XXIV. DESCRIPTION
tediluviana, nous croyons que la conception de M. J. Deby n’est plus applicable, ou qu’au moins elle doit être notablement modifiée. Ainsi, tandis que dans les Triceratium fcivus , T. grande , la surface de la valve est bien alvéolée, creusée de cellules hexagonales, dont on peut même apprécier la profondeur à l’aide de la tête divisée de la vis micrométrique du microscope (et il en est de même dans les Coscinodiscus que nous désignons plus haut), — dans les Triceratium punctatum, T. radiatumr etc., l’alvéole n’a plus de profondeur sensible : son fond, qui est bombé, s’élève dans certains cas jusqu’au plan supérieur de la valve, et dans d’autres, même, fait
Fig. 396. — Schémas divers de la structure alvéolaire des valves. Coupe perpendiculaire à la surface.
saillie au-dessus de la surface. C’est ainsi que les cellules creuses se transforment en des granulations plus ou moins saillantes, entourées d 'aréoles qui représentent tout ce qui reste du périmètre des alvéoles. Et cela est si vrai que, tandis que l’on peut voir, sur les bords du Triceratium grande , le profil des cellules séparées par les « tètes de clou » , fermées en haut par une lame souvent perforée, closes en bas par une lame ornée de stries granuleuses, on a sur les bords du Triceratium repletum, par exemple, le profil de grains presque saillants. Le même fait peut se vérifier sur les bords des frustules de Y Amphitetras antediluviana. On peut encore constater la réalité de cette structure sur les magnifiques épreuves photogra-
phiques obtenues par MM. A. Truan y Luard et 0. Witt (1) et qui figurent dans leur travail sur les Diatomées de Jérémie.
Le Triceratium favus , Ehb. (Fig. 392) est une des espèces le mieux caractérisées. Il a les valves triangulaires, à côtés droits ou arqués, gonflées au centre avec un appendice à chaque angle s’élevant perpendiculairement sur la surface de la valve. Les valves sont couvertes d’une réticulation formée d’alvéoles hexagonaux en gâteau d’abeilles, correspondant à la description que nous avons donnée plus haut. La surface des appendices terminaux n’est pas alvéolée, mais tout entière ponctuée. Lorsqu’on met l’objectif (2) au point sur le plan superficiel de la valve, on voit les alvéoles, en général hexagonaux, séparés les uns des autres par des lignes droites bien nettes. A chacun des angles des hexagones, est un point brillant et saillant, qui représente la « tète de clou », c’est-à-dire la projection de la ligne qui forme le sommet de l’angle trièdre de trois alyéoles adjacents. — A ce moment, on voit dans l’hexagone un cercle inscrit, plus ou moins grand. Ce cercle représente la lumière
1 2 Fig. 397. — Triceratium favus.