‹ Les Diathèses HémorragiquesChapitre 5 sur 6 · CONTROLES AMBULATOIRES · texte numérisé non relu

CONTROLES AMBULATOIRES

Le 26 novembre. Pas d'hémorragies depuis sa sortie de l'hôpital. Bonne apparence. Un peu pâle.

Examen du sang : Formule leucocylaire :

Ho 82 °/o Poly n. : 74 ‘Jo Gl. r. : 4,530,000 Mono : 14 Gb 9,712 Lympho : nI2e Plaquettes ; 10,450 100 ‘/o

Le 3 décembre.

Examen du sang : Formule leucocytaire :

(be 85 °/o Poly n. : 64 ‘0 OR 4,580,000 Lympho : 24 Gl<bls: 10,237 Eosino : 4 Plaquettes : 30,250 Monocyles : 6

F. transit. : 2

Le 25 février 1929. Aspect général excellent. Teint coloré. À beaucoup engraissé.

Examen du sang :

HIDE 95 % Plaquettes : 200,000 EPRE 5,000,000 Caillot se coagule en 4.

GB 7,500 Rétractillité excellente.

Le 2 novembre. Le malade a énormément engraissé. Frappé de ce fait, il se présente à la clinique. { S'est très bien porté depuis sa sortie de l'hôpital.

Examen du sang ; Formule leucocytaire :

Mb 95 %o Poly n.: 59 ‘/o GET 3,953,000 Lympho : 26 GSBEE 6,037 Gr. mono : 14 Valeur globulaire : 0,88 Petits monos : 1

Plaquettes : 1° fois 81,000 ER Re 5 2€ fois 00,000 Coagulation : en tube, début 10.

: s complète 1 ‘/> heure.

< sur lame 10:

Temps de saignement (épreuve de DUKE) 3,5’.

Rétraction complète du caillot après 2 heures. Sérum — 50 2/, du volume total.

Signe du lacet —.

En résumé : Le syndrôme pathogénique de l'hémogénie est ici complet : diminution extrême des hématoblastes (6,000 à l'entrée). Irrétractilité du caillot.

Temps de saignement prolongé.

Signe du lacet positif.

Le diagnostic du purpura hémorragique se vérifie donc aisément par

les caractères cliniques de la maladie et par l'étude du sang. La simultanéité | des troubles hématiques et vasculaires nous permet encore une fois d'affir-

mer la nécessité de la participation de ces deux facteurs dans le mécanisme

de la production de cet état morbide.

Observation IX.— Un cas typique d'hémogénie à pathologie féminine,

Me B, 29 ans, chapelière, enfrée dans le service médical (Professeur |

M. Rocn), le 28 février 1923. Observation N° 345/23. Antécédents héréditaires : père souffre à ce qu'il semble d'hémophilie,

car il saigne très longtemps quand il se coupe, et il se fait facilement , des bleus “ en se donnant des coups.

f Antécédents personnels : maladies habituelles d'enfance. Réglée à 14 ans : règles régulières, indolores, peu abondantes, durant 3-4 jours Bien portante, elle s'est mariée en 1914. Un enfant bien portant. Après l'accouchement la malade a passablement saigné: suinfements sanguins ayant duré 40 jours. Depuis lors, les règles sont très abondantes, durent 8 jours, très douloureuses.

Depuis 1918-1919 environ, la malade saigne facilement du nez: quand “elle se pique, elle saigne longtemps. etil suffit d’un , léger choc pour qu'il apparaisse des bleus ,. En même temps elle à commencé à saigner des gencives après le brossage des dents.

d Apparition de varices et d'angiomes.

. En octobre 1921, la malade va chez le dentiste pour se faire arracher “ne dent. Etle saigne énormément. Reçoit 3 piqüres de sérum, qui semblent <fficaces pendant 3 jours. Comme elle est anémique et pâle, son médecin envoie pour quelques mois à la campagne, où elle se sent d'abord très fati- "guée ef ne ressent du mieux qu'à la fin de son séjour.

