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XIX. DESCRIPTION

les espèces qui forment aujourd’hui le genre Opephora, en conservant du reste leur nom spécifique.

Quant au genre Peronia, crée par Brébisson et Walker Arnott, en 1868, il se distingue du précédent par ce que les valves sont marquées de grosses stries transversales perlées et par des « boutonnières », sans ligne médiane lisse. Les deux extrémités présentent des espaces hyalins et des petits nodules terminaux situés à peu près sur la dernière strie. Les valves et les frustules, ordinairement très allongés, sont cunéiformes.

Citons le Peronia erinacea , Breb. et Arn. qui est une espèce d’eau douce, longue de 4 à 5 cent, de mm. avec 15 à 16 stries dans 1 cent, de mm. et qui est signalé en Belgique par le I)r H. Yan Heurck.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite)

Les Licmophorées ont l’endochrôme disposé en granules paraissant épars, des valves cunéiformes sans nodules médian ni terminaux, mais présentant une ligne médiane bien distincte et de fines stries perlées transversales. Elles ont généralement la forme d’une lame d’éventail plus ou moins large.

Les frustules vus par la face connective sont aussi cunéiformes, de sorte que, comme ils restent souvent réunis les uns aux autres, valve contre valve, ils forment des séries circulaires en éventail.

Dans certaines espèces, ces séries flabelliformes sont portées sur un pédoncule hyalin, souvent ramifié, rappelant ainsi les Meridion par leur disposition circulaire et les Gomphonema par leur pédoncule.

13e Tribu

, LICMOPHORÉES

Fig. 346 — Lîcmophora paradoxa, E. A g.

XK. DESCRIPTION

On voit que par leur forme un coin, sans nodules, les Licmophorées confinent aux Trachysphéniées ; mais leur cellule est divisée intérieurement par des cloisons ou septa tantôt complètes, tantôt incomplètes, et par là elles confinent aux Tabellariees, qui présentent aussi des cloisons.

Dans la tribu qui nous occupe, les cloisons sont longitudinales, parallèles aux valves, affectant ainsi la disposition de valves secondaires; mais souvent elles ne sont pas planes, et quand on regarde le frustule par la face connective on les voit former des lignes onduleuses, le plus souvent épaissies vers l’extrémité large ou supérieure du frustule et s’avançant plus ou moins loin vers l’extrémité mince ou inférieure de ce frustule

Ces cloisons, outre qu’elles sont plus ou moins complètes, sont aussi plus ou moins nombreuses. Ces caractères, combinés avec ceux tirés de la forme des valves et de la présence d’un pédoncule ont servi à établir les trois genres conservés dans la classification de M. Paul Petit, à «avoir :

Podosphenia , Ehb. ; Licmophora , Ag. ; Climacosphenia, Ehb.

Podosphenia, Ehb. — Les espèces du genre Podosphenia, d’après la diagnose de M. Grunow, sont sessiles. Ajoutons que les frustules sont profondément divisés par les cloisons, bien que celles-ci ne paraissent généralement pas être complètes, c’est-à-dire s’étendre d’un bout à l’autre du frustule. De plus, les valves sont ordinairement plus larges (en raquette ou en cerf-volant) que dans les genres suivants. Enfin, dans la plupart des espèces, les stries transversales sont plus grosses et plus marquées.

Nous avouons être assez peu satisfait de ces caractères. On peut certainement trouver la même espèce avec ou sans pédoncule, la profondeur des cloisons n’est pas toujours facilement appréciable, la largeur des valves est loin d’être constante, surtout dans des espèces qui fournissent de nombreuses variétés larges et étroites, lien résulte que beaucoup de ces espèces sont pour certains auteurs des Podosphenia et pour d’autres des Licmophora, k moins qu’elles ne soient des Rhipidophora, genre établi par Kützing, comprenant des Podosphenia à frustules stipités (c’est-àdire des Licmophora) , et qui avec juste raison a été supprimé.

Comme type du genre Podosphenia, nous citerons le Podosphenia Ehrenbergii, Kz., belle espèce marine, présentant 8 à 10 fortes stries dans 1. cent, de mm. Elle mesure de 5 à 7 cent, de mm. de long.

L c Podosphenia ovata , W. Sm. marin aussi, se distingue à la forme ovale de de ses valves qui présentent à peu près le même

nombre de stries que le précédent, dont il n’est peut-être qu’une variété large.

Le Podosphenia Lyngbyei , Kz, est relativement plus étroit et présente, ce qui d’ailleurs est fréquent chez les Licmophorées, des stries plus serrées dans la partie supérieure large de la valve,

Fig 347. — 1. Podosphenia Ehrenbergii. Kz (gross. 600 d.)

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