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XXV. DESCRIPTION

rent, ses ponctuations sont relativement beaucoup plus grosses, les espaces hyalins plus étroits et plus rares, et parsemés d’élargissements, qui font comme des « manques » dans la ponctuation rayonnante. Très souvent aussi, un certain nombre de lignes ponctuées rayonnantes, allant du centre jusqu'à la bordure sans interruption, semblent diviser la valve en sept ou huit secteurs à peu près réguliers.

Cette espèce ne mesure que 4 à 8 cent, de mm. de diamètre.

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DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite)

19e TRIBU

HÉLIOPELTÉES

Chez les Héliopeltées, l’endochrôme, disséminé en petitsgranules sur les filaments du réseau protoplasmique, rappelle complètement ce que nous avons vu dans la tribu précédente. Les valves sont discoïdes, divisées en secteurs ou compartiments plus ou moins nombreux, à surface souvent ondulée dans le sens du rayon. Il y a souvent un ombilic hyalin polygonal ou étoilé au centre et des épines submarginales. Il résulte de ce plissement de la valve que celle-ci ne peut jamais être mise au point dans son entier et qu’on ne voit à la fois que les compartiments alternants. Les frustules sont aplatis et libres.

En somme, le caractère principal de cette tribu est la division de la surface valvaire en compartiments angulaires comme les parts d’un gâteau.

Elle comprend actuellement les sept genres suivants :

Actinoptychus , Ehb. ; — Bebya , Pantoc. ; — Polymyœus, Bail.; — Heliopelta , Ehb. ; — Halionyx, Ehb.; — T mania, Pantoc. ; Lepidodiscus , O. Wit.

Le genre Actinoptychus établit un passage naturel des Eupodiscées aux Héliopeltées, le principal caractère distinctif étant la division de la valve en compartiments angulaires.

Les genres Bebya et Truania ont été créés récemment par M. Pantocsek pour quelques espèces fossiles trouvées dans les dépôts de Hongrie, et le genre Lepidodiscus pour des formes rencontrées dans les tripolis d’Arkangel.

Actinoptychus, Ehb. — Ce genre, établi autrefois par Ehrenberg (1838), contient des espèces à valves circulaires, dont la surface est ondulée dans le sens des rayons et divisée par les arêtes de ces ondulations en compartiments angulaires plus ou moins nombreux. Il peut exister de petites épines visibles dans les compartiments al-

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ternants ; mais ces épines peuvent manquer. La surface de la valve est marquée d’alvéoles hexagonaux, et par une mise au point un peu plus profonde, de deux fins systèmes de stries perlées croisés à 60°.

La réticulation alvéolaire ne va pas jusqu’au centre du disque, mais laisse un ombilic hyalin, qui est polygonal dans les espèces ou variétés n’ayant qu’un petit nombre de compartiments valvaires, et paraît étoilé quand les compartiments sont plus nombreux. — Il peut exister des espaces hyalins dans la partie submarginale du compartiment valvaire. Ces espaces hyalins nous semblent représenter, le plus souvent, la saillie de l’ondulation valvaire. Ces ondulations, en effet, ne s’étendent pas toujours jusqu’à la bordure. Celle-ci est souvent un cercle plan, plus ou moins épais, appartenant à la face connective du frustule, qui encadre la valve ondulée. Les espaces submarginaux paraissent représenter alors la coupe de l’ondulation, coupe un peu oblique, au-dessus du plan de la bordure.

VActinoptychus undulatus , Ehb . n’a ordinairement que six compartiments, dont trois, alternants, présentent souvent une petite épine au milieu de leur bord. Les alvéoles hexagonaux sont relativement grands, et on ne les voit distinctement à la fois que sur

Fig. 421. — Actinoptychus undulatus , Ehb.

trois des compartiments alternes. Ainsi, la mise au point est très différente sur ceux-ci et sur les trois autres. Il semble même que la surface valvaire n’a pas le même dessin sur les deux systèmes alternes de compartiments. Sur trois d’entre eux, il semble qu’on voit la réticulation hexagonale d’abord, et au travers de celle-ci la striation quinconciale perlée; et sur les trois autres, la

couche striée d’abord et, à travers celle-ci, la couche réticulée.

