‹ Les diatoméesChapitre 122 sur 340 · IX. DESCRIPTION · texte numérisé non relu

IX. DESCRIPTION

salement, en ceinture. Elle a environ 15 stries dans 1 cent, de mm. et mesure de 8 à 10 cent, de mm. (La Fig. 140 n’en représente que le contour à un grossissement de 800 diamètres.)

Epithemia. — Ce genre a été placé par le prof. Pfitzer et par M. Paul Petit dans les Cymbellées, parce que son endochrôme présente la même disposition que dans les autres genres de cette tribu, c'est-à-dire qu’il est formé d’une seule lame reposant par son milieu sur la zone connective convexe ou dorsale (comme dans les Amphora), s’étendant sous les deux valves adjacentes et allant se joindre sous la zone connective -concave ou ventrale, où se trouve la ligne de suture. Les frustules sont, en effet, gonflés d’un côté du petit axe, comme ceux des genres que nous avons décrits précédemment, présentant un dos plus ou moins convexe etr un ventre concave. Mais ils se distinguent par l’absence de véritable raphé et des nodules médian et terminaux.

C’est en raison de l’absence de véritable raphé que M. H. L. Smith, M. H. Van Heurck et tous les auteurs qui ont adopté le système de classification fondé sur la présence ou l’absence d’un raphé, ont rangé les Epithemia dans une classe très éloignée des Cymbellées, (qui, ayant un raphé et des nodules, appartiennent par conséquent au groupe des Raphidées), et les ont placés dans le groupe des Pseudo-Raphidées, qui n’ont qu’un faux raphé et pas de nodules.

Fig. 141 — Epithemia Argus , Kz.

a, face valvaire ; b, face connective

Il est évident que, non seulement à cause de la disposition de leur endochrôme, mais encore en raison de leur forme et de leur aspect général, les Epithemia se rapprochent beaucoup des Amphora. Nous avons vu, en effet, que si l’on part des Cocconema, en passant par les Encyonema et les Amphora , on trouve des frustules arqués avec un côté bombé, le côté opposé plus ou moins rentrant, et un raphé qui divise la valve en deux parties de plus en plus dissemblable*, la partie dorsale devenant toujours de pins en plus grande, tandis que la partie ventrale devient de plus en plus petite; si bien que nous avons fini par trouver des Amphora chez lesquels

le raphé longe presque le bord ventral de la valve et où le nodule médian est porté tout à fait sur la marge.

Si l’on suppose que la migration du raphé vers le bord ventral continue au delà de sa position dans \es Amphora, on peutadmettre qu’il finit par sortir de la valve et disparaitre. On a alors un frustule arqué, strié en travers et qui n’a plus de raphé ni de nodule. C’est un Epithemia.

D’autre part, si le raphé véritable a disparu, chez beaucoup d’espèces on voit apparaître une ligne longitudinale, un pseudo-raphè, droit ou infléchi, qui aboutit souvent à une sorte de nodule médian.

Fig. 142 Fig. 143

Fig. 142. — Epithemia turgida , Ehb.

Fig. 143. — Epithemia turgida, var. granulata , Grun.

Enfin ajoutons, comme détail particulier, que les Epithemia présentent des épaississements internes, visibles à l’extérieur sous l’aspect de côtes plus ou moins robustes. Ces côtes, que W. Smith considérait comme des canalicules, ont une direction à peu près transversale sur la valve et sont souvent dilatées aux extrémités, c’est-à-dire au bord des valves, où elles forment par leur coupe optique comme une rangée de grosses perles quand on regarde le frustule par la face connective.

Entre ces côtes, on voit sur les valves des stries perlées, à peu près transversales et plus ou moins serrées.

Vus par la face connective, les frustules sont souvent gonflés en leur milieu, aux extrémités du petit axe.

Les Epithemia ne sont point portés sur des stipes ni dans des tubes, mais ils vivent ordinairement accolés par le côté concave de leur zone connective sur d’autres plantes aquatiques, qu’ils

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