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XIV. DESCRIPTION

tordus, celles dont les valves sont elliptiques, et enfin celles dont les valves paraissent ou sont réellement ovales.

Le Surirella spiralis , Kz., est une forme de passage des Campylodiscus aux Surirella ; d’ailleurs, W. Smith le classait dans le premier de ces genres. Mais, au lieu d’avoir un frustule deux fois recourbé, il est tordu en spirale autour de son grand axe. Développé sur un plan, il aurait, en effet, une forme elliptique. Les valves présentent des côtes rayonnantes, robustes, sur tout leur pourtour, et dont on voit le profil saillant sur les ailes marginales qui les bordent. Ces côtes s’avancent en s’amincissant plus ou moins loin sur la surface de la valve et presque dans le voisinage de la ligne médiane, laissant cependant une aire centrale libre. Les stries, dirigées comme les côtes, sont fines, au nombre de 26 à 28 dans un cent, de mm. et accompagnées de gros points épars. Les deux

Fig. 297. — Surirella fastuosa , Ehb.

valves sont tordues de la même manière, et de la même quantité, le pseudo-raphé de l’une restant parallèle et superposé au pseudoraphé de l’autre. La zone connective est assez épaisse. Cette espèce vit dans l’eau douce et a de 9 à 20 cent, de mm.

Le Surirella fastuosa , Ehb., est une belle espèce en ellipse large (une fois et demie aussi longue que large), et qui se reconnaît tout de suite à ses côtes très grosses sur les bords, où leur projection forme des crans profonda et anguleux, mais diminuant de largeur et de hauteur vers le tiers de la largeur de la valve. Un peu plus loin elles s’arrêtent ordinairement tout à fait, laissant au centre de la valve un large espace elliptique lancéolé, divisé dans toute sa longueur par un pseudo-raphé mince et peu visible. Les côtes sont rayonnantes autour du centre de l’ellipse, de sorte que celles des extrémités ont une direction longitudinale.

Les espaces entre les côtes, et les côtes elles-mêmes dans leur partie large, sont couverts de stries délicates, ayant la même direction que les côtes et au nombre de 20 environ dans 1 cent, de mm. L’espace central elliptique est encadré par une bordure de courtes stries ou de points allongés ayant aussi des directions rayonnantes. La face connective est en coin et montre le profil des ailes saillantes. C’est une fort belle espèce marine, qui mesure de 5 à 12 cent, de mm. de long et présente, comme on le voit, une grande analogie de structure valvaire avec certains Campylodiscus,

Cette Diatomée fournit une belle variété, le Surirella fastuosa var. lata , qui est le Surirella lata de W. Smith, et sans doute aussi le Surirella hybrida de Grunow. Elle est plus grande que le type et resserrée en guitare au petit axe. L’espace central est, lui

Fig. 298. — Surirella lata, W. Sm.

aussi, resserré au milieu, et sa bordure de points allongés ne règne que vers les extrémités.

Entre le Surirella lata, et 1 eS. fastuosa type, Grégory a trouvé des formes ou variétés intermédiaires qui les relient l’un à l’autre.

Le Surirella biseriata , Bréb., est une jolie espèce d’eau douce qui, sur la face valvaire a une forme elliptique lancéolée, en nacelle, avec des extrémités presque pointues. Elle présente des côtes robustes, dont on voit la coupe formant une série d’ondulations ou de crans sur la carène qui longe chacun des bords. Ces côtes sont transversales dans la partie médiane, perpendiculaires sur le pseudoraphé, et rayonnantes autour des pôles de l’ellipse aux extrémités. Entre les côtes régnent des stries très fines. La face connective est droite, à côtés parallèles, avec les extrémités arrondies,

XïV. DESCRIPTION

montrant les carènes marginales saillantes. Le frustule mesure de 10 à 17 cent, de mm. — Sur un exemplaire, nous comptons 33 côtes tout du long d’un bord du frustule.

Parmi les espèces à valves ovales, c’est-à-dire ayant une extrémité arrondie et l’autre plus ou moins atténuée, nous signalerons : Le Surirella ovalis , Bréb., dont les côtes sont étroites et courtes, fortes seulement dans le voisinage des bords ; les carènes ou ailes marginales sont d’ailleurs assez peu saillantes. Les côtes sont ascendantes, en barbes de plume, dans la demi-valve supérieure, descendantes dans la demi-valve inférieure, au nombre de 5 dans 1 cent, de mm. Les stries, entre les côtes, sont fines, 18 dans 1 cent.

Fig. 299 Fig. 300 Fig. 301

Fig*. 299. — Surirella biseriata, Bréb.

Fig. 300. — Surirella ovalis , Ehb. (2 frustules).

