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IX. DESCRIPTION

raient aussi bien être rangés parmi les Cymbella , s’ils n’étaient dans leur jeune âge contenus dans des tubes hyalins à forme bien définie. (Fig. 155.)

Nous donnerons comme type la plus belle et la plus grande espèce, le Cymbella Elirenbergii , Kz, dont le frustule a des valves largement lancéolées, avec des extrémités un peu atténuées et rostrées, un raphé notablement rapproché du bord ventral, bordé d’une large zone hyaline très peu dilatée autour du nodule médian. Les stries sont fortes (environ 8 dans 1 cent de mm), mais très finement perlées. La longueur du frustule varie de 6 à 13 cent, de mill.

Fig. 157. — Cymbella euspidata, Kz.

Le Cymbella cusjpidata y Kz., se reconnaît tout de suite à ses extrémités pointues. La zone hyaline qui borde le raphé, courbe, est étroite, mais très dilatée au nodule médian. Les stries sont grosses (6 environ dans 1 cent, de mm.) mais deux fois plus serrées aux extrémités, finement divisées. Sa longueur ne dépasse pas 8 cent, de mm.

Toutes les autres espèces sont de beaucoup plus petite taille. Ce n’est pas là un caractère bien scientifique, mais il permet néanmoins de les distinguer à première vue des deux précédentes.

Le Cymbella obtusa , Greg. a une forme naviculée, à bord ventral presque droit, un raphé un peu flexueux bordé d’une étroite bande hyaline, faiblement dilatée au nodule médian. Les stries sont au nombre de 12 dans 1 cent, de mm. au milieu, 15 aux extrémités. Le frustule ne dépasse pas 3 cent, de mm.

Le Cymbella affmis, Kz., a les frustules courts, trapus, à bord dorsal très arqué, à bord ventral un peu convexe, avec un raphé très arqué, parallèle au bord dorsal, bordé d’une zone hyaline étroite. Les extrémités sont rostrées ; les stries médianes sont au nombre de 9 dans 1 cent, de mm. du côté du dos, de 11 du côté du ventre.

C’est une petite espèce d’eau douce et qui ne dépasse guère 2 1/2 cent, de millim.

Fig. 158.' — Cymbella affinis , Kz. Fig. 159.- — Cymbella am/phicephala, Næg.

L eCymbella leptoceras , Kz, aies extrémités atténuées, le dos très arqué, le ventre gonflé avec un raphé non pas courbe, mais un peu flexueux, bordé d’une large zone hyaline. Environ 8 stries dans 1 cent, de mm. Espèce d’eau douce, longue de 2 à 3 c. de mm.

Signalons encore le Cymbella stomatophora , Gr. , espèce exotique signalée par M. P. Petit aux environs de Paris, et qui se distingue de toutes les précédentes par la présence d’un ou deux points isolés dans l’aire hyaline près du nodule central, du côté le moins courbe de la valve, et par un léger étranglement 'au-dessous des extrémités des valves. Il y a 8 à 9 stries dans 1 cent de mm. et le frustule a 7 à 8 cent, de mm. de long.

Fig. 160 Fig. 161

Fig. 160. — Cymbella gracilis , Kz. Fig. 161. — Cymbella subœqualis. Grun.

Les Cymbella amphicephala , Næg, et C. gracilis , Kz, sont encore deux petites espèces de 1 1/2 à 4 c. de mill., dont la première est remarquable par ses extrémités capitulées, et la seconde par sa forme grêle.

L z Cymbella subœqualis> Gr., a une forme naviculoïde avec un raphé presque droit, qui partage la valve en deux parties presque égales. C’est une forme de passage des Cymbella aux Navicula. Les stries sont un peu plus serrées que dans le précédent, 10 dans 1 cent, de mm. au milieu et 14 aux extrémités. Petite espèce d’eau douce, de 2 à 3 cent, de mm.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES

4mc TRIBU

NAVICULÉES § 1. — Caractères

La tribu des Naviculees présente ce caractère remarquable que Tendochrômeest formé de deux lames séparées, dont chacune repose par son milieu sur la zone connective et se relève plus ou moins sur les valves adjacentes jusqu’au voisinage du raphé. (Fig. 162, 3.)

Fig. 162. — Navicula major , Kz.

1, face valvaire. 2, face connective.

3, Coupe transversale montrant la disposition de Tendochrôme.

Cette tribu, la plus nombreuse de toute la^famille des Diatomées, comprend des espèces dont les frustules ont des valves presque toujours symétriques par rapport au grand axe, et le plus souvent même par rapport aux deux axes. Le grand axe, marqué par un

raphé, peut être droit ou sigmoïde ; il présente toujours un nodule médian et deux nodules terminaux. Il y a toujours des stries, disposées quelquefois en systèmes compliqués, le plus souvent perlées, mais parfois réunies en côtes plus ou moins robustes.

Les frustules ont une forme régulière, naviculaire ou fusiforme, (en navette, en nacelle ou en fuseau), elliptique plus ou moins allongée, quelquefois resserrée au milieu, en guitare, ou présentant des dilatations et des constrictions successives, mais symétriques des deux côtés. Quelquefois enfin, le frustule, plus ou moins fusiforme, est sigmoïde, c’est-à-dire tordu en S.

Quelques espèces ont, dans le jeune âge, les frustules renfermés dans des tubes mucilagineux hyalins, d’autres dans des masses gélatineuses amorphes ; d’autres encore ne sont recouverts que d’une couche de coléoderme, pour ainsi dire individuelle. Dans tous les cas, la plupart paraissent se débarrasser de très bonne heure de leur thalame pour nager librement dans l’eau ambiante, et c’est parmi les Naviculées qu’on trouve les espèces douées des mouvements les plus rapides et les plus persistants.

Cette tribu, avons-nous dit, est la plus nombreuse de toutes; elle renferme une longue liste de genres, presque tous très chargés d’espèces, et d’autant plus chargés que les diatomistes, cherchant avec raison la simplification, ont supprimé, dans ces dernières années, certaines coupes génériques qui n’étaient peut-être pas toutes bien nettement caractérisées, mais dont quelques-unes, au moins, facilitaient la détermination des espèces.

M. Paul Petit admet les 14 genres suivants :

Navicula , Bory.

Schizonema , Ag.

Brebissonia , Grun.

Mastogloia , Ag.

S tigmap ho va , Wal 1 .

Stictodesmis , Grun.

Diadesmis , Kz.

Stauroneis , Ehb.

Scoliopleura , Gr.

Pleurosigma , W. Sm.

Bonkinia , Ralfs.

Toxonidea , Donk.

Berkeley a, Ehb. Amphipleura , Kz.

La tribu des Cymbellées se rattache à celle des Naviculées par le genre Cymbella, dont certaines espèces, comme le Cymbella subœqualis, ont les frustules presque droits et les valves presque symétriques par rapport à leur grand axe, et se rapprochent beaucoup de certains Navicula. D’autre part, il y a dans le genre Navicula quelques espèces qui se rapprochent spécialement de certains Cymbella , par exemple le Navicula spliœrophora , dont l’endochrôme est disposé comme celui des Cymbella et dont les valves ne sont pas tout à fait symétriques par rapport au grand axe,

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