XXI. DESTRIPTION
épaisses longitudinales, au nombre de 6, 8, 10 ou davantage, qui sont la trace des cloisons intérieures. Celles-ci présentent une large ouverture dans leur milieu et ne sont pleines qu’en haut et en bas. C’est pourquoi leur trace est plus marquée en haut et en bas du frustule, et beaucoup moins accentuée dans la partie centrale, où s’étend la perforation. Entre ces traces de cloisons, la surface du frustule est marquée de côtes transversales, au nombre de 7 environ dans 1 cent, de mm., et entre deux côtes successives sont deux rangées de très fines perles alternées. — La longueur de la valve est de 4 à 6 cent, de mm. et la largeur du frustule par la face connective peut être aussi grande, et même davantage. C’est une espèce marine ou d’embouchure.
Le Rhabdonema adriaticum , Kz. est une espèce voisine, plus grande et très remarquable par ce que les cloisons, extrêmement nombreuses, 10, 20, 30 même, qui partagent l’intérieur du frustule en cases parallèles aux valves, sont elle-mêmes munies de côtes transversales et d’un pseudo-raphé, comme de véritables valves ; comme les valves, elles n’ont pas de côtes aux extrémités, mais de plus sont percées de trois ouvertures, dont une au centre et une au-dessous de chaque extrémité, au niveau où finissent les côtes, comme on le voit dans la figure 361, 3. Il en résulte que sur la face connective, les traces de ces cloisons forment des lignes trois fois interrompues, au centre et au-dessous de chaque extrémité. Entre ces lignes, la surface du frustule est marquée de fortes côtes transversales, 7 à 8 dans 1 cent, de mm., et entre ces côtes, de rangées de très fines perles. La face valvaire est marquée, comme les cloisons, de côtes transversales, mais sans pseudo-raphé bien distinct et sans ouverture. Elle a seulementles extrémités lisses. Sa forme est celle d’une ellipse très allongée. Le frustule peut atteindre 9 à 10 cent, de mm. de longueur et plus de 20 de largeur sur la face connective. C’est aussi une espèce marine.
Striatella. — Ce genre est aussi de création ancienne ; il a été établi. par Agardh en 1832. Les espèces qui le composent ont des frustules divisés intérieurement par une série nombreuse de cloisons qui paraissent continues d’un bout à l’autre du frustule, pas toujours droites d’ailleurs. La face connective, entre les lignes formées par ces cloisons, est finement striée de stries perlées transversales et longitudinales, et les valves, elliptiques longues, ne présentent pas de côtes comme dans les Rhabdonema, mais une striation perlée, extrêmement fine, coupée par un pseudo-raphé. Les frustules sont portés sur un long pédicelle hyalin inséré à un de leurs angles.
Tel est le Striatella unipunctata, Ag., qui a des frustules di-
visés par de très nombreuses cloisons continues et parallèles, dont les traces sur la face connective sont séparées par une fine striation perlée s’alignant dans les deux sens transversal et longitudinal, au nombre de 23 stries dans 1 cent, de mm. — Les valves, elliptiques, assez larges, avec un pseudo-raphé distinct et des extrémités lisses.
Fig. 362. — Striatella imipunctata , Ag.
sont couvertes d’une striation perlée compliquée et difficilement résoluble ; aussi, le Striatella unipunctata peut-il constituer un test utile. Les frustules peuvent avoir 6 à 8 cent, de mm. de long sur 8 à 10 de large sur la face connective. — Cette espèce est marine.
§ 3. Tabellariées à cloisons multiples et à endochrôme
granuleux.
Nous avons peu de choses à dire des genres Tessella,Ehb., Tetracyclus, Ralf., Biblarium, Ehb., Gomphograrama, Braun., qui ne renferment d’ailleurs pas un grand nombre d’espèces. — Avec ces espèces nous revenons à l’endochrôme granuleux épars, et ne présentant plus la disposition régulière rayonnante que nous avons trouvée dans les genres Striatella et Rhabdonema.
Comme, d’autre part, ces espèces offrent des cloisons multiples du frustule, ils représentent plus ou moins des Rhabdonema ou des Striatella a endochrôme épars, et quelquefois avec quelque caractère secondaire particulier.
C’est ainsi que les Tessella, Ehb., sont des Striatella dont les cloisons très nombreuses, séparées sur la face connective par une perlation très fine, ne vont que jusqu’à la moitié du frustule, les unes partant du bord supérieur, les autres du bord inférieur et alternant avec les premières. Les frustules sont quadrangulaires par la face connective, elliptiques par la face valvaire.
Tel est le Tessella interrupta , Ehb., dont la face connective montre entre les côtes longitudinales alternées, qui représentent la