‹ Les diatoméesChapitre 267 sur 340 · XXVIII* DESCRIPTION · texte numérisé non relu

XXVIII* DESCRIPTION

à. peu près le même, mais la forme de la surface, concave ou convexe, sera naturellement inverse.

Le Coscinodiscus minor , W. Sm., ressemble beaucoup au précédent et se trouve aussi dans les mêmes localités ; il a la même forme et la même taille.

Le Coscinodiscus lineatus, Ehb. est une espèce indigène qui s’éloigne du type Aster omphalus ou radiatus , par la présence d’une couronne de petites épines submarginales tout autour de la bordure, puis par la direction des rangées d’alvéoles hexagonaux, qui ne sont ni rayonnantes ni tourbillonnantes, mais forment des lignes droites rayant toute la valve en travers. Les alvéoles submarginaux sont plus petits que ceux de la région moyenne, mais il n’y a pas

Fig. 433. — Coscinodiscus lineatus var. leptopus.

d’alvéoles centraux différents des autres. On compte environ 7 à 8 alvéoles dans 1 cent, de mm. et la valve mesure au plus 10 cent de mm.

Cette espèce fournit une variété qui non seulement présente les épines submarginales, mais même un petit appendice: c’est le Cosc. lineatus , var. leptopus , Grun. '

Quant au Coscinodiscus excavatus, Grev., il présenterait un passage des Coscinodiscées aux Héliopeltées. Sa surface est marquée d’alvéoles hexagonaux qui paraissent aller, contrairement à ce que nous avons vu dans les types précédents, en diminuant de la circonférence au centre, où se trouve cependant un groupe d’alvéoles un peu plus grands que ceux qui les environnent, mais plus petits néanmoins que ceux de la région marginale. Autour de ce centre, la surface forme trois enfoncements établissant entre eux comme trois compartiments en relief. Ces excavations ne vont, d’ailleurs, que jusqu’à la moitié du rayon. Cette espèce mesure 7 à 10 cent, de mm.

Le Coscinodiscus symbolophorus est une curieuse espèce très

caractérisée. Les valves sont couvertes d’un dessin d’aréoles hexagonales très fines, d’une admirable régularité, et dont les aréoles centrales ne sont pas plus grandes que celles du reste de la valve. Elles sont plus fines vers la région marginale, sans doute parce que, la valve étant notablement bombée, on ne voit pas les aréoles de face, mais en projection fuyante. Avec un grossissement moyen, le dessin est assez fin pour prendre l’aspect perlé. Rayonnant du centre, sont, non plus des excavations, mais quatre, cinq ou six craquelures , de petites lignes irrégulières, lisses , figurant comme de courts espaces interaréolaires un peu élargis. D’autre part, les aréoles sont bien disposées en lignes rayonnantes parfaitement droites, mais par bandes qui ne se raccordent pas. C’est-à-dire que la surface valvaire rappelle la vue d’un parapluie qui serait fait avec une étoffe à petits pois, mais dont les pièces angulaires auraient été cousues (comme, en effet, cela ne pourrait se faire autrement) de manière que les lignes longitudinales de pois se rencontrent à angle aigu le long des baleines. Il y aurait ainsi seize à vingt coutures; et de plus le parapluie présenterait cinq à six petites déchirures près de son centre. Les déchirures sont les sillons lisses dont nous avons parlé. — Cette très jolie espèce a de 8 à 12 cent, de mm. de diamètre, mais parait devoir être rapportés aux Stephanodiscus.

Le Coscinodiscus concinnus, W. Sm., est encore une jolie espèce à ponctuations extrêmement fines, disposées en lignes rayonnantes autour du centre, où est une étoile hyaline de laquelle se détachent des interstries plus larges que les autres et faisant ainsi de minces rayons hyalins allant jusqu’à la marge, en ligne presque droite, comme les baleines d’un parapluie. La valve présente, tout autour de son bord, une couronne de petits tubercules auxquels aboutissent les lignes hyalines. Elle est, d’ailleurs, très bombée, et comme elle est mince et fragile, elle est presque toujours brisée, écrasée entre les deux verres des préparation microscopiques. Cette espèce, qui mesure de lo à 22 cent, de mm., avec huit à dix lignes de ponctuations dans 1 cent de mm. au bord, se trouve sur nos côtes. Nous avons dit qu’on veut en faire une variété du Coscinodiscus aster omphalus , nous pensons que c’est à tort. Elle a bien plutôt l’aspect d’un Eupodiscus ou d’un Actinocyclus .

Le Coscinodiscus excentricus, Ehb., rentre, comme le précédent, dans le groupe des espèces entourées d’une couronne de tubercules. Mais ici ce sont de petites épines faisant une saillie notable et irrégulièrement distribuées. L’espèce est, d’ailleurs, caractérisée par le dessin alvéolaire qui couvre ses valves. Ce sont des alvéoles hexagonaux, nettement ponctués au centre, et disposés non plus en lignes rayonnantes, comme dans toutes les formes du

Page 1