Fig. 301. — Surirella elegans , Ehr.

de mm., et s’étendent plus que les côtes vers le pseudo-raphé. La face connective est un peu plus étroite du côté atténué des valves que du côté arrondi, ce qui lui donne une forme un peu en coin. Les ailes sont peu visibles, étant, comme nous l’avons dit, peu saillantes. C’est une petite espèce, de 5 à 8 cent, de mm. de long, et vivant dans les eaux douces ou un peu salées.

Le Surirella ovalis fournit un assez grand nombre de variétés dont l’une des plus remarquables est le Surirella crumena , Bréb.,

qui a des valves presque rondes, comme un Campy lochs eus, et établit'encore un passage entre ces deux genres.

C’est encore au Surirella ovalis que l’on rapporte les variétés S. minuta , Bréb. , S. angicsta , Kz., S. pinnata, W. Sm., qui vivent dans les eaux douces et sont en général fort petites.

Le Surirella patella, Kz, a une forme elliptique avec une extrémité un peu plus obtuse que l’autre. Mais il présente des côtes, au nombre de 2 environ dans 1 cent, de mm., qui rappellent celles du

Fig. 302. — Surirella robusta, Ehb.

S. fastuosa , sous ce rapport qu’elles n’occupent que la moitié de la demi-valve. L’intervalle des côtes et tout le reste de l’espace central sont striés de stries fines, et de chaque côté du pseudo-raphé règne une ligne longitudinale de points allongés transversalement, comme on en voit dans le S. fastuosa. C’est une espèce des eaux douces, longue de 6 à 7 cent, de mm.

Le Surirella elegans, Ehb., est une belle et grande espèce vivant dans les eaux douces, dont les valves, de forme ovale, portent des

XIY. DESCRIPTION

côtes assez fortes, dirigées comme dans les espèces précédentes, au nombre de 1 1/2 dans 1 cent, de mm., comprenant des stries très fines, 22 dans 1 cent, de mm. et laissant une assez large bande lisse le long du pseudo-raphé : les carènes sont placées très près des bords et marquées par les crans qu’y forment les côtes. La face connective est plus large du côté où les valves sont arrondies, avec

des extrémités obtuses, et montrant bien la saillie des carènes latérales. Cette jolie Diatomée atteint 22 cent, de mm. de long.

Le Surirella robusta , Ehb. est plus grand encore, mais ses valves sont relativement plus étroites et plus longues, notablement

plus larges à une extrémité qu’à l’autre, mais néanmoins arrondies par les deux bouts. Les côtes sont très robustes, transversales, montrant leur coupe en grosses ondulations sur les carènes marginales, mais plus courtes que les stries qu’elles comprennent et n’allant pas jusqu’au pseudo-raphé, que les stries atteignent, au contraire, ne

Fig. 303. — Surirella splendida, Kr. ( F . minor).

Fig. 304. — Surirella striatula, Turpin.

laissant pas de bande hyaline le long de celui-ci. Cette espèce, qui vit dans les eaux douces, atteint 28 à 30 cent, de mm. de long. Sur plusieurs exemplaires nous comptons 21 , 23 et 25 côtes en tout sur un bord du frustule.

Elle fournit aussi plusieurs variétés, dont l’une des plus jolies, le Surirella splendida, Kz., est un peu plus petite, et a des côtes plus fines s’avançant davantage vers le pseudo-raphé. Nous lui trouvons 33 à 37 côtes sur toute la longueur du bord.

Le Surirella striatula , Turpin, est relativement beaucoup plus large ; ses valves sont nettement ovales, représentant la coupe longitudinale d’un œuf. Les côtes sont fortes, à direction rayonnante comme les nervures d’une feuille, formant des crans très marqnés sur les carènes marginales et comprenant des stries fortes, au nombre de \ 4 dans 1 cent, de mm. Les stries atteignent le pseudoraphé, que les côtes n'atteignent pas tout à fait, ce qui laisse le long

Fig. 305. — Surirella gemma , Ehb.

de celui-ci une surface non côtelée, mais striée. La face connective est assez fortement en coin.

C’est une charmante espèce, qui atteint 16 cent, de mm. de long et vit dans la mer ou dans les eaux plus ou moins salées.

Le Surirella gemma , Ehb., n’est peut-être pas au premier abord la plus jolie espèce du genre, mais c’est la plus intéressante. C’est la « pierre précieuse » de ce groupe, et elle constitue le test le plus élégant que fournissant les Diatomées. Les stries qu’il s’agit de résoudre sont moins difficiles que celles de Y Amphipleura pellucida, mais elles sont plus délicates et leur recherche est un des passe-temps les plus attrayants pour le micrographe.

Cette charmante Diatomée a les valves plus ou moins longuement elliptiques; ordinairement, une des extrémités est un peu plus

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