Dans beaucoup de cas même, si l’on voit les épines sur le milieu de la marge de trois compartiments, il semble qu’on voit par transparence l’insertion d’épines semblables dans les compartiments alternes, par-dessous. — C’est-à-dire que la structure valvaire parait inverse sur les deux systèmes alternes de compartiments.

V Actinoptychus undulatus a de 4 à 12 centièmes de mill. de diamètre. Il présente 16 stries dans un cent. — C’est une Diatomée marine qu’on rencontre sur nos côtes. — On trouve des variétés qui ne diffèrent que par le nombre de compartiments valvaires.

V Actinoptychus splendens, Ralf, a de 12 à 20 compartiments,, séparés les uns des autres par une ligne bien définie formant côte*

Fig. 422. — Actinoptychus splendens, Ralf.

avec une petite épine marginale au milieu, de deux en deux compartiments, épine reliée au centre du disque par une ligne formant côte. — De deux en deux, les compartiments paraissent terminés près de la bordure par un espace lisse, qui représente, comme nous l’avons dit, une différence de niveau dans la division valvaire. Au centre est un espace lisse étoilé parles angles des compartiments. — A propos de la structure de la valve, nous ferons les mêmes observations que

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pour Y Actinoptychus undulatus ; ajoutons seulement que la couche alvéolée est peu apparente, tandis que la couche à fine striation perlée quinconciale est très distincte et présente environ 12 stries dans 1 cent, de mm.

Cette belle Diatomée marine, qui se trouve aussi sur nos côtes, peut mesurer jusqu’à 18 cent, de mm. de diamètre.

V Actinoptychus vulgaris, Grun., ne nous paraît guère distinct de VA. splendens; il a le plus souvent 12 compartiments et la couche à alvéoles hexagonaux est peut-être plus apparente. On lui a rapporté d’ailleurs un grand nombre de variétés locales, qui ne diffèrent que par la forme de l’étoile hyaline centrale ou des espaces lisses submarginaux, mais ces caractères mêmes nous semblent avoir peu de fixité.

V Actinoptychus hexagonus a, au contraire, une forme bien distincte. Sa valve est très fortement ondulée, constituant six compartiments, trois en relief, trois en creux, qui ne sont pas séparés les uns des autres par une côte, mais seulement parce qu’ils sont en creux ou en relief. Leur forte saillie donne à la valve une apparence hexagonale. Au milieu du bord de chaque compartiment en relief est une épine relativement forte. La surface valvaire est cou verte d’une striation perlée quinconciale à plus grosses perles que chez les précédentes espèces, et la couche à alvéoles, devenue très peu importante, ne montre que quelques grosses cellules (une douzaine), irrégulièrement distribuées dans chaque compartiment. Les espaces hyalins marginaux sont très larges et forment comme une seconde bordure à la valve. C’est une assez petite espèce, qui ne dépasse guère 10 cent, de mm. de diamètre.

Il peut arriver, dans les formes à six compartiments, que le contour hexagonal s’accuse d'une manière assez sensible pour que la valve paraisse non plus discoïde, mais tout à fait hexagone. Cet effet peut se produire par suite des ondulations très profondes, en relief et en creux, de chaque division, la surface ainsi ondulée donnant sur un plan une projection hexagonale. Mais il peut arriver aussi que la valve prenne réellement une forme à six côtés distincts et môme avec des angles proéminents, c'est-à-dire une forme étoilée.

Tel est Y Actinoptychus Wittianus , C. Jan., qui présente à l’état type la forme étoilée, et fournit une variété simplement hexagone.

Polymyxus, Bailey. — Les Polymyxus sont des Actinoptychus chez lesquels la couche alvéolée a entièrement ou presque entièrement disparu et où la surface valvaire est très profondément ondulée, avec un appendice au milieu de chaque compartiment en relief. La striation perlée est très fine et quinconciale. Lescomparti-

ments en saillie montrent à leur bord marginal la coupe de leur relief. 11 y a au centre un ombilic hyalin étoilé.

