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XVIII. DESCRIPTION

intérieures. Les stries sont formées de grosses perles alignées transversalement et longitudinalement, ne laissant pas de pseudoraphé distinct, les lignes transversales sont au nombre de 8 dans 1 cent, de mm. et le frustule mesure de 7 à 8 cent, de mm. C’est une espèce de la mer des Antilles (Iles Vierges).

Le Plagiogramma attenuatum , CI. est plus petit, avec les extrémités plus atténuées. La ceinture hyaline médiane est très haute et ornée en dessus et en dessous d’une ligne courbe en U. La partie lisse des deux extrémités est longue, nettement séparée par une ligne épaisse. Les stries transversales sont formées de fines perles et ne laissent la place à aucun pseudo-raphé. Il y en a 10 dans 1 cent, de mm. et le frustule n’atteint guère que 5 centièmes. C’est encore une espèce de la mer des Antilles.

Le Plagiogramma Caribœum , Cl. est une belle espèce dont les valves resserrées à la ceinture, dilatées ensuite, puis resserrées

Fig. 341. — Plagiogramma Caribœum , CI.

encore, finissent par une courbe arrondie. Outre cette forme élégante, les valves présentent plusieurs motifs d’ornementation : la ceinture hyaline est marquée au milieu d’un large ocelle transversal subquadrangulaire, et du milieu de chacune des côtes qui la limitent, s’étend dans l’axe de la valve une ligne formant pseudo-raphé et joignant les côtes transversales qui coupent les extrémités. De plus, deux lignes lyrées partent des bandes de ceinture, longent,

les bords des valves et vont se rattacher aux mêmes côtes des extrémités. Les perles, grosses, arrondies, s’alignent surtout en stries transversales, de 8 à 9 dans 1 cent, de mm. Quelques-unes se poursuivent sur les espaces lisses des extrémités. Le frustule mesure près de 9 cent, de mm. Cette curieuse Diatomée a été trouvée par M. Cleve aux Iles Vierges.

Le Plagiogramma Gregorianum, Grev. est un peu rétréci à la ceinture et au-dessous des extrémités, qui sont ainsi subcapitées. L’espace hyalin central, à peu près carré, contient un large ocelle arrondi. Une ligne étroite, formant pseudo-raphé, part des bandes supérieures et inférieures de la ceinture, et va rejoindre la ligne qui limite les espaces lisses des deux extrémités. Les stries transversales, au nombre de 9 dans 1 cent, de mm., sont formées de gros points disposés aussi en lignes longitudinales. La face connective est quadrangulaire longue, resserrée au-dessous des extrémités. C’est une espèce marine, de 2 à 4 cent, de mm.

Le Plagiogramma Van Heurkii , Grun. est encore une petite espèce, qui vit sur nos côtes, à valves lancéolées, étroites, avec les extrémités légèrement rostrées, une ceinture médiane très étroite aussi, limitée par deux lignes épaisses qui se fondent en une seule

sur la face connective. Les stries, au nombre de 11 à 12 dans 1 cent, de mm., sont formées de fines perles qui s’alignent longitudinalement. L’interstrie longitudinale médiane parait un peu plus large que les autres et figure un pseudo-raphé. La face connective est dilatée au centre, resserrée sous les extrémités qui sont larges et coupées carrément. Les frustules se réunissent en bandes qui ressemblent assez à une série de balustres. Les frustules ont de 2 à 4 1/2 cent, de mm.

Fig. 342. — Plagiogramma Van Heurkii, Grun.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite)

12e Tribu

TRACHYSPHÉNIÉES

La tribu des Trachysphénièes forme le passage des Plagiogrammées aux Licmophorées et ne comprend qu’un nombre restreint d’espèces. La disposition de l’endochrôme sur les individus vivants n’a pas encore été observée, et ce n’est que par analogie que nous pouvons leur supposer un endochrôme granuleux comme dans les espèces qui précèdent et dans celles qui suivent.

Les valves sont couvertes de grosses ponctuations, comme chez les Plagiogrammées, quelquefois remplacées par des sortes de côtes allongées transversalement en boutonnière; mais elles sont cunéiformes, comme chez les Licmophorées. Il n’y a pas de nodule médian, ni ordinairement de nodules terminaux.

Les frustules sont généralement rectangulaires par la face connective, quelquefois cependant cunéiformes.

M. Paul Petit compose cette tribu avec les quatre genres suivants : Trachysphenia , P. Petit; Sceptroneis, Ehb. ; Opephora , P. Petit ; Per onia, Bréb.

Fig. 343. — Trachysphenia australis , P. Petit.

La plupart des espèces que comprend cette tribu sont marines -et exotiques.

Le genre Trachysphenia a été établi par M. P. Petit, en 1877,

pour des espèces à valves cunéiformes, marquées de stries transversales formées de gros points qui s’alignent aussi dans le sens longitudinal. Ces stries laissent aux extrémités un espace hyalin, comme chez les Plagiogramma , et une ligne médiane lisse plus ou moins étroite. Yu par la face connective, le frustule est rectangulaire.

Tel est par exemple le Tracliysphenia australis , P. Pet. que nous pouvons donner comme type de cette tribu.

Le genre Sceptroneis, Ehb., ressemble beaucoup au précédent; mais les frustules, vus par la face connective, sont cunéiformes. Nous donnons comme exemple le Sceptroneis caduceus , Ehb., dont les valves ont un aspect gomphonémoïde, avec une extrémité capitée et l’autre atténuée, et qui présente à ces deux extrémités des espaces non pas lisses, mais couverts de fines ponctuations rayonnantes. Nous avons déjà parlé de cette espèce à propos des Raphoneis . (Voir p. 74.)

Fig. 344. | Fig. 345.

Fig. 344. — Sceptroneis caduceus , Ehb.

Fig. 345. — Opephora Schwarzii , P. Pet.

Dans le genre Opephora, P. Pet., les valves, cunéiformes, portent au lieu de stries perlées, de grosses ponctuations allongées transversalement, qui ont l’aspect de boutonnières. La ligne médiane lisse est quelquefois très large, et la rangée de « boutonnières » ne règne que sur le bord des valves. Les frustules sont cunéiformes aussi par la face connective.

M. Paul Petit a fait rentrer dans ce genre nouveau, dont la physionomie est bien caractérisée, plusieurs espèces, qui étaient jusqu’à présent distribuées dans plusieurs genres différents, telles que les Fragilaria Schwarzii et F. pacifica de Grunow, le Meridion marinum de Gregorv (qui est le Thalassiothrix marina de Grunow), le Raphoneis australis de H. L. Smith. — Telles sont

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