È En septembre 1922, elle a d'assez fréquents étourdissements, surtout le matin quand elle se iève. Peu d'appétit : très constipée.

4 Le 19 février 1923. Elle recommence à saigner abondamment du nez. Reconsulte.son médecin, qui l'envoie au Professeur M. RocH. On l'admet dans le service pour quelques jours.

__ À l'entrée le 28 février. Nouvelles ecchymoses sous-cutanées aux bras ef aux jambes.

£ Examen du sang : Formule leucocytaire : £ Hb : 75 */o Poly n.: 65 ‘/o D Gr: 3,768,000 Lympho : 35

ce: GI. bl. : 5,325 Baso : :

- Plaquettes: 386,000 Mononucl. : 6

re Valeur globulaire : 0,94 Myélocytes 1 ÿ 100 °/0 Sédimentation normale ; légére poïkilocytose et anizochromie. Temps de saignement (lobule) 4.

| Temps de coagulation sur lame 14.

10 > » procédé de l'éprouvette 18.

… Signe du lacet + (pas de fragilité vasculaire exagérée). Le Professeur ROCH pense qu'il s agit d'un éfat anémique relevant peutêtre d'aufointoxication intestinale, par suite de constipation. Ou il pourrait

s'agir d'une hémophilie intermittente, due à une dyscrasie sanguine inlermit- | fente, causée par autointoxication intestinale. La malade est fraitée par des laxatifs légers.

Le 9 mars. Elle quitte l'hôpital.

Le diagnostic d'hémogénie a été posé le 17 avril 1923, quand la malade a été revue en pleine crise. Il s'est agi manifestement de {aches purpuriques allant jusqu'aux petites ecchymoses au niveau des cuisses. Léger piqueté hémorragique au niveau des bras. L'affection, ayant netlement été influencée par les règles, on a conseillé à son médecin traitant d'essayer | l'opothérapie.

L'examen du sang, pour confirmer l'hémogénie, a montré :

Examen du sang : Formule leucocytfaire :

Hb?%: 70 °/o Poly n. : 78 °/0 GE. 4.188,000 Baso : 2 GEL 6525 Lympho : 11 Plaquettes : 50,000 Monocyles : (à Valeur globulaire : 0,83 Myélocytes "40 Temps de saignement : 1330”. 100 °/o Temps de coagulation : sur lame 10° Anizocytose : poïkilocytose.

Signe du lacef: passablement |.

frréfractilité du caillot complète au bout de 48 heures.

Nous avons revu la malade le 25 avril 1930, à domicile.

S'est bien portée depuis qu'elle a quitté l'hôpital.

En été 1924 ou 1925, étant à la campagne, elle a remarqué brusque- | ment du sang dans ses urines pendant 15 jours. L'élat général était bon et la. malade n'a pas consulté de médecin.

Plus de saignements maintenant. Seulement les règles sont très abon- | dantes, durent 6-7 jours. Avant ses règles, elle est très énervée, a des déman- |

geaisons un peu partout, mais particulièrement dans les jambes et les cuisses, |

et il suffit qu'elle se gratte légèrement, pour que de toutes petites taches rouges |

apparaissent pour quelques jours : elles passent ensuite spontanément. Le |

changement de saison, et surtout le printemps, augmente encore ce fait.

La malade présente une large ecchymose à l'avant-bras droit : sur la main gauche : sur les 3° et 42 doigts on voit de petits points rouges qui ne disparaissent pas à la pression du doigt: sur quelques orteils on constate d petits angiomes. :

Sa mère, avant sa ménopause avait aussi des règles très abondantes. | Après chaque coupure, elle saignait énormément. Actuellement, elle se fait |

facilement des bleus : a présenté des angiomes et beaucoup de varices dès son jeune âge.

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