IX. DESCRIPTION
valvaire est en demi-lune avec des côtes rayonnantes et un pseudoraphé formé d’une ligne qui longe le bord dorsal et montre un petit nodule médian. La face connective est ovale. Les stries sont finement perlées, et le frustule mesure de 4 à 5 cent de millim.
Cymbella. — Le genre Cymbella , Ag, aux dépens duquel ont été formés les genres Cocconema et Encyonema , tend au retour à la symétrie des valves par rapport aux deux axes. Il forme ainsi le passage des Cymbellées, asymétriques, aux Naviculées, symétriques.
Fig. 154 — Cymbella Ehrenbergii, Kz.
a , Face valvaire; b , Face connective.
Ainsi, les Cocconema comprennent des espèces à frustules arqués, à dos convexe et à ventre concave, de sorte que le bord dorsal et le bord ventral sont plus ou moins parallèles; dans les Encyonema , le bord ventral se redresse, il est à peu près droit, sauf aux extrémités, qui se recourbent souvent de manière à lui conserver une courbe générale concave. En même temps, le raphé se rapproche de plus en plus du bord ventral et les valves sont de moins en moins symétriques par rapport à ce raphé. Dans les Epithemia, le bord dorsal est toujours convexe, le bord ventral tantôt concave, tantôt presque droit et le raphé a disparu tout à fait, parfois remplacé par un pseudo-raphé de forme diverse. Chez les Cymbella , le bord dorsal reste convexe; mais le bord dorsal non seulement n’est plus concave, non seulement n’est plus droit, mais il devient convexe à son tour, de sorte que les deux bords latéraux sont courbés en sens contraire, étant tous deux convexes, mais le dos plus que le ventre, ce qui conserve au frustule une forme encore un peu arquée. Il en résulte que le raphé reparaît et tend à prendre la position médiane qu’il occupe normalement dans les frustules réguliers, et, par exemple, dans les Naviculées.
Nous pouvons donc donner comme caractères de ce genre la forme lancéolée plus ou moins arquée du frustule, avec le bord dorsal et le bord ventral tous deux convexes, des valves asymé-
triques divisées en deux parties inégales par un raphé plus ou moins courbe, présentant des nodules terminaux et un nodule médian excentrique. Pas de fausses cloisons, ni de côtes, mais seulement des stries perlées transversales, souvent plus serrées aux extrémités que dans la partie médiane. Les frustules, à l’état jeune, sont
Fig. 155. — 1, Cymbella anglica. Lag.1; 2, Encyonema prostratum, Kz.
fixés, solitaires ou par paires, ou groupés, dans une masse gélatineuse hyaline formant comme un sac, qui se prolonge quelquefois en pédicelles portant un ou deux frustules (comme nous l’avons décrit pour le Gomphonema olivaceum , d’après M. Matteo Lanzi, Pl. Il, Fig. 7). Ils s’en séparent avec l’âge, et c’est à l’état libre qu’on les trouve le plus souvent.
Nous n’avons à signaler que des espèces d'eau douce. Le démembrement dont ce genre a été l’objet n’y a, d’ailleurs, laissé qu’un assez petit nombre d’espèces, sujettes, il est vrai, à diverses variations. Il faut avouer, du reste, que certains Encyonema pour-
Fig. 156. — Cymbella Ehrenbergii, Kz.