EX ÉR
A. Thrombopénique (symplôme prédominant)
thrombopénie symptomatique a) dans les anaphylaxies et intoxications.
b) dans les maladies du sang et des organes hématopoiétiques.
c) dans les affections osseuses.
d) dans les états septiques.
Ne
B. Angiopatique
(symptôme prédominant)
un A x
par fragilité par fragilité Vvasc. congén. vasc. acquise Ë a) purpura sénile et cachectique.
b) purpura fulminans mal. d’Osler d’Henoch, c) purpura abdominalis
d) purpura rhumatoïde.
Observations personnelles.
Observation 1. N° 280/30 — M. J.. 23 ans, manœuvre, sans antécédents héréditaires et personnels dignes d'être cités. Entre dans le service
* médical (Professeur M. ROCH), le 7 février 1930.
Depuis deux ans le malade souffre de rhumatisme articulaire, mais ilne se soigne pas. À partir de l'été 1929, il saigne fréquemment du nez, presque chaque semaine: les saignements s'arrêtent rapidement. Le malade n'a pas remarqué qu'il saigne facilement en se rasant, ou lorsqu'il se fait une plaie. Pas de purpura antérieur. À la fin du mois de janvier 1930 : maux de tête, gros rhume : il tousse, crache, a des frissons, la température n'a pas été prise. Îl se sent très fatigué. Le 2 février 1930, ses pieds lui paraissent serrés dans ses souliers, et il constate l'apparition de taches rouges aux deux molles et sur les pieds.
Les mains deviennent enflées: il a des douleurs aux coudes, aux poignets, aux pieds, aux yeux.
Quelques jours après, il constate une éruption plus étendue sur les cuisses.
Le 7 février, le malade entre à l'hôpital.
À l'entrée : éruption de taches de purpura multiples de la grosseur d'une tête d'épingle à celle d'un ‘/2 cm. *, sur les deux jambes. cuisses, mollets, faces internes et antérieures surtout. Sur les avant-bras, faches de purpura plus confluentes. Rien sur le dos et sur la poitrine : sur le ventre petite plaque
pigmentée, antérieure. Pas d'ecchymoses sur les muqueuses de la bouche,
ni sur les conjonctives. Douleurs rhumatismales aux deux pieds, qui sont œdématiés (surtout le pied droit); æœdèmes aux genoux : pas d'épanchements.
. Mains froides et cyanosées : la cyanose date d'une année. Douleurs à la
mobilisation des poignets et des coudes.
Dans les urines : albumine +; cylindres granuleux peu abondants.
Examen du sang : Formule leucocytaire :
Hb ; 85 °/0o Poly n.: 80 GIÈTS 4,078,000 Lympho : 15 Gi. b.: 14,500 Gr. mono: 4 Plaquettes sanguines : 164,000 Eosino : 1 Temps de coagulation : 7 100 » de saignement : 2
Rétraction du caillot: petit dépôt irrélractile au fond du fube, les */5 supérieurs du caillot étant bien rétracté.
Le malade reçoit: Salicylate de soude 5 gr.: aspirine 2 gr. Calcium |
Sandoz (10 cm.* intra-veineux). Régime lacté et fruits crus.
Le 10 février. Les taches purpuriques ont diminué aux jambes et sur les bras. Cependant on voit aux deux bras de petites pétéchies quelques centimètres au-dessous de l'empreinte faite par le lien pendant la prise de sang. Peut-être est-ce le signe du lacet retardé, puisqu'il est constaté le lendemain.
Le 17 février. Saignement de nez. Reçoit 20 cm° de coagulène inframusculaire, 10 cm.* de calcium Sandoz intra-veineux.
Le 18 février. Douleurs fugaces dans les coudes et dans les épaules.
Le 24 février. Nouvelles taches purpuriques aux deux mollets et dans la région malleolaire. Douleurs rhumatismales vagues.
Le 5 avril. — Examen du sang : Formule leucocytaire : Hb. : 95 °/o Polyn. : 70 Gore 4,518,000 Eosino : + CIRE 6,825 Baso : 1 Plaquettes sanguines : 126,000 (128,620) Lympho: 20 Temps de coagulation : s Gr. mono; 5
» de saignement : 3. 100
Le caillof ne se rétracte pas complètement Le ‘/5%° inférieur du tube |
reste non retracté.
