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XXIV. DESCRIPTION

angulaires, d’autres lignes plus épaisses, comme des côtes, partent des bords et ne vont pas jusqu’au centre. Les espaces compris entre les lignes, qui font comme un gaufrage rayonnant à la surface, sont couverts de lignes, rayonnantes aussi, de ponctuations fines. Les angles sont marqués de ponctuations plus fines encore et plus serrées.

Le Triceratium pentacrinum, Wall., — dont nous ne connaissons que des spécimens à cinq côtés — a les valves gaufrées d’un réticulum chagriné résultant de lignes qui partent en rayonnant d’un ilôt central, s’étendent vers les angles des valves en formant un dessin symétrique, régulier et fort élégant. Chacun des îlots ou mailles de ce réseau porte plusieurs séries de grosses ponctuations, disposées en lignes rayonnant du centre à la périphérie de la valve.

Les angles de celle-ci forment un appendice saillant au-dessus de la surface valvaire, qui, du reste, est partout plus profonde que la bordure, mais particulièrement aux angles.

D’un angle à l’angle opposé, la valve mesure de 3 à 8 cent, de

millim.

Le Triceratium crenulatum a les valves triangulaires, chaque côté présentant trois dentelures aiguës saillantes, limitant quatre festons concaves ; la région triangulaire centrale est plus élevée que les trois angles. Au centre est un cercle d’une vingtaine de granula- ’ tions irrégulières de forme, et autour sont rangés d’autres cercles concentriques de granulations arrondies. Dans les trois angles, les grains paraissent souvent disposés en séries rayonnantes; les sommets de ces angles sont seulement ponctués. Entre toutes ces séries de granulations courent des lignes sinueuses qui les distribuent en ilôts irréguliers. Sur chacun des grains apparaît un point central, qui sur certains semble une petite saillie et sur d’autres une légère dépression en ombilic, autant qu’on en peut juger sur le profil. On voit quelques petites épines le long du bord. La valve mesure 12 à 16 cent, de mm. de côté.

Nous ne poursuivrons pas plus loin l’énumération des espèces du genre Triceratium, auquel il faut rattacher celles qu’Heiberg avait classées, en 1863, sous le nom de Trinacria , espèces à forme triangulaire, à côtés non ondulés, mais présentant souvent des sommets capités, avec des valves finement ponctuées. Ces espèces n’offrent, à notre avis, aucun caractère important qui puisse les séparer de notre second groupe de Triceratium.

Nous rappellerons seulement que ce genre, extrêmement nombreux, renferme des espèces très polymorphes et dont plusieurs ressemblent complètement, par la structure de leurs valves, à certains

Coscinodiscus, dont elles se rapprochent même souvent par leur forme, grâce aux variétés polygonales, tendant au disque, qu’elles peuvent fournir. D’autres paraissent exactement représentées par des formes trigones du genre Biddulphia.

Amphitetras. — Ehrenberg a établi, en 1840, le genre Amphitetras pour une belle espèce fossile à quatre côtés, et il avait créé le genre Amphipentas pour une forme à cinq côtés, qui depuis a été reconnue comme n’étant qu’une variété pentagone de la même espèce. V Amphitetras antediluviana, Ehb., dont il s’agit ici, a été trouvé depuis à l’état vivant et établit une transition bien nette des Triceratium aux Biddulphia vrais.

Cette belle Diatomée a, en effet, une forme qui la rapproche beaucoup des Biddulphia . Sous sa variété la plus commune elle a, envisagée par sa face valvaire, une forme quadrangulaire avec les côtés droits ou concaves, un appendice saillant à chaque angle et un centre déprimé. Sa surface est marquée d’aréoles circulaires disposées en lignes rayonnantes et, en même temps, en cercles concentriques. Le diamètre de ces aréoles varie beaucoup suivant les individus. Elles ne paraissent pas sensiblement en relief, mais, dans

tous les cas, sont extrêmement, peu profondes, bien qu’elles présentent assez l’aspect des aréoles des Triceratium favus, grande , et autres, moins la forme hexagonale. Comme celles-ci, elles laissent voir, par une mise au point à la surface supérieure, un cercle intérieur, et montrent, quand on abaisse un tant soit peu l’objectif, un dessin profond, vague, qui rappelle celui dont est orné le fond des alvéoles du Triceratium favus . Les valves étant très bombées, on voit sur les bords le profil fuyant des alvéoles, et l’on reconnaît qu’ils sont à peu près au même niveau que la surface générale de la valve.

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