dire :

I® Calcul jaune ocre ou rougeâtre.

En mettre gros comme une tête d'épingle dans une capsule de porcelaine, ajouter If gouttes d'acide azotique et évaporer à chaleur douce. Le résidu devient rouge brique, devient bleu violet par la soude (réaction de la murexine) = acide urîque.

2® Calcul blanc, terreux, homogène.

A une parcelle de calcul, ajouter 111 gouttes d'acide azotique, autant d'eau ; chauffer à ébullition, étendre à 3 centimètres cubes d'eau distillée.

Dans I centimètre cube, verser 3 centimètres cubes de réactif molybdique, chauffer légèrement. Précipité jaune = phosphate.

Dans le reste de la liqueur, ajouter partie égale d'acétate de soude à 25 p. loo, porter à ébullition ; ajouter un excès d'oxalate d'ammoniaque, précipité = chaux. Filtrer.

Alcaliniser à l'ammoniaque le produit de filtration. Y verser ensuite une solution de phosphate de soude : précipité cristallin de phosphate ammoniaco-magnésien = magnésie ;

3* Calcul brun verdâtre ou noirâtre, très dur et mamelonné comme une mûre.

Dissoudre dans l'acide azotique, précipiter ensuite dans un excès d'acétate de soude à 26 p. 100 = oxalate de chaux ;

4** Calcul jaune, translucide, cireux,^ cassure rayonnée.

Chauffer sur une lame de platine : calcul brûle sans fondre, en répandant une odeur piquante et en laissant un charbon volumineux = cystine.

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