Observation IL — G.L. cultivateur, âgé de 48 ans. Etait dans le ser- |
vice de médecine (Professeur M. ROCH) pour un ulcus duodénal et claudication intermittente.
Le 7 février 1929, il a été fransféré dans le service de chirurgie (Pro-
fesseur E. KUMMER) pour une sympatectomie, dont l'indication a été donnée |
par des troubles frophiques : ulcère variqueux depuis trois mois. Observation N° 1375/290.
Dans les antécédents héréditaires et personnels : r. d. p. En 1907, il saignait facilement des gencives. Depuis plusieurs années, souffre de douleurs rhumatismales dans les
jambes avec lombago. À la fin 1927, subitement douleur à la hanche quireste |
bloquée pour 15 jours. À peu prés à la même époque douleur subite dans le pouce de la main gauche qui dure quelques jours. Le malade saigne rarement du nez; n'a pas remarqué qu'il saignait plus facilement.
Le O septembre au matin, le malade remarque sur ses deux jambes un piqueté de pétéchies très serrées. La veille, en se rasant, a eu beaucoup de peine à arrêter une petite hémorragie. On a constaté sur les deux jambes
sw
de très nombreuses pétéchies : on en trouve sur l'abdomen, le thorax, le dos, le visage, mais en quantité moins grande. Hémorragie gingivale. Sur les muqueuses buccales suffusions sanguines. Point hémorragique sur la conjonctive de l'œil droit près du point lacrymal inférieur.
Crachats rosés. Urines normales.
Examen du sang : Nombre des hématies : normal 4,957.000. GI. b. : 6.000.
viscosité — 4,8: coagulation — 430" à 5.
Temps de saignement excessivement prolongé : 6 heures après la piqûre au lobule de l'oreille, le sang coule toujours. Plaquettes sanguines : 40,000.
Consfatant le syndrôme d'hémogénie, on fait du coagulène intra-musculaire et du calcium Sandoz intra-veineux. Régime lacto-végélarien.
Le 10 septembre. Hématurie. Très bon état général.
Signe du lacet légèrement positif. Réfraction du caillot — 0. (5 jours après, la réfraction reste 0)
Coagulation rapide.
Le 11 septembre. Hématurie continue. Pas de température. Le 14 septembre. Plus d'hématurie. Plaquettes 142,000. Le 17 septembre. Le purpura disparaît.
En résumé : Dans la première observalion : les signes prodromiques l'éruption purpurique caractéristique, apparue spontanément en même lemps que les douleurs articulaires chez un jeune homme autrement bien portant, nous donnent un cas typique d'un purpura rhumatoïde. Il ny a pas, il est vrai, de froubles gastro-intestinaux.
Dans la deuxième observation, le purpura eut également une apparition ‘spontanée : cette fois chez un gastropathe depuis des années, et où d'autres affections (claudication intermittente, ulcère variqueux) se sont surajoutées aux douleurs rhumatismales.
| Dans les deux cas, le syndrôme pathologique des purpuras se justifie par des fares hématiques et par la fragilité de l'endothélium (signe du lacet légèrement positif).
Observation Ill. — Malade H., 52 ans, représentant en charbon. Entré le 18 février 1923. Obs. N° 304-253.
Antécédents héréditaires r. d. p. À. P. : scarlatine. rougeole et coqueluche dans l'enfance. Erysipèle en 1917. Etant éthylique, le malade est obligé en 1920 de soigner son foie, il fait à ce moment de l'ascite.
À l'âge de 18 ans, il avait < un coup de sang » avec perte de connaissance pendant 6-8 heures. Dès 18 ans, épistaxis fréquents.
Le 5 février 1923. En se déshabillant, s'aperçoit qu'il a des taches aux membres inférieurs, taches rouge-vif. Aucun malaise. Travaille jusqu à la fin de la semaine. Se met au lit le 10 février parce qu'il avait des douleurs {rès fortes aux genoux et à la cheville droite. Les deux chevilles sont enflées, mais la droite davantage. Les douleurs ont duré deux jours. En même temps douleurs aux coudes pour un jour. La poussée purpurique a pâli frois jours après le début.
