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XXVIII. DESCRIPTION

exact (1), est le même que dans le Coscinodiscus Aster omphalus. — Cette espèce, ou variété, peut atteindre 38 cent, de mm. de diamètre.

Le Coscinodiscus radiatus, Ehb., est une forme généralement plus petite, n'ayant guère plus de 10 cent, de mm. de diamètre et le plus souvent 5 à 7. Elle a ses alvéoles centraux, groupés en étoile ou non, à peine plus grands que les autres, et ceux du bord à peine plus petits. La disposition des alvéoles hexagonaux en lignes rayonnantes est plus marquée que dans les espèces précédentes, du moins sur certains spécimens, car il y a beaucoup de variations.

Du reste, cette espèce est considérée par M. H. Yan Heurck comme une espèce type, dont le C. Oculus Iridis serait une

Fig. 432. — Coscinodiscus bihariensis , Pantoc.

variété et les C. Aster omphalus , C. concinnus , des sous-variétés. Il est certain que ces formes, entre lesquelles on rencontre toutes les formes possibles de transition, appartiennent à un type commun, et l’on est souvent très embarrassé pour attribuer un spécimen à telle espèce plutôt qu’à telle autre. Aussi M. Grunow a proposé (2) de réunir toutes ces formes au type du Coscinodiscus radiatus qui a été décrit le premier. Nous pensons qu’il serait préférable de prendre pour type le Coscinodiscus Asteromphalus , grande espèce facile à étudier et qui présente plus nettement que toutes les autres les caractères distinctifs de ