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XII. DESCRIPTION

Plagiotropis, dans le genre principal Amphiprora, le seul qui compose cette tribu.

L’ Amphiprora lepidoptera, Greg., a une forme allongée, naviculoïde, avec des extrémités pointues. La carène est droite, assez peu saillante, bi-arquée, les deux arcs un peu déjetés d’un même côté, séparés par un nodule médian robuste, et laissant bien voir de l’autre côté le repli de la valve.

Les stries sont fines, au nombre de 21 dans 1 cent, de mm. Le frustule, vu par la face connective, est peu contracté au milieu, avec des extrémités obtuses, et mesure de 10 à 20 cent, de mm. C’est une espèce marine.

V Amphiprora maxima , Greg., marin aussi, présente un caractère qui le fait distinguer au premier abord: c’est une aire lisse,

Fig. 269. — Amphiprora lepidoptera, Greg.

1, face valvaire; 2, face connective.

(Dans cette figure de la face connective la partie située au-dessus de fia ligne transversale représente la face antérieure du frustule, et la partie au-dessous, la face postérieure.)

comme un stauros, laissée par les stries autour du nodule médian. Il n’y a que 14 stries dans 1 cent, de mm., formées de perles qui s’alignent en files longitudinales. Le frustule est très large par la face connective, et très contracté au milieu. Il mesure de 10 à 16 cent, de mm.

L ‘Amphiprora alata , Kz, aies valves elliptiques à extrémités pointues. La carène est sigmoïde et marquée sur sa crête de points allongés (4 points environ dans 1 cent, de mm.). De chaque coté de la carène est une aile saillante. Les valves sont marquées de stries fines et perlées, de 14 à 16 dans 1 cent, de mm. Le frustule, plus ou moins tordu autour de son axe longitudinal, est large par sa face connective, contracté en 8, avec une zone plissée en long. Il a de o à lo cent, de mm. Cette espèce se trouve dans l’eau de mer et aussi dans les eaux moyennement salées. (Fig. 266.)

Amphiprora paludosa , W. Sm., présente un aspect analogue, mais ses valves sont relativement plus longues et moins larges. La carène est sigmoïde et les stries sont plus fines, 19 à 20 dans 1 cent.de mm., et souvent marquées d’une manière inégale. Le frustule est très tordu autour de son axe longitudinal, très contracté au milieu, avec une zone connective à plis longitudinaux fins et serrés. Les ailes saillantes, de chaque côté de la carène, font vers les extrémités une ondulation en revers d’habit facilement visible sur la face connective. Cette espèce, qui vit dans les eaux plus ou moins salées, ne dépasse pas 8 cent, de mm. de long.

V Amphiprora pulchra , Bailey, des eaux salées américaines, se trouve aussi, d’après M. H. Van Heurck, sur les côtes d’Oldenbourg. C’est une belle espèce, dont la carène sigmoïde forme des arcs très saillants et dont; par conséquent, la face connective est très contractée au milieu. (Fig. 276).

Citons encore Y Amphiprora elegans , W. Sm., dont les valves, très bombées, sont longues, minces et pointues, avec une carène droite, très latérale, et un repli latéral très visible sur la face connective. Il y a 13 stries, perlées, dans un cent, de mm. et une petite surface lisse autour du nodule médian. La face connective est large, avec les extrémités tronquées carrément. C’est une belle espèce marine, qui peut atteindre jusqu’à 30 cent, de mm.

L’ Amphiprora Van Heurckii, Grun., est beaucoup plus petit: 6 cent, de mm. de long. Ses valves sont longues et minces, pointues, avec une carène très latérale et un repli formant une courbe brusque vers le tiers inférieur et le tiers supérieur de la valve. Les stries sont très fines, 22 environ dans 1 cent, de mm. La face connective est large et elliptique, très peu contractée au milieu. C’est une jolie espèce marine.

(Voir Pl. VI).

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite)

6e TRIBU

N1TZSCHIÉES

§ 1. — Caractères

Les Nitzschiées ont un endochrôme qui n’est formé que par une seule lame, mais perforée au centre, au niveau du noyau cellulaire, d’une ouverture elliptique plus ou moins grande. Normalement, cette lame unique repose par son milieu sur le milieu d’une des zones ; elle double ainsi tout une des faces connectives du frustule et se replie sous les deux faces valvaires adjacentes , mais sans se réfléchir sous la face connective opposée.

Fig. 270. — Coupe transversale schématique montrant la disposition de

l’endochrôme.

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