XIII. DESCRIPTION
quefois ne l’est pas. Sa forme, sous ce rapport, est donc variable. Elle est elliptique allongée ou naviculaire, avec les extrémités apiculées. Le sillon est très large, occupant souvent plus de la moitié de la demi-valve qui ne porte pas la carène. Les points carénauxsont indistincts et les stries, très fortes, au nombre de 12 à 13 dans 1 cent, de mm., sont très peu marquées, ou même manquent au fond du sillon. Le frustule peut avoir jusqu’à 12 cent, de mm. de longueur.
Le Tryblionella angustata , W. Sm., est une espèce très longue, huit à neuf fois plus longue que large, et dont le sillon est représenté par une ondulation de la surface valvaire dans laquelle les stries, très robustes, au nombre de 13 dans 1 cent, de mm., ne sont pas interrompues. Le frustule, de forme naviculaire longue, mesure de 8 à 9 cent, de mm. On trouve cette espèce dans les eaux douces et dans les eaux légèrement salées.
Le Tryblionella constricta, Greg., est une jolie petite espèce ma-
Fig. 284. — Tryblionella p andur if or mis, Greg.
rine, un peu étranglée au petit axe, en guitare, avec des extrémités légèrement mucronées, un sillon assez peu marqué quoique net, des points carénaux indistincts, et des stries formées de grosses perles décussées. Elle n’a guère que 5 cent, de mm.
Le Tryblionella panduriformis , Greg., ressemble au précédent, mais il est deux fois plus grand, relativement plus large, plus étranglé au milieu, en violon, avec des extrémités pointues, un large sillon bordé d’une ligne hyaline ou ponctuée, à ce qu’il semble, par les fortes granulations alternées des stries qui se trouvent sur le bord du sillon. Les stries sont, en effet, composées de fortes perles décussées, de 14 à 19 stries dans 1 cent, de mm,, et les points carénaux, très robustes, sont au nombre de 6 environ dans le même espace. — L’espèce, qui atteint 12 cent, de mm., est marine.
Elle fournit une variété plus petite, plus délicate de dessin,
plus longue et moins large relativement, moins resserrée au milieu, c’est le Tryblionella panduriformis, var. delicatula , Grun. Il y a 21 stries dans un cent, de mm., et le frustule n’a que de 3 1/2 à 6 cent, de long. Cette variété est marine, comme l’espèce type.
Citons encore le Tryblionella 'plana , W. Sm, grande espèce d’eau saumâtre, très longue, un peu resserrée au petit axe, environ 8 fois plus longue que large, avec des extrémités apiculées, un large sillon, rétréci aü petit axe, occupant à peu près la moitié de la demivalve qui ne porte pas la carène, et dans le fond duquel les stries disparaissent ou sont remplacées par des points. Il y a 18 stries fines dans 1 cent, de nnn., et de 4 à (3 points carénaux; ces points sont très distincts, carrés ou allongés dans le sens du grand axe de la valve. Le frustule peut atteindre 17 cent, de mm.
Les Tryblionella littoralis , Gr., Tr. salinarum , Gr., sont des espèces très voisines, elliptiques, à extrémités apiculées, qui ont au premier abord l’aspect de Surirella , n’était la carène marginale,
Fig- 285. — Tryblionella panduriformis, var. delicatula, Grun.
uni-latérale, et l’on pourrait presque dire que ce sont des Surirella qui n’ont de carène que sur un bord de chaque valve, en réservant, bien entendu, la question de l’endochrome. Le Tryblionella circumsuta , que Bailey avait classé parmi les Sarirella , se rapproche davantage encore de ce dernier genre par sa forme largement elliptique, l’effacement du sillon, la finesse des stries, qui sont ondulées, très délicates (26 dans 1 cent, de mm.), mêlées de points qui ne sont pas dans le même plan. Les points carénaux sont très gros, quadrangulaires, allongés transversalement. C’est une grande espèce, d’eau salée, atteignant 21 cent, de mm. Elle nous fournit avec les précédentes, au moins par son aspect extérieur, une transition aux Surirellées.
Si nous jetons maintenant un coup d’œil d’ensemble sur cette tribu si nombreuse et si touffue des Nitzschiées, nous voyons que par la forme générale des espèces qui la composent, par la disposition de leur endochrôme, et par les variations mêmes de cet endochrôme, par les carènes qui régnent sur ses valves, par ce rudiment de no-