XXI. DESCRIPTION
trace des cloisons, une perlation quinconciale, extrêmement line (22 dans 1 cent, de mm). — C’est une Diatomée marine, longue de
3 cent, de mm. et large de 4 à 7 par la face connective.
Les Tetracyclus ont ordinairement un petit nombre de cloisons incomplètes, s’avançant dans l’intérieur du frustule, un peu comme celles des Grammatophora, et dont les traces sur la face connective forment aussi des lignes épaissies par le bout ; celles parties du bord supérieur n’atteignent pas celles qui partent du bord inférieur. Ces lignes épaisses sont souvent plus ou moins obliques, et non directement longitudinales. — La face valvaire est elliptique, traversée par quelques fortes côtes, entre lesquelles existe une fine striation perlée. Pas de pseudo-raphé ni de nodules.
Les frustules sont solitaires ou réunis en courts rubans.
Le Tetracyclus rupestris , Grun., est une petite espèce qui vit sur les rochers humides dans les montagnes. Elle a ordinairement
4 cloisons incomplètes, dont on voit les traces courtes et épaissies terminées par un bouton sur la face connective, et 2 à 5 côtes transversales sur la face valvaire avec de fines stries perlées (18 dans 1 cent, de mm.). Cette Diatomée n’a que 1 ou 2 cent, de mm. de long, mais peut être 3 ou 4 fois plus large.
Quant aux Biblarium, Elib. et Gomphogramma, Braun, ce sont des formes à valves élargies et qui établissent le passage des précédentes avec les Tabellaria, d’une part, et de l’autre ont de l’affinité avec des tribus voisines, par exemple avec les Fragilariées.
Du reste, parmi les Tetracyclus, qui ne sont pas nombreux, fun, le T. rupestris ou T. Braunii de Grunow, est un Gompho-
yramma rupestre pour Braun ; un autre, le T. lacustris , de Ralfs, était un Biblarium crux pour Ehrenberg (à cause de la forme en croix de ses valves).
Ce sont des espèces rares, dont la plupart vivent dans les marais, dans les mousses humides et sur les rochers des hautes montagnes (Alpes suisses).
Tabellaria. — C’est, nous l’avons dit, à ce genre qu’appartient la première Diatomée connue, observée en 1703 (et peut-être, par Leeuwenh'oek, en 1702), décrite et figurée par Roth en 1797 sous le
Fig. 363 — Tetracyclus rupestris, Gr.
nom de Con ferra flocculosa , et en 1800 par Dillwyn. (Voir T. I. p. 13 et 15 et Fig. 13, 2.)
C’est Ehrenberg qui a fondé ce genre, en 1839, pour des espèces présentant les caractères généraux que nous connaissons, possédant de nombreuses cloisons longitudinales qui ne vont que jusqu’à la moitié du frustuie et alternent avec celles de l’autre moitié, ce que l’on reconnaît facilement sur la face connective. Les valves sont longues et minces, dilatées aux extrémités, mais plus élargies encore au milieu. Elles sont parcourues par un pseudo-raphé lisse et présentent des stries transversales perlées et fines. Les frustules sont beaucoup plus larges sur la face connective que sur la face valvaire ; ils se réunissent par les angles en filaments en ziz-zag.
Le Tabellaria flocculosa , de Kützing, qui est le Conférera flocculosa de Roth., a la face valvaire dilatée aux deux bouts, et surtout au milieu, en forme de croix, parcourue par un pseudoraphé lisse, très élargi dans le renflement médian. Les stries,
Fig. 364. — 1. Tabellaria flocculosa, Kz.
transversales, finement perlées, sont au nombre de 13 dans 1 cent, de mm. — La face connective est rectangulaire, divisée par les lignes épaisses qui indiquent les demi-cloisons internes, alternées, plus ou moins nombreuses, de 4 à 8 ou 10. C’est une Diatomée d’eau douce, dont les frustules longs de 2 à 4 cent, de mm., se groupent par les angles, formant des filaments en zig-zag sur les plantes aquatiques et les corps submergés.
Le Tabellaria feneslraia , Kz., est une espèce plus grande, mais beaucoup plus étroite ; les valves sont très minces, renflées aux deux bouts et au milieu, mais bien moins que dans le T. flocculosa. Le pseudo-raphé, étroit aussi, est dilaté dans les renflements. Il n’y , a que 10 stries dans 1 cent, de mm. La face connective est quadrilatère, mais de peu de longueur, car elle ne présente qu’un petit nombre de demi-cloisons. Sa longueur peut aller à 10 cent, de mm. mais sa largeur est environ quatre fois plus petite. C’est aussi une Diatomée d’eau douce.
Hyalosira. — Attheya. — Nous n’avons pas à insister sur les Hyalosira, Kz. et les Attheya, West. Les espèces qui composent le premier de ces genres ressemblent beaucoup au x Striatella,