X. DESCRIPTION
entre eux, et avec les genres voisins, de nombreuses formes de passage.
Vanheurckia- — Tel est, par exemple, le petit genre Van heurckia , dédié par M. de Brébisson au savant botaniste d’Anvers, le Dr H. Van Heurck. Ce genre est composé de quelques espèces d’eau douce, remarquables par la finesse de leurs stries, et qui constituent des tests intéressants. On trouve quelquefois les frustules réunis dans des tubes, comme les Schizonema et les Collelonema\ il faut donc les considérer comme ayant un thalame tubulaire qu’ils abandonnent de bonne heure. En réalité, ce sont des Schizonema , plutôt que des Navicula.
Ces espèces ont les valves elliptiques lancéolées avec des stries parallèles, quelquefois seulement un peu rayonnantes autour du nodule médian, atteignant le raphé qui forme une double ligne droite. Le nodule médian est plus long que large et les nodules terminaux, compris dans la double ligne du raphé, sont assez éloignés des extrémités .
Tel est le Vanheurckia rhomboïdes , Bréb., le Navicula rhomboïdes d’Ehrenberg, jolie espèce qui vit dans les eaux douces, les tourbières, et atteint 6 à 7 cent, de millim. Ses stries sont très délicates, environ 24 à 28 dans un centième de millim. ; elles sont formées de fines perles qui s'alignent en stries longitudinales. Les valves sont un peu resserrées au-dessous des extrémités.
Fig. 215. — Vanheurckia rhomboïdes t Breb. (1)
Fig, 216 — 1. Vanheurckia rhomboïdes y Bréb, 2. Vanh. crassinervis.
Le Vanheurckia crassinervis est le Navicula crassinervia de
(1) La partie supérieure est résolue en stries transversales, et la partie inférieure en stries longitudinales formées par l’alignement des perles composant es stries.
Brébisson, le Frustulia saxonica de Rabenhorst; c’est un test célèbre, un peu plus petit que le précédent (5 cent, de millim.) dont il n’est qu’une variété. Ses stries sont très fines et très difficiles à résoudre : 34 à 35 dans 1 cent, de mm.
Le Vanfieurckia viridula , Breb. , est un Schizonema viridulum. Brébisson en avait d’abord fait un Colletonema viridulum. On trouve souvent les frustules réunis dans des tubes. Il atteint jusqu’à 11 cent, de millim. et présente 28 à 30 stries, finement perlées, dans 1 cent, de millim.
Fig. 217. — Vanh. rhomboïdes, fragment résolu en perles sous un gross. de 1800 diamètres, d’après une photog. du Dr Woochvard.
Enfin, le Vctnheurckia vulgaris, Y. Heurck, est le Colletonema vulgare de Thwaites. 11 a les bords plus arrondis, les extrémités plus obtuses, les lignes du raphé écartées, interrompues avant d’atteindre le nodule médian. Les stries médianes rayonnent un peu; elles sont plus fortes et plus écartées (24 dans 1 cent, de mm.) que les stries terminales (34 dans 1 cent, de mm.) Cette espèce, d’eau douce, ne dépasse guère 5 cent, de mm.
Schizonema. — Le genre Schizonema est composé de Navicules qui, à l’état jeune au moins, ont leurs frustules renfermés dans des tubes mucilagineux, comme les Encyonema, qui appartiennent à la tribu des Cymbellees. Nous y rattacherons l’ancien genre Colletonema, qui possède aussi un thalame tubulaire, et qui établit plus particulièrement encore un passage aux Encyonema , parce que les valves ne sont pas tout à fait symétriques par rapport au grand axe. Les Schizonema sont ordinairement des espèces marines à valves peu silicifîées. Ils ont un raphé droit où, dans certaines espèces, on peut reconnaître une double ligne. Les stries sont à direction généralement parallèle, quelquefois un peu rayonnantes autour du nodule médian ; elles atteignent le plus s'ouvent le raphé, mais non le nodule médian, autour duquel règne parfois une zone hyaline.
L’une de ces espèces, le Sclu Smithii , C. Ag., possède de véritables côtes ou du moins des stries très fortes, relativement espacées (13 dans 1 cent, de mm.), finement divisées, rayonnant dans lapar^ lie médiane, laissant une étroite bande claire le long du raphé et une