Le 14 février. Apparaît la deuxième poussée purpurique sans que l'état général soit changé. Sur les deux mains et sur la tête, a fait dans le courant de cette seconde poussée des bulles grosses comme un demi noyau de pruneau qui se sont ouvertes spontanément en deux jours. La première semaine de l'affection a eu trois poussées de diarrhée et jusqu'à huit selles par jour, sans colique. La diarrhée a passé foute seule.
Un seul épistaxis un matin depuis la première poussée de purpura.
Le 8 et le 9 février. À saigné 5 heures de temps, mais pas trop fort. Pas d'hémorragie buccale.
Le 16 février. À eu quelques frissons le soir. Température 370. Le 17 février. Plus de frissons. Température 370 4.
Le 18 février. Les frissons n'ont pas reparu. La température augmente |
et le malade entre à l'hôpital. Pas de céphalée, ni courbatures. Les douleurs aux membres ont complètement disparu: seuls les avant-bras sont un peu douloureux. Tremblements alcooliques des mains.
Taches rouges sur les mollets, la face externe des deux bras jusqu'aux coudes; sur le dos autour de la ceinture ; sur les cuisses avec prédominance évidente sur la face postérieure. Sur les flancs, taches gris-bleuâtres, grisjaunâtres derrière l'hypochondre droit. La pression ne diminue pas la coloration.
Sang : Culture et Wa négatifs. Formule leucocyfaire : Hb : 70 °/o Poly : 77 °/o Glr.: 5,800,000,. Lympho : 13
GI. bl. : 15,000. Eosino : 5) Résistance globulaire normale. Gr.mono: 2 Temps de saignement ; 2° 30” F. transit. : 5
» de coagulation : 7 Kétractilité du caillot bonne. 100 Jo
Lacet + + +
Le 9 mars. Nouvel exanthème discret.
Le 14 mars. Sang : Hb: 100 ‘/o GERS 5,239,000 GI. bl. : 9.300
Plaquettes : 288,000
Le batfage du sang n'amène que très peu de fibrine : il y a certainement insuffisance du fibrinogène lui-même.
En résumé : Nous avons ici un cas de purpura et d'hyperglobulie. Dans quelle catégorie peut-on classer ce purpura ? Le plus certain est ici l'origine hépatique (éthylisme). Mais il peut aussi bien s'agir d’un purpura au cours d'un rhumatisme articulaire aigu.
Observation IV. — Malade FE, observation N° 1131/27, entrée le
12 octobre 1927, dans le service de la clinique médicale (Professeur
M. ROCH) avec un diagnostic : ictère et insuffisance hépatique. Au cours de son séjour à l'hôpital, la malade a présenté des faches pur-
puriques disséminées un peu partout, mais surtout à la face inlerne des
jambes. La malade dit avoir remarqué l'apparition de purpura semblable dés qu'elle fait de la température.
4 Examen du sang : Formule leucocytaire :
Hb. : 67 °/o (Sahli). Leucocytes segmentés : 67 ‘0 Giir: 4,670,000 » non segm.: 5 ‘0 GI. b!.: 7,750 Eosino : 7 ‘Jo Plaquettes : 6,000 Baso : 1 °/o Temps de saignement : 14 Lympho : 18 °/0 . Temps de coagulation; 5 !/2-8 mono : PRE Viscocité ; 4,3 100 2/0
La résistance globulaire : début 4, 2; complet : 3,6. Tubage duodénal : liquide brunâtre dans l'estomac. Meyer +-. Gaïac
4 +, Selles : Gaïac +.
Fait des hématomes autour des points d'injections sous-cufanées.
Observation V. — Un cas de purpura chez une jeune fille de 16 ans
* (observation N° 1117/27), dont les antécédents héréditaires ne présentent r.d. p. et qui est entrée dans le service de la clinique médicale (Professeur
M. RocH) avec un diagnostic d'angine ulcéro-membraneuse à streptocoques. Le début de l'angine a été le 6 décembre 1927.
Le O décembre. Apparition d'un exanthème sur la face postérieure des bras et aux jambes.
Le 11 décembre. La malade entre à l'hôpital. La température est 400 4 ; pouls 120 : langue rouge : exanthème scarlatinique à localisation non {ypique pour une scarlatine. (Pas de scarlatine dans l'enfance).
