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X. DESCRIPTION

cil raison de l’absence des stries sur l’un des côtés du nodule central.

D’autre part, les Naviculées, par les genres Donkinici et Toxonidea , se rapprochent de certains Epithemia , avec lesquels leurs frustules ont d’évidentes analogies d’aspect.

Nous ne pouvons ici, comme on le comprend, qu’indiquer les principales espèces de cette très nombreuse tribu, et parmi celles-ci nous choisissons de préférence celles qu’on rencontre en Europe, et particulièrement en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Italie ou en Espagne.

$ 2. — Genre Navicula.

Le grand genre Navicula comprend des espèces dont les frustules ont une forme en nacelle ou en navette, naviculaire , — car c’est

Fig. 163. — Navicula viridis, Kz.

Montrant la disposition des valves, l’endochrôme, le plasma et le noyau. A, face valvaire; B , face connective,

coupe longitudinale faite suivant le raphé, montrant la cy close des globules huileux (d’après E. Strasburger)

de cette forme même que la tribu a pris son nom, — ordinairement beaucoup plus longue que large, quelquefois cependant assez largement ellipsoïde. Les valves présentent un raphé droit avec deux

nodules terminaux et un nodule médian ; elles sont symétriques par rapport à leurs deux axes, et sont marquées décotes plus ou moins robustes, parfois lisses, c’est-à-dire non résolubles en perles, mais le plus souvent divisées en travers ou composées de grains ou perles séparables au microscope.

La face connective du frustule a ordinairement une forme bacillaire plus ou moins allongée, montrant sur ses bords l’extrémité des stries et au milieu, de chaque côté, l’encoche produite par le nodule médian. (Fig. 162 et 163.) Elle peut présenter des dilatations ou des étranglements en différentes parties.

Les espèces de ce genre sont ordinairement libres et douées de mouvements très actifs.

Pour nous guider dâns la description de ces espèces, nous sommes obligés de pratiquer parmi elles des coupes, souvent artificielles, qui nous aideront à les classer.

C’est ainsi que nous séparerons d’abord toutes les espèces dont les valves présentent les stries transversales robustes que nous avons appelées côtes , et qui ne sont point divisibles en segments ni résolubles en perles ou grains séparés. Ces côtes paraissent, en effet, réellement lisses, étant formées par la soudure des grains qui doivent résulter de la structure aréolaire commune, à ce qu’il semble, aux valves de toutes les Diatomées, ainsi que nous l’avons expliqué antérieurement. (Voir p. 75.) Quelquefois, cependant, ces côtes ne sont pas absolument lisses, et présentent des divisions, très peu marquées il est vrai, mais encore résolubles, indiquant que si les grains aréolaires sont soudés, ils ne le sont pas d’une manière complète et peuvent encore être discernés. Néanmoins, même dans ce cas, il s’agit encore d’une côte montrant des divisions légères et non une strie perlée, c’est-à-dire formée d’une succession de grains nettement séparés les uns des autres.

Les espèces qui présentent ce caractère formaient l’ancien genre Pinnularia d’Ehrenberg, genre que l’on n’a peut-être pas eu raison de rayer des classifications méthodiques. Elles ont toutes une forme longue avec les extrémités arrondies, forme en bâton très caractérisée, et une physionomie très spéciale. Elles ne forment plus maintenant, dans le genre Navicula , que le sous-genre Pinnularia ou le groupe des Navicules Pinnulariées.

Elles se distinguent tout de suite, par leurs côtes, de toutes les autres espèces, qui sont munies de stries divisibles ou perlées, plus ou moins fines, plus ou moins parallèles ou rayonnantes et qui constituent les autres groupes des Naviculées.

Examinons d’abord les Pinnulariées.

Nous avons dit qu’elles ont une forme longue, en bâton, mais elles peuvent être plus ou moins gonflées aux deux extrémités ou au

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