XI. DESCRIPTION
centriquement au nodule médian. Le frustule est plus grêle que dans l’espèce précédente, moins large et s’atténue insensiblement depuis le milieu jusqu’aux extrémités. Le raphé partage la valve en deux parties sensiblement égales. C’est encore une espèce d’eau douce, longue de 1/5 à 1/4 de millimètre.
Le Pleurosigma hippocampus, W. Sm., ressemble beaucoup au précédent pour le nombre et la disposition des stries, dont le système longitudinal domine; mais il est plus trapu, plus court et plus large, sa longueur ne dépasse pas 16 centièmes de millim. Il vit dans les eaux saumâtres, à l’embouchure des fleuves.
Fig. 252. Fig. 253.
Fig. 252. — Pleurosigma curvulum, Gr.
Fig. 253. — Pleurosigma Kutzingii) Gr.
Le Pleurosigma curvulum , Gr., est une petite forme d’eau saumâtre, longue de 8 à 12 centièmes de mm., assez grêle, neuf à dix fois plus longue que large, sigmoïde, et dont les stries longitudinales sont plus serrées que les stries transversales, contrairement à ce qui a lieu dans les espèces précédentes. Il y a 24 à 25 stries longitudinales et 21 à 22 transversales dans 1 cent, de mm.
Le Pleurosigma Kützingii , Gr., d’eau douce, est un peu plus grand, car il peut atteindre 14 centièmes de mill. ; il est aussi relativement plus large, avec les extrémités plus atténuées. Sa largeur, en effet, n’est guère que six à sept fois plus petite que sa longueur. Les stries longitudinales sont un peu plus serrées que les transversales : 22 1/2 des premières pour 20 1/2 des secondes dans 1 cent, de mm.
Enfin, le Pleurosigma nodiferum , Gr., ressemble par sa forme générale au PL hippocampus , c’est-à-dire qu’il est presque droit, avec les extrémités seulement infléchies ; mais il est plus petit,
n’ayant que de 8 à 12 cent, de mm. de longueur et environ 1 à 1 1/2 de largeur. Son raphé est assez sigmoïde et il présente la même disposition que les précédents pour les stries, dont le système longitudinal est plus serré (22 à 23 stries pour 1 cent, de mm.) que le système transversal (17 à 20 stries). Il offre cette particularité intéressante qu’il y a un très petit espace hyalin coupant obliquement le nodule médian, et que les stries transversales médianes sont un peu rayonnantes autour de ce nodule. Il vit dans l’eau douce.
Fig. 254. Fig. 255.
Fig. 254. — Pleurosigma nodiferum , Gr.
Fig. 255. — Pleurosigma Parkerî, Harr.
Le Dr H. Van Heurck réunit ces trois dernières formes : Pleurosigma curvulun , PL Kützingii , Pl. nodiferum et quelques autres voisines au Pleurosigma Spencerii , W. Sm., espèce d’ean douce, dont elles ne seraient que des variétés.
Fig. 256. — Pleurosigma fascîola, Ehb.
Mais le Pleurosigma Parkeri, Harr., présente une disposition particulière des stries médianes, plus remarquable encore que celles dont le Pl. nodiferum , Gr., nous a donné un exemple, disposition caractéristique. Ici, ce sont les stries longitudinales qui, à la hauteur du nodule médian, décrivent de petites courbes qui se coupent en formant au frustule une ceinture de petites figures elliptiques.