XXV. DESCRIPTION
ronne de petits tubercules ou d’épines, quelquefois d’ailleurs assez peu visibles. La surface de ces valves est couverte d’aréoles plus ou moins fines, ordinairement disposées en lignes rayonnantes.
L’une des plus belles espèces est le Cestodiscus obscurus, A. Schm., présentant une structure valvaire analogue à celle de Y Eupodiscus argus , d’Ehrenberg, sauf l’absence des ocelles, et la présence de la couronne de petites épines marginales. C’est, du reste, une magnifique Diatomée, aux alvéoles en tourbillon, qui peut acquérir 15 cent, de mm. de diamètre.
Nous en dirons autant du Cestodiscus radiatus, Ehb,., dont les alvéoles sont plus petits et plus nettement hexagonaux.
Les Cestodiscus pulchellus et C. hirtulus , Grun., celui-ci n’étant peut-être qu’une variété du premier, sont de charmantes petites espèces, présentant une double couronne marginale, occupant environ le tiers du rayon de la valve, couronne ornée d’une striation perlée rayonnante et quinconciale des plus fines, sur laquelle font saillie les épines au nombre de 8 à 20, et au centre un espace couvert de grosses granulations en lignes rayonnantes dans le
Fig. 419. — Cestodicus hirtulus , Grun.
Cestodiscus pulchellus, et en ordre moins régulier dans Cestodiscus hirtulus.
Les genres Craspedoporus, Grun., Aulacodiscus, Ehb., et Actinodiscus, G'rcv., ont les valves circulaires ou arrondies, et présentent des caractères distinctifs peu saillants, et il y a certainement une révision à faire parmi les espèces qu’on leur a attribuées.
Les Craspedoporus ont des ocelles placés dans des compartiments de la valve.
Les Aulacodiscus ont des ocelles, tubercules ou appendices, généralement grands, reliés entre eux par des côtes ou des sillons bien marqués.
Les Actinodiscus présentent un disque fort élégant, marqué de lignes hyalines ou côtes, rayonnant dans la partie périphérique de la ■valve, et couvert d’aréoles ou de ponctuations en lignes rayonnantes, . avec un centre ponctué.
Quant au genre Actinocyclus, créé par Ehrenberg en 1840, il renferme quelques espèces qui peuvent être comptées parmi les plus belles Diatomées.
On lui donne pour caractères génériques des valves circulaires, présentant ordinairement un pseudo-nodule marginal ou submarginal, et une couronne de petites dents ou d’épines le long de la bordure, souvent avec une rangée simple ou double de points en forme de >. La surface est rayée de ponctuations disposées en lignes régulières rayonnantes, laissant quelquefois entre elles des espaces blancs.
V Actinocyclus Ralfsii, W. Sm., est le type le plus remarquable de ce beau genre, et certainement l’une des plus jolies Diatomées qui existent.
Les lignes de points partent d’un espace clair, au centre, sur lequel sont semées quelques ponctuations, et pour la plupart ne vont pas jusqu’à la bordure, tandis que d’autres partant de la bordure ne vont pas jusqu’au centre ; les unes et les autres s’arrêtent à des hauteurs différentes, laissant entre elles des espaces blancs^ faisant comme les rayons d’une «gloire», rayons dont les plus longs correspondent aux épines de la bordure. Le diamètre de la valve est de 10 à 13 cent, de mm. C’est, comme presque toutes celles de cette tribu, une espèce marine et qui n’est pas rare sur nos côtes.
V Actinocyclus Ehrenbergii , Ralf., est une espèce analogue mais un peu plus petite, avec des espaces hyalins moins larges et moins marqués, une ponctuation plus fine et plus serrée. lia de 6 à 10 cent, de mm. de diamètre.
L’ Actinocyclus crassus , Ralf., présente un type un peu diffé-