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XIV. DESCRIPTION

étroite que l’autre, bien que toutes deux soient arrondies, mais dans beaucoup de frustules la différence est tout à fait insensible. Il y a un pseudo-raphé droit, linéaire, sur lequel viennent aboutir, comme les nervures d’une feuille sur le rachis, des lignes fines, un peu saillantes, mais très marquées, peu obliques, et qui partagent chacune des demi-valves en tranches inégales, car ces lignes ne sont pas nécessairement en même nombre de chaque côté du pseudoraphé et sont irrégulièrement distribuées, des lignes voisines pouvant être très rapprochées les unes des autres ou très éloignées, et celles d’un côté étant tantôt opposées à celles de l’autre côté, tantôt alternes. Leur nombre est de 2 à 3 dans un cent, de mm. et par conséquent très variable dans la valve entière, même sur des frustules d’égale longueur, Sur un exemplaire moyen, nous en comptons 31 à gauche et 26 à droite.

Avec un éclairage convenable, la lumière oblique dirigée parallè-

Fig. 306. 1 — Surirella gemma résolu en perles, d’après une photographie du Dr Woodward (1850 diamètres).

lement au grand axe du frustule, et un grossissement suffisant, on voit chacun des espaces entre les lignes se subdiviser par des stries transversales, parallèles aux lignes entre lesquelles elles sont situées. Ces lignes sont fines, au nombre de 20 à 22 dans 1 cent, de mm. mais en nombre très variable dans chaque espace, 3 ou 4 dans l’un, 30 ou 40 dans un autre. Elles se terminent d’une part au pseudo-raphé, qui parait alors formé d’une série de tronçons boutà-bout et non plus d’une ligne droite uniforme, sans laisser aucune aire lisse; d’autre part, elles aboutissent au bord de la valve, où elles forment à leur extrémité une rangée marginale de petits points perlés, qui ne sont pas aussi nombreux que les stries. Cette bordure de grains séparés par des creux, rappelle les ondulations ou les crans que forment les côtes dans les espèces précédentes. La surface valvaire se relève, d’ailleurs, peu en aile sur les bords, bien qu’elle ne soit pas plane, mais disposée un peu comme les deux côtés d’un livre qui n’est pas tout à fait grand-ouvert (Fig. 293)*

Ce n’est pas tout. Avec un bon objectif à forte ouverture numérique, de 1/8 de pouce de foyer au moins, une forte lumière très oblique, ou un condensateur, on fait apparaître un autre système de stries qui divisent longitudinalement les espèces. D’une incomparable finesse, ces stries semblent onduleuses, et n’apparaissent à la fois qu’en des parties limitées de la valve, parce que la surface n’est pas plane et que la résolution des stries exige une mise au point extrêmement délicate. En changeant légèrement cette mise au point, on fait disparaître les stries dans les parties où elles étaient visibles, et apparaître dans d’autres où on ne les voyait pas. Les extrémités des frustules sont ordinairement plus faciles à résoudre que le milieu des valves, sans doute parce que ces extrémités sont notablement relevées en proue de gondole.

Avec un grossissement plus considérable, de bons instruments et une disposition convenable, les stries transversales se résolvent en perles, et c’est à un alignement longitudinal de ces perles qu’est due

la formation des fines stries longitudinales dont nous venons de parler.

Il y a des frustules qui sont plus ou moins faciles à résoudre que d’autres. C’est ordinairement sur les grosses lignes qui divisent les demi-valves en tranches que la perlation apparaît le plus facilement. Sur un exemplaire moyen, très nettement résolu en perles à la lumière solaire monochromatique, nous comptons 60 perles sur une strie transversale (sur la demi-valve, du pseudo-raphé à la marge) située non loin du petit axe du frustule.

Le Surirella gemma vu par la face connective est ordinairement plus épais à une de ses extrémités qu’à l’autre, et souvent assez notablement arqué. Le profil des ailes est peu marqué, car les ailes, nous l’avons dit, sont peu saillantes.

C’est une espèce marine dont la longueur varie de 7 à 13 cent.

Fig. 307. — Surirella gracilis , Gr.

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