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XX. DESCRIPTION

(l’une rame ou d’une pagaie, c’est-à-dire d’une palette elliptique au bout d’un manche deux fois plus long. Une autre espèce voisine de celle-ci, le Licmophora Crozieri, Gr., présente un manche

Fig. 351. — Licmophora Jurgensii. G. A g.

encore plus long, si bien que le frustule peut avoir plus de 80 centièmes de mm. de longueur.

Climacosphenia. Ehb. — Nous avons peu de choses à dire de ce genre, pauvre en espèces, mais qui présente un caractère distinctif très net; chaque frustule contient deux cloisons, ni plus ni moins et oes cloisons sont complètes: chacune d’elles double une des valves, formant valve secondaire. Ces cloisons peuvent présenter des épaississements, par exemple sous forme de barres transversales en échelle. On voit très bien sur la face connective les deux cloisons avec leurs épaississements réguliers. Les valves sont très longues et très étroites, ainsi que la face connective.

Nous citerons le Climacosphenia monilifera , Ehb., dont les deux cloisons sont très visibles, avec leurs échelons réguliers, sur la face valvaire et aussi sur la face connective, où elles figurent deux chapelets tendus dans toute la hauteur du frustule.

DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite)

He Tribu TABELLARIÉES

Chez les Tabellariées l’endochrôme est granuleux, le plus souvent épars sur le protoplasma, mais quelquefois affectant une disposition rayonnante autour du noyau cellulaire. — Les frustules, vus par la face connective, sont quadrangulaires allongés, réunis les uns aux autres en rubans qui se disloquent en groupes de plusieurs individus, restant groupés en tablette. Ces tablettes demeurent adhérentes entre elles par les angles et forment ainsi des filaments

Fig. 353. — Tdbellaria flocculosa , Kz.

en zig-zag. On voit sur cette face connective de fortes lignes longitudinales, variables de forme et de longueur, et qui représentent des cloisons, diaphragmes ou septa qui divisent l’intérieur de la cellule, parallèlement aux valves, en une série de cases communicantes. La face valvaire est ordinairement elliptique, plus ou moins longue, souvent avec des renflements au milieu et aux extrémités, et marquée de fines stries transversales ; il y a souvent un pseudo-raphé et des nodules terminaux, mais pas de nodule médian.

Les genres qui composent cette remarquable tribu, sont nombreux. Le caractère dominateur est la disposition et le nombre des diaphragmes qui segmentent la cellule. Nous pourrons donc, avec M. Paul Petit, répartir ces genres en deux grands groupes.

Le premier comprend les espèces dont les frustules sont divisés

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