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XVIII. DESCRIPTION

distingue par l'étroitesse du pseudo-raphé, qui tend à disparaître. Il n’y a pas de nodule médian, mais deux larges espaces lisses ou pseudo-nodules aux extrémités. Les valves sont lancéolées, longues.

striées transversalement de stries à ponctuations relativement fines, qui s’alignent aisément en files longitudinales. La face connective est resserrée au-dessous des deux extrémités. Cette espèce, marine comme les autres, peut avoir de 5 à 8 cent, de mm. de long.

Glyphodesmis. — Les Glyphodesmis ont de grandes analogies avec les Bimeregramma. Ils présentent un pseudo-raphé lisse, quelquefois très large et réduisant les stries à n’ètre plus que marginales ( Glyphodesmis distans , Greg.), avec un nodule médian et des nodules terminaux très bien marqués.

Le Glyphodesmis Williamsonii , Grun. est une élégante espèce marine, dont les valves bombées longitudinalement sont marquées de stries formées de grosses perles carrées, qui s’alignent aussi bien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal. C’est l’ Heteromphala Himantidium , d’Ehrenberg.

Fig. 338. — Bimeregramma fulvum, Ralf.

Fig. 339. — Glyphodesmis Williamsonii, Grun.

Plagiogramma. — Ce genre, fondé par Gréville en 1859, est extrêmement bien caractérisé par une particularité qui le fait distinguer immédiatement : c’est un espace lisse plus ou moins large, qui divise la valve transversalement à son milieu, comme. une ceinture. Souvent un pseudo-nodule apparaît au milieu de cet espace. D’autres fois, celui-ci est limité en haut et en bas, par deux fortes côtes qui coupent la valve en travers et font saillie sur la face connective. Les extrémités des valves sont aussi marquées de deux espaces lisses, souvent séparés aussi par une forte côte du reste de la valve, qui est couvert de stries formées de ponctuations plus ou

moins grosses, alignées dans le sens transversal et dans le sens longitudinal. L’interstrie longitudinale médiane est souvent élargie ét forme alors pseudo-raphé. Parfois le pseudo-raphé est marqué par une double ligne saillante. M. P. T. Cleve considère ces lignes comme la trace sur la valve de cloisons ou septa qui diviseraient la cellule en plusieurs compartiments. Les frustules sont réunis en bandes aplaties ou rubans.

Nous citerons quelques espèces de ce genre, qui a une physiono mie très nettement caractérisée et qui parait habiter exclusivement les eaux marines.

Le Plagiogramma Antillarum , Cleve, a les valves lancéolées, naviculoïdes, à extrémités obtuses. La partie médiane, élargie, est traversée par une ceinture hyaline, comprise entre deux fortes côtes transversales. Les deux extrémités sont de même hyalines et éparées par une côte. La cellule présenterait ainsi quatre cloisons

Fig. 340. — 1 Plagiogramma Antillarum , Cl.

2 Plagiogramma attenuatum, Cl.

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