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Forme triangulaire

de ces genres polymorphes au grand genre Biddulphia, créé par Gray en 1831. — C’est ce qu’a fait M. H. L. Smith, et, avec lui, M. H. Van Heurck.

Il est incontestable, en effet, que ces formes si nombreuses, si diverses, qu’on a successivement séparées, puis réunies, doivent être l’objet d’une révision intégrale; nous pensons que certaines d’entre elles qu’on a réunies doivent être séparées, et qu’inversement certaines qu’on a séparées doivent être rapprochées. C’est un long et difficile travail, en l’absence de caractères distinctifs bien nets et bien tranchés; on comprend que nous ne pouvons l’entreprendre ici. Toutefois, nous dirons que nous croyons fondé l’établissement des deux genres Triceratium et Amphitetras, distincts du genre Biddulphia. Pour certaines espèces, au moins, la distinction nous paraît suffisamment claire; pour d’autres, il est vrai, elle ne l’est pas autant. Nous pensons que les Triceratium favus , Ehb. et T. grand.e , par exemple, appartiennent bien — quand même on les trouverait parfois avec 4 ou 5 côtés — à un genre suffisamment déterminé : Triceratium ; et que Y Amphitetras antediluviana , Ehb., — quand même on le trouverait avec 3 ou

5 côtés, — appartient bien à un autre genre, distinct aussi : Amphitetras. Nous pensons même que plusieurs espèces, même à 3 côtés, dont on a fait des Triceratium , sont des Amphitetras.

Il reste donc à définir ces deux genres. Il faut chercher les caractères distinctifs dans la structure des valves et dans la forme du frustule. Cette dernière particularité a suffi dans bien d’autres cas pour déterminer des coupes génériques.

Nous avons exposé ailleurs (voir t. I, p. 70) les discussions auxquelles a donné naissance la structure microscopique des valves chez les Triceratium ; nous avons vu que les diatomistes soni à peu près d’accord pour regarder les hexagones qui couvrent la surface de ces valves, chez certaines espèces, comme des alvéoles clos à la partie supérieure par une fine lame siliceuse, comme un alvéole operculé d’abeilles. Cette fine lamelle de silice peut manquer dans beaucoup de préparations par suite de l'usure qu’ont subie les

d ci cl cl

Fig. 395. — Schéma de la structure des valves des Triceratium , d’après M. J. Deby.

c, alvéoles; d , piliers de séparation, en tête de clou, des alvéoles; m, lamelles fermant les alvéoles à la partie supérieure ; n , lamelles striées ou ornées formant le fond des alvéoles.

valves, soit par les frottements, soit par les traitements chimiques. Dans ce cas, les alvéoles sont ouverts à la partie supérieure, comme les cellules vides d’un gâteau d’abeilles. Le fond des alvéoles, formé d’une lame ordinairement ornée de sculptures diverses, est visible par transparence à travers la lamelle supérieure quand elle existe, ou à travers l’ouverture qu’elle laisse quand elle a été enlevée.

Telle est la conception de M. J. Deby (1), et nous sommes disposé à la croire exacte, au moins pour certaines espèces, par exemple pour les Triceratium favus , T. grande , T. strabo, comme aussi pour diverses Diatomées discoïdes qui ont une structure identique, certains Coscinodiscus , les C. marginatus , C. heteroporus , etc. Mais pour d’autres espèces, comme les Triceratium punctatum , T. radiatum , T. repletum , etc., etc., et pour Y Amphitetras an -

(1) J. Deby: Sur la Structure microscopique des valves des Diatomées . (, Journal de Micrographie , t. X, 1886.)

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