Tel est, par exemple, le Polymyxus coronalis, très jolie espèce qui présente ordinairement douze compartiments, dont six en relief,

portant à leur sommet périphérique un petit appendice boutonné. La striation perlée est extrêmement fine et délicate, et quand la mise au point la fait voir croisée en travers sur un système de compartiments, elle apparaît en lignes rayonnantes sur l’autre système. Cette élégante Diatomée ne mesure guère que 8 à 10 centièmes de mm.

Heliopelta. — Ce genre a été établi, en 1844, par Ehrenberg, pour une magnifique espèce, V Heliopelta Metii , qui présente tout autour de sa bordure une série d'épines marginales et un ombilic hyalin, ordinairement étoilé. La valve, discoïde, est partagée en compartiments ou secteurs angulaires, qui ne sont pas situés dans le même plan et ont la structure à alvéoles hexagonaux et à striation perlée que nous avons plusieurs. fois décrite.

L Heliopelta Metii , Ehb. , a ordinairement 8, plus souvent 10 com-

partiments, alternativement en creux et en relief. Les compartiments en creux sont sur un même plan et paraissent à peu près plans, car

Fig. 423. — Polymyxus coronalis, Bail (face connective), Ondulations de la surface valvaire.

Fig. 424. — Helopelta Metii, Ehb, Figure un peu schématique.

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ils viennent sensiblement au point en même temps avec un objectif assez fort (1/6 de pouce); les compartiments en relief sont au contraire un peu bombés. C’est sur le milieu de ces derniers, c’est-à-dire sur l’arête saillante du dos, que se prolongent en lignes hyalines, et quelquefois assez loin, les rayons de l’étoile lisse formée par l’ombilic. Les compartiments sont d’ailleurs séparés les uns des autres par une ligne un peu saillante, un rayon, dont on voit la coupe optique en élévation près de la bordure, sous forme d’un triangle hyalin irrégulier.

Les compartiments en creux — un peu plus creux à leur partie médiane — montrent une belle réticulation hexagonale, avec un petit grain brillant à chaque angle des hexagones. Dans cette réticulation, et même paraissant passer par-dessus, on voit une striation perlée quinconciale, dont les perles s’alignent facilement, surtout dans le voisinage de l’ombilic, en stries rayonnantes. Il y a de 4 à 6 stries de 4 à 6 perles dans chaque hexagone. Dans le voisinage de la bordure

Fig1. 425. — Heliopelta Metii, Ehb.

Schéma représentant les ondulations de la surface valvaire.

les hexagones disparaissent et il ne reste que la striation, parce que le niveau de la valve se relève en ce point. — Dans les compartiments saillants, on voit, par une mise au point sur le plan le plus élevé, l’espèce de nervure, rayon de l’ombilic étoilé, qui s’avance jusque vers le tiers interne du compartiment, marquant le dos du pli formé en ce point par la surface valvaire, pli qui s’abaisse en s’arrondissant. Cette surface est couverte d’une striation perlée, se croisant sur un réseau d’alvéoles beaucoup moins distinct, comme s’il était situé en-dessous de la surface, et au milieu de chaque alvéole est un gros point brillant, qui parait comme le fond de cet alvéole, vu par transparence. Sur le bord qui confine à la bordure, au lieu d’une lunule hyaline indiquant la coupe de l’élévation formée par le compartiment, comme il en existe sur les espèces que nous avons précédemment décrites, on voit un espace de même forme, mais strié et non hyalin.

La bordure circulaire de la valve est relevée comme les bords d’un plateau. Elle porte le profil des épines submarginales et est de plus guillochée de fines divisions, avec une couronne de petites épines dirigées dans le sens des rayons.

Il peut arriver que les deux couches siliceuses qui forment la valve de YHeliopelta Metîi se séparent, se dédoublent, par une sorte de clivage, phénomène qui se produit chez beaucoup d’autres espèces et permet de voir assez nettement la structure de ses couches.

Cette magnifique Diatomée, l’une des plus belles, si ce n’est la plus belle, de toute la famille, fournit des variétés qui ne nous paraissent différer du type à 10 compartiments ( 5 plis creux et 5 plis saillants) que par le nombre des compartiments, 8 par exemple, ou par la taille, qui peut varier du simple au quadruple en diamètre, c’est-à-dire de 1 à 16 en surface. Les grands spécimens ont environ 15 à 16 centièmes de mm. de diamètre. Cette espèce et ses variétés se trouvent notamment dans le dépôt de Nottingham.

