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X. DESCRIPTION

zone élargie autour du nodule médian, et convergeant vers les bords delà valve aux extrémités. L’espèce mesure 6 cent, de mm. de long.

Le Schizonema crucigerum , W. Sm., est très allongé et très étroit avec les extrémités aiguës. Les stries sont serrées (24 dans 1 cent, de mm.), presque parallèles, divisées en perles qui s’alignent en stries longitudinales très fines. Pas de bande hyaline le long du raphé, mais un espace élargi autour du nodule médian, espace qui porte deux fortes stries. La longueur du frustule varie de 7 à 8 eent. de mm.

Fig. 218 Fig. 219

Fig. 218. — Schizonema Smithii, C. Ag.

Fig. 219. — Sch. ramosissimum, C. Ag.

Le Schizonema ramosissimum , C. Ag., est elliptique lancéolé ; les valves sont couvertes de stries perlées, sans espace lisse, dont les divisions s’alignent en stries longitudinales. 11 y a environ L4 stries dans 1 cent, de mm. et le frustule mesure 5 centièmes de long. - Le Sch.floccosum, Kz., est une forme voisine. (4, Fig. 208, p. 272).

Le Schizonema amplius , Grun., est une espèce un peu plus forte, de même forme, mais à stries plus grosses, dont les divisions forment aussi des lignes longitudinales. (5, Fig. 183, p. 258.)

Rig. 220 — Schizonema lacustre , C. A g.

Le Schizonema lacustre , C. Ag., est le type de l’ancien genre Colletonema , dont les frustules se forment aussi dans des tubes mais ne sont pas toujours complètement symétriques par rapport à la ligne médiane. Dans l’espèce qui nous occupe, ainsi que dans

celles qui s’y rattachent comme les Schizonema ( Colletonema ) neglectum, Thw., Schizonema [Collet.) Thwaitesii , Grun., les stries sont plus grosses, atteignant le raphé sauf au niveau du nodule médian où, plus courtes ou plus espacées, elles laissent un espace lisse élargi transversalement. Ces stries sont très rayonnantes autour du nodule médian et autour des nodules terminaux qui sont placés loin des extrémités. Il n’y en a que 9 dans 1 cent, de mm. ; elles sont finement divisées en travers. C’est une espèce d'eau douce longue de 3 à 5 cent, de mm.

Nous passerons rapidement sur plusieurs petits genres qui se placent à la suite de ceux que nous venons de décrire et qui présentent moins d’intérêt, étant peu riches en espèces, assez rares d’ailleurs et souvent peu connues.

Mastogloia. — Le genre Mastogloia , Thwaites, se distingue par un caractère très curieux. Il se compose d’assez petites espèces, de forme naviculée elliptique, dont les valves présentent à l’intérieur, le long de leurs bords, une rangée de grosses cellules formées par des lames siliceuses internes adhérentes à la face profonde des

Fig. 221. — Mastogloia Brauniiy Gr.

valves. La surface supérieure de celle-ci est marquée de stries ordinairement assez fines.

Ces espèces vivent dans l’eau douce ou l’eau saumâtre ; les frustules se forment au sein d’une masse gélatineuse plus ou moins volumineuse.

L’une des plus remarquables est le Mastogloia Braunii , Gr., dont les cellules ou logettes sont nombreuses ; les stries, finement ponctuées, au nombre de 18 dans 1 cent, de mm., un peu rayonnantes, sont interrompues par une ligne lisse se réunissant au nodule médian de manière à former un dessin en double lyre, comme dans le Navicula lyra.

Les autres espèces ne présentent pas ce sillon lyré ; tels sont les Mastogloia Smithii , Thw., M. lanceolata , Thw, M. exigua Lew., dont les bords sont courbes, de sorte que la rangée des cel-

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