IX. DESCRIPTION
recouvrent d’une couche mucilagineuse. Les frustules sont le plus souvent isolés un par un, quelquefois géminés, et forment rarement des séries plus nombreuses.
L ’Epithemia turgida , Ehb., est une des espèces les plus belles et les plus communes sur les plantes aquatiques dans nos eaux douces. Le frustule est long et assez mince, et la valve est environ six fois plus longue que large, bien qu,e la forme de cette espèce soit très variable. Le bord dorsal est assez fortement convexe, mais le bord ventral est presque droit, sauf aux extrémités, qui sont atténuées, un peu capitées et s’infléchissent du côté ventral. Les côtes transversales sont robustes, celles du centre rayonnant autour du milieu du bord dorsal ; il y en a de quatre à six dans 1 cent, de mill., et entre elles est une rangée de grosses perles oblongues composées chacune de deux petites perles rapprochées. Ces perles s’alignent aussi en séries longitudinales, ou plutôt diagonales, en écharpe. Il y a environ huit de ces séries perlées dans la largeur de la valve. Du bord ventral se détache un pseudoraphé formé de deux lignes courbes venant se couper au centre de la valve sur une demi-côte impaire partant du bord dorsal et qui marque le petit axe. Au-dessus et au-dessous de ce petit axe, les deux demi-valves sont rigoureusement symétriques.
La face connective a une section rectangulaire très allongée, un peu renflée au milieu.
Fig. 144. — Epithemia sorex, Kz, (d’après le Dr Van Heurck.)
Cette belle Diatomée peut avoir de 7 à 15 cent, de millimètre de largeur.
On pense qu eYEpithemia Hyndmanni, W. Sm., qui ressemble extrêmement à VE. turgida, mais qui est beaucoup plus grand et atteint 20 cent, de mill., n’est que son frustule sporangial.
V Epithemia sorex , Kz, est moitié plus petit, plus trapu, plus arqué, avec un bord ventral très concave, des extrémités atténuées capitées, qui ne s’infléchissent pas du côté du ventre, mais plutôt du côté du dos. Vu par la face valvaire, le frustule a tout à fait la forme d’un petit chapeau bicorne. Les deux lignes courbes qui représentent le pseudo-raphé se prolongent jusqu’au bord dorsal
où elles se coupent, embrassant dans leur angle d’intersection un espace clair imitant un pseudo-nodule. Les côtes sont moins robustes que dans VE. turgida ; il y en a 6 à 7 dans 1 cent, de
Fig. 145. Fig. 140.
Fig. 145. — Epithemia sorex, Kz. (d’après M. A. Truan .
Fig. 146. — Epithemia ocellata, Ehb. 'f. conn.)
mill., et elles comprennent aussi deux rangs de perles très Unes. — Vu par la face connective, le frustule est beaucoup plus épais cl plus bombé au centre que dans VE. turgida.
C'est une espèce d’eau douce, assez commune et qui mesure de 2 à 4 cent, de millirn. — On connaît sa forme sporangiale dont le frustule est très analogue, quoique relativement moins large, mais dont la longueur est presque double.
Fig. 147. — Epithemia gibberula , Ehb. (d’après M. Paul Petit).
L ’ Epithemia g ibberula, Ehb. ne nous parait être qu'une variété de VE. sorex.
V Epithemia gibba , Kz. est encore une espèce d’eau douce très répandue. Elle a un frustule très long et très mince, presque bacillaire, avec des valves très étroites, dont le bord venlral est droit et le bord dorsal presque droit aussi, sauf une bosse au milieu du dos. Les deux extrémités, pointues, se recourbent en crochet du côté du ventre. 11 n’v a pas de pseudo-raphé formé par deux lignes courbes qui se coupent au centre, mais une seule ligne longitudinale qui longe le bord dorsal. Les côtes sont fortes, 6 à 7 dans 1 cent, de mill., à peu près parallèles, sauf aux extrémités. Elles comprennent deux rangées de stries finement perlées. Le frustule peut atteindre 25 cent, de mill.