X. DESCRIPTION
milieu, sur la face valvaire ; quelquefois même le bord des valves présente deux ou trois ondulations ou festons. Le raphé, quoique droit dans sa direction générale, peut éprouver quelques flexuosités.
On les divise en grandes et petites espèces ou, comme on dit, en majeures et mineures. Les majeures peuvent atteindre jusqu’à 40 et 50 centièmes de millim. en longueur, tandis que les mineures ne dépassent guère 10 à 15 cent, et encore pour un très petit nombre d’espèces, car la plupart n’ont que de 4 à 7 centièmes.
Fig. 164 Fig. 165
Fig. 164. — Navicula ( Pinnularia ) nobilis , Ehb.
Fig. 165. — Navicula (Pinn). major , Kz. ’
Cette distinction empirique est d’ailleurs très défectueuse, car même les grandes espèces, comme \eN. viriclis , peuvent présenter de très petits individus, n’ayant par exemple que 5 centièmes de millimètre de longueur.
Quoi qu’il en soit, le groupe des Pinnulariées majeures renferme quatre des plus belles espèces d’eau douce, et quelques-unes marines un peu plus petites.
Le Navicula (. Pinnularia ) nobilis , Ehb, est une magnifique
Diatomée, en bâton, légèrement dilatée au milieu, sur la face valvaire, et très légèrement gonflée aux deux bouts. Les côtes, très grosses, ne vont pas jusqu’au raphé; il y en a 5 à 6 dans 1 cent, de mm.
Cette espèce, d’eau douce, qui a de 20 à 40 cent, de millim. de long, donne une variété encore plus grande, le Navicula ( P innu taria) dactylus, moins gonflé encore au milieu et aux extrémités, à côtes encore plus grosses, et qui peut atteindre 50 centièmes de mm. de long, c’est-à-dire un demi-millimètre.
Le Navicula ( Pinnularia ) major, Kz., autre belle espèce d'eau douce, un peu plus petite (Fig. 49, 162, 165), est plus ou moins renflée au centre, mais non aux extrémités. Les côtes, robustes, s’approchent assez près du raphé, mais laissent un large espace oblong autour du nodule médian. 11 y en a de 5 à 7 dans 1 cent, de mm. et le frustule a de 18 à 30 cent, de mm.
Le Navicula (. Pinnularia ) viridis , Kz., ne présente plus aucun gonflement; il a la forme d’une ellipse très allongée, avec des côtes au nombre de 7 env. dans 1 c. de mm., laissant un certain espace le long du raphé, mais moins autour du nodule médian, que dans l’espèce précédente. Il est plus petit, mais de taille très variable, allant de 5 à 20 cent, de mm. (Eau douce.) (Fig. 163, 167). Cette espèce est une de celles où l’on réussit le miéux à voirie mouvement intracellulaire des globules d’apparence huileuse autour du noyau.
Fig. 166. — 1. Nav. [P innu.) viridis , var .commutata, Gr.