XI. DESCRIPTION
très marqué parallèle à ce raphé. Cette Diatomée a de 10 à 15 cent, de mm. de longueur.
Telles sont les espèces à nous connues qui nous paraissent devoir être rapportées dans un même genre, lequel à notre avis doit plutôt être le genre Scoliopleura que tout autre. Nous avons peut-être insisté un peu trop longuement sur les quelques formes que nous y
Fig 237. — Sc. latestriàta , Gr.
réunissons et dont quatre sur six sont rares et appartiennent aux mers de l’Inde ou du Mexique ; mais nous tenions à faire ressortir les points de contact, nombreux et variés, qui les rapprochent naturellement et nous paraissent justifier le remaniement que nous avons fait subir à ce genre.
Nous ferons encore remarquer à ce sujet que la position systématique de ces espèces est bien où nous l’établissons, car nous les voyons par leur raphé flexueux, quelquefois décidément sigmoïde, et même par certains détails de leur striation, offrir un passage naturel aux Pleurosigma, qui les avoisinent en effet dans le tableau de classification des Naviculacées. De plus, les lames d’endochrôme, du moius dans les espèces où elles ont été observées, présentent
un lobe saillant vers le nodule médian, comme chez les Bleurosigma.Et même, nous y voyons apparaître l’approche delà famille suivante, celle des amphiprorées, dans les espèces dont les valves sont bombées vers leurs extrémités, et particulièrement dans le Scoiiopleura latestriata, dont la valve est bombée dans une de ses moitiés et déprimée dans l’autre. Cette disposition est, d’ailleurs, bien
Fig. 238. — Pleurosigma hippocampus , Ehb. (stries rectangulaires).
plus accentuée dans une forme qui appartient aussi aux mers des Antilles, le Rhoïcosigma Anlülarum , Cl. et Gr., dont nous parlerons plus loin.
§ 3 — Pleurosigma
Le genre Pleurosigma , créé par W. Smith, est un des plus beaux de la famille des Diatomées. Ses caractères nettement tranchés, et qui permettent de distinguer à première vue les espèces qui le composent de celles de tous les genres voisins, en font un des groupes les plus naturels que les diatomistes aient établis. Ces espèces sont souvent de très grande taille, très élégantes de forme et marquées d’admirables systèmes de stries, qui depuis fort longtemps ont fait de quelques-unes des tests très pratiques, très usités et très utiles.
Les frustules sont naviculaires, en général allongés, mais plus ou moins tordus en S quand on les regarde par la face valvaire.