XXIV. DESCRIPTION
Les appendices des angles sont finement ponctués et se terminent par une surface elliptique lisse qui ressemble à un trou béant.
La face connective est quadrilatère, plus large que haute. Les valves y font retour et les séries d’aréoles des faces valvaires s’y continuent; elles présentent un étranglement brusque tout autour de leur bord au voisinage de la zone connective. Cette dernière est formée d’une membrane marquée de lignes parallèles d’aréoles circulaires qui donnent à cette membrane l’aspect d’un tamis. Ce ne sont cependant pas des perforations complètes, car lorsque dans une préparation un fragment de la membrane se trouve superposé à un corps étranger, on ne voit pas celui-ci plus distinctement à travers les aréoles qu’à travers la surface hyaline. l)e même, quand on monte ces fragments, que l’on trouve souvent isolés, sur un fond
Fig. 405. — Amphitetras antedilumana , Ehb.
Deux frustules à l’état vivant vus par la face connective.
coloré, ils conservent la même coloration sur toute leur surface et l’on ne voit pas le champ plus foncé à travers les aréoles, comme cela devrait se produire si ces aréoles étaient des trous.
Les frustules, à l’état vivant, se groupent par leurs angles en filaments en zig-zag. La largeur des valves, d’un angle à l’angle adjacent, est très variable et peut aller jusqu’à 15 cent. mm.
Ce genre était autrefois assez nombreux en espèces, mais beaucoup ont été classées depuis parmi les Triceratium .
§ 6. — Biddulphia. — Cerataulus.
Biddulphia. — Ce genre créé par Gray, en 1831, a été depuis lors démembré en plusieurs autres par les auteurs qui en ont successivement détaché Jes genres Odontella, Pleurosira , Zygoceros, Denticella, Triceratium, Heibergia , Trinacria , Porpeia, Entogonia , Hydros ira, Amphitetras , Amphipentas, Solium, Ce raiaulus, etc. — Néanmoins, il est encore très chargé en espèces, et nous avons dit que plusieurs diatomistes font rentrer parmi les Biddulphia les espèces dont leurs prédécesseurs avaient fait des Odontella, des Triceratium, des Amphitetras, etc., tendant ainsi à refaire le genre Biddulphia, tel que Gray l’avait constitué.
Pour nous, nous considérons ce genre comme composé d’espèces à frustules libres ou réunis en filament continu ou en zig-zag, à valves elliptiques ou suborbiculaires, présentant souvent des ondulations sur les bords et portant aux deux sommets de l’ellipse des appendices saillants sous forme de protubérances , quelquefois accompagnées d’épines. Il y a parfois aussi quelques épines au centre de la valve ou de fines pointes répandues çà et là sur la surface. La face connective, coupée par une large zone connective, est irrégulièrement quadrangulaire, montrant en profil les appendices des sommets.
Le Biddulphia pulchello :, Gray, est l'espèce la plus commune de ce remarquable genre. Elle se distingue tout de suite des autres à la présence, sur les valves, de nervures hyalines que l’on considère
Fig. 406. — Biddulphia pulchella , Gray.
(Face valvaire)
comme des côtes, et qui ont l’apparence de plis de la membrane cellulaire, suivant des lignes hyalines, plis qui étranglent le frustule en travers à différentes hauteurs, déterminant, sur les bords, des ondulations en nombre variable. Ces nervures, toujours en nombre pair, de 2 à 6, divisent la valve en 3 à 7 bandes transversales, dont la bande centrale plus large et plus haute et les deux parties terminales montrant de face l’appendice du sommet. La surface de ces valves est bombée, au milieu, où se dressent souvent deux ou trois petites épines. Elle est gaufrée d’aréoles à peu près circulaires, disposées en lignes rayonnantes autour d’un petit groupe central et aussi en cercles concentriques, du moins dans la division médiane de la valve. Les appendices gonflés des extrémités sont finement ponctués.
La face connective est quadrangulaire, ordinairement plus large que haute, sauf dans les frustules jeunes. Elle présente à ses quatre