Les Halionyx, Ehb., ne nous paraissent être que des Heliopelta ou des Actinoptychus dans lesquels l’espèce de nervure qui marque, dans les compartiments en saillie, le dos du pli, et qui est formée par un rayon de l’ombilic central étoilé, s’avance jusque près de la bordure, rejoignant une épine marginale, au lieu de s’éteindre vers le tiers interne.

Dans une espèce, Y Halionyx vicenarius, Ehb., il y a deux compartiments plans voisins pour un seul compartiment en saillie. On la trouve dans le guano du Pérou.

Du reste, nous pensons, avec M. H. Yan Heurck, que la plupart de ces formes ne présentent pas des caractères suffisamment tranchés pour en faire des genres. Ce ne sont guère que des espèces, ou tout au plus des sous-divisions du seul genre Actinoptychus.

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DESCRIPTION DES PRINCIPALES ESPÈCES (Suite).

20e TRIBU

ASTÉROLAMPRÉES

La tribu des Asterolamprées est une de celles dont Fendochrôme n’a^pas encore été observé à l’état vivant, et ce n’est que par analogie qu’on le suppose distribué, comme dans les tribus voisines, en granules sur les filaments du protoplasma.

Les espèces comprises dans ce groupe ont les valves discoïdes ou elliptiques, orbiculaires, divisées en compartiments submarginaux perlés ou granulés. La partie centrale est hyaline, divisée par des nervures ou des sillons en compartiments lisses, qui sont ordinairement alternes avec les compartiments granulés.

Cette tribu a été divisée en trois genres :

Aster omphalus, Ehb. ; — Asterolampra , Ehb. ; — Asterodiscus , John.

Les Astéromphalus, Ehb., ne sont pas toujours discoïdes, mais souvent ovales ou orbiculaires, et le centre de leur ornementation valvaire n’est pas constamment le centre de figure. Le centre de la valve est hyalin, parcouru par des lignes qui rayonnent en

Fig. 426. — Astéromphalus retic-ulatus , Cl.

zigzaguant et aboutissent au milieu du bord central d’autant de compartiments marginaux granulés ou perlés. Deux de ces lignes et les deux compartiments granulés qui leur correspondent sont très

rapprochés et symétriques par rapport à Taxe de figure de la valve. Les autres lignes et les compartiments correspondants sont séparés les uns des autres par de larges sillons hyalins.

Tel est Y Asteromphalus reticulatus , Cl., qui a les valves ovales avec le centre d’ornementation au niveau du centre de gravité de l’ovale. C’est une jolie espèce de Java, à fine perlation quinconciale, mesurant 5 à 6 cent, de mm. de large sur 6 à 7 de haut.

Tel aussi Y Asteromphalus flahellatus , Bréb. ovale aussi, mais dont les lignes hyalines ne forment pas les zigzags et les crochets que l’on voit dans le précédent et dont la striation perlée, quinconciale, est encore plus fine. L’espèce est un peu plus petite.

V Asteromphalus Brookei est circulaire, avec un dessin et une striation perlée très analogue à ce qui existe sur Y A. reticulatus. C’est une très jolie petite Diatomée : nous comptons dans un de ses compartiments 6 perles sur le bord interne et 9 sur un bord radial, ce qui, en raison de la disposition quinconciale (en pile de boulets), donne 90 perles pour le compartiment entier. Cette espèce n’a que fi à 7 cent de mm. de diamètre.

Les Asterolampra, Ehb., sont circulaires et ont une ornementation partout symétrique, et non plus seulement symétrique par rapport à son axe, comme les Asteromphalus. D’ailleurs le dessin

Fig. 427. — Asterolampra Weissflogii , Grun.

est très analogue. D’un centre hyalin rayonnent des lignes, droites chez ces espèces, qui aboutissent au milieu du bord interne des compartiments marginaux perlés ou simplement granulés. Le reste de la surface peut présenter des espaces hyalins diversement, mais symétriquement disposés.

Chez Y Asterolampra vulgaris , les granulations des compartiments marginaux, d’abord très grosses, deviennent de plus en plus fines en se rapprochant du bord.

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