Dans le frottis et la culture d'ulcération pharyngée on trouve des streptoet staphylocoques.
Le 12 décembre. Visite du Professeur ROCH: on peut penser à une scarlatine atypique avec angine grave, ou tout aussi bien à une angine à strepto avec exanthème.
Le soir. La malade est très fatiguée : température 40°: pouls rapide et filant : pression 7-5 (Vaquez): langue sèche : les amygdales très ftuméfiées se rejoignent presque, leur face antérieure est recouverte d'un enduit membraneux grisâtre. On fait une injection antidyphtérique.
Le 13 décembre. — Apparitions d'ulcérations ‘aux lèvres et sur la langue. Pouls mauvais : la malade est très intoxiquée.
Le 16 décembre Expectoration des amas purulents, abondants mélangées à des fragments d'amygdale.
Le 22 décembre. Apparition des faches purpuriques nombreuses sur les bras et les jambes.
Examen du sang : Formule leucocyl{aire :
Plaquettes : 53,000 Poly n. : OT GI. bl.: 36,000 Lympho : 5 Temps de saignement : 4 1} ee de
Mono : 0,5 Plasmazellen : | 100 °/o
Le 25 décembre. Exitus.
À l'autopsie, faite à l'Institut Pathologique (Professeur ASKANAZY), on a trouvé des ecchymoses cutanées du tronc et des quatre membres ; ecchy-
moses sous-endocardiques : ecchymoses des muqueuses infesfinales et vésicales.
En résumé : Îl s'agit d'un cas de purpura thrombopénique symptômatique. L'éruption purpurique est apparue le 22 décembre, donc 10 jours après l'injection de sérum antidyphtérique.
L'évolution clinique de la maladie nous permet de classer ce cas parmi les purpuras au cours d'un état septique.
Observotion VI. Mn° O.S. âgée de 80 ans. Entrée le 27 juin 1929 dans le service de M. le professeur ROCH. Observation N° 856/20,.
Antécédents héréditaires : pulmonaires : antécédents personnels: r. d. p.
Antécédents actuels : vers la fin d'avril 1929, le nez et le visage enflent et deviennent très rouges. Au bout de 4-5 jours ces phénomènes disparaissent. Depuis quelques temps : insomnie, malaise, fatigue.
Le 25 juin. Ecchymoses au bras gauche, puis apparition de faches purpuriques sur les bras. Depuis lors le purpura se généralise. Épistaxis, hémorragie rectale (sang rouge avec des caillots). La langue lui fait mal.
Le 27 juin. Entre à l'hôpital.
Status d'entrée : Taches purpuriques de différentes failles sur tout le corps. Les plus grosses taches sont généralement surélevées. Sur le bras gauche une énorme plaque bleue violacée ; au centre de cette ecchymose on frouve un nodule assez dur, un peu sensible à la pression, de la grosseur d'un marron. Sur les bords de la langue et sur les faces internes des joues, des
nodules bleues violacés. Dans les urines : urobiline -.
Examen du sang : Formule leucocytaire :
Hb. : 75 °/o Poly n. : 64 °/0 Gl r.: 2,729,000 Lympho : 30 GI. bl.: 9,975 Eosino : 3 Plaquettes : 47,000 Gr. mono : D Caillot irrétractile. Formes jeunes: 1!
Temps de coagulation: 7 100 °/o
Temps de saignement (lobule d'oreille) : plus d'une heure.
Le 29 juin. Hématurie, melæna.
Le 30 juin. Hématurie, melæna épistaxis.
La malade reçoit tous les jours : Calcium Sandoz : coagulène.
Le 1% juillet. Amélioration. Melæna.
Le 3 juillet. Ne saigne plus.
Le 10 juillet. N'a pas saigné du tout. Va bien. Le purpura disparait. Sang : Hb. 80 %o : gl. r. 5,200,000 : gl. bl. 9,187.
Le 17 juillet Sang : temps de saignement 2 4° :lemps de coagulation 4, Le caillot se rétracte.
Le 6 août. Excellent éfat.
Sang : Hb. 90 °/o: gl. r. 4,300,000 : gl. bl. 8,137 : au frottis
$ nombreuses plaquettes ; temps de saignement 2.
Le 8 août. Lacet. —
{. de coagulation 11°
plaquettes 130,000.
Le 4 septembre. Exea.
Observation VII M.J., âgé de 73 ans, entré dans le service de M. le | professeur ROCH, le 29 décembre 1928. Observation N° 1419/28. |
Antécédents héréditaires : r. d. p.
Antécédents personnels : r. d. p. Prostatectomie en 1927.
Le 25 décembre 1928. Remarque ses crachats rouges: boule noire! sur la face interne de la lèvre inférieure, qui grandit. Hématurie.
Mêmes symptômes les jours suivants, et en plus du melæna et quelques | éléments purpuriques sur la peau.
Etat général parfait.
Le 27 décembre.
Examen du sang : Formule leucocyfaire :
Hb. : 75%4/0 Poly n. : 58 °/o (GES 4,200,000 Lympho : 57 GE. bl. ; 5,800 Eosino : 2 Plaquettes : 75,000 Monocytes : 3 Temps de coagulation: 12° 100 °/,
> de saignement: & Légère diminution de la rétractilité du caillot. | Le 29 décembre. À l'entrée : | |
Peau. — Quelques rares taches purpuriques spontanées et quelques unes provoquées autour des orifices des piqüres médicamenteuses (pelits hématomes). |
Bouche. — À la face interne des lèvres et des joues, débordant même |
sur les côtés cutanés ; sur le palais et les piliers du voile, taches hémorragi- | ques et même phlyctènes hémorragiques, dont certaines sont érodées et! fransformées en une érosion recouverte d'une épaisse couenne de fibrine qui, une fois enlevée, découvre une surface saignottante. |
Examen du sang : Formule leucocylaire : . | Hb. : 25216 Poly n. : 66 °/o | GL r. : 4,100,000 Lympho : : | GI. bl. : 9.075 Erythrocytes : 5 Plaquettes : 110,000 Mono : 2 | Temps de coagulation: 8’ : Eosino : l | » de saignement. 15’ Baso : I | Rétractilité du caillot nulle en 48 h. 100 °)o, Urine. — Couleur café noir, Sang -.
Melæna.
Traitement. — Coagulène : calcium Sandoz.
Le 51 décembre. Urine : couleur normale.
Ne saigne presque plus de la bouche.
Le 3 janvier 1929. Temps de saignement normal. Plus d'hémorragies.
Le 5 janvier. Exeat.
En somme : Les deux derniers malades présentent des phénomènes de purpura hémorragique (éruption purpurique, melæna, hémalurie). Vu l’âge de ces malades on peut penser à un purpura par fragilité vasculaire chez les vieillards. L'étude du sang chez les deux malades nous montre en outre une diminution des hématoblastes, ce qui illustre encore une fois la théorie de la participation simultanées des {ares vasculaires et hémaliques.
Observation VIIL — Le malade G. M. (observation N° 1225/28),27 ans, de profession lapidaire. Dans les antécédents héréditaires : il y a une tendance aux saignements prolongés dans la famille. Comme antécédents personnels :r. d.p. Marié: pas d'enfants, pas de f. couches. Pas d'éthylisme.
Le 10 octobre 1927. Le matin : hématurie et éruption: des points et des taches rouges sur la peau, et boules de sang sur la langue. Etat général parfait, il continue le fravail. Depuis lors saigne quotidiennement :
Hématurie jusqu'au 21 octobre.
Melæna intermittent.
Peau. — Pas de nouvelles poussées purpuriques.
Epistaxis continuels depuis le 14 octobre.
Gingivohémorragies.
Hématemèses probablement d'origine buccale ou nasale.
Peu à peu le malade s’affaiblit, perd l'appétit. Depuis le 21 octobre amélioration : les hémorragies deviennent plus rares. Le 27 octobre une syncope, déterminée par la faiblesse, et le 29 octobre le malade entre à l'H6pital Cantonal, dans le service médical (Professeur ROCH).
Status d'entrée. — Pâleur des féguments et muqueuses. Dans la région hypogastrique droite : péléchies punctiformes et lenticulaires. Autres rares éléments purpuriques sur le reste du corps. Sur le flanc droit, des éléments urticaires prurigineux. Sur l'abdomen, nodosités sous-cufanées, dues aux injections médicamenteuses.
Système respiratoire circulatoire rien de particulier.
nerveux