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XXI. DESCRIPTION

par deux diaphragmes, et constitue les deux genres Diatomella, Greg. et Grammatophora, Ehb.

Le second groupe se compose d’espèces dont le frustule est divisé par plus de deux diaphragmes, espèces qui sont réparties dans neuf genres.

Parmi ceux-ci, il en est deux dont l’endochrôme présente cette disposition spéciale que les granules sont placés en lignes rayonnantes autour du noyau : ce sont les deux genres Rhabdonema (Ehb.) et Striatella (Ag.).

Chez les sept autres, les chromatophores sont épars comme dans les Coccochromaticées que nous avons étudiées jusqu’ici; ce sont les genres : Tessella, Ehb.; Tetracyclus, Ehb.; Bïblarium , Ehb.; Gomphogramma , Braun.; Tabellaria , Ehb.; Hyalosira , Kz.; Attheya , West.

Fig. 354.

Disposition rayonnante de l’endochrôme granuleux chez un Striatella (schéma)..

Rappelons que la première Diatomée qui ait été observée par les naturalistes est une Tabellariée, le Conferva flocculosa de Roth.

§ 1. Tabellariées à deux cloisons.

Diatomella. — Les Diatomella (Grev.) comprennent des espèces dont la face valvaire est elliptique, renflée au milieu, finement striée en travers, sans nodule médian, mais avec des pseudo-nodules

terminaux lisses. La face connective plus large, quadrangulaire, montre la projection ou la trace (1) de deux cloisons longitudinales, une de chaque côté de la zone, formant comme deux lignes épaisses parallèles. Ces deux lignes sont interrompues au milieu et manquent aux extrémités, parce que les cloisons ne vont pas jusqu’aux bouts du frustuleet s’interrompent au milieu. Les frustules se réunissent par leurs angles, formant des filaments en zig-zag.

Le Diatomella Balfouriana, Gr., était un Grammatophora pour W. Smith. C’est une petite espèce mesurant au plus 5 à 6 cent, de mm. et vivant dans les eaux douces des régions montagneuses, MM. J. Brun et E. Mauler la signalent dans les Alpes suisses.

Grammatophora. — Les Grammatophora constituent un genre très anciennement établi, car il a été créé par Ehrenberg, dès 1839, pour des espèces dont le frustule plus ou moins large par sa face connective, face sous laquelle il se présente le plus souvent en raison même de sa largeur, est quadrilatère avec les angles mousses et présente quatre lignes épaisses, sinueuses, de forme différente suivant les espèces. Ces lignes longitudinales représentent la trace de deux diaphragmes flexueux qui divisent la cellule dans sa longueur, et qui sont interrompus dans la partie moyenne, mais qui vont jusqu’aux extrémités, ainsi qu’on le reconnaît sur la face valvaire.

Cette face valvaire, ordinairement elliptique plus ou moins allongée, peut présenter des renflements soit au milieu, soit aux extrémités. Celles-ci sont arrondies. La surface des valves estmarquée de stries très fines, que l’on voit faire retour sur les deux côtés de la face connective. Il y a un pseudo-raphé très fin, et deux pseudonodules terminaux hyalins ; du reste, il n’y a pas du tout de stries aux extrémités des valves. Les stries sont généralement formées de perles difficilement résolubles. Les frustules se groupent en filaments en zig-zag, comme les Diatoma .

Ce genre diffère donc surtout du genre Diatomella par ce que les cloisons sont sinueuses et non droites, et vont jusqu’aux extrémités du frustule.

L’une des principales espèces est le Grammato'phora marina, découvert autrefois par Lyngbye. Les lignes ondulées de la face connective forment une courbe à concavité interne (de sorte que les concavités des deux lignes voisines se regardent), puis reprennent leur direction initiale et se continuent en ligne droite jusque dans le

(1) Nous employons ici le mot trace dans le sens qu’il a en géométrie descriptive ; c’est, dans le cas actuel, l’intersection du plan d’une cloison avec celui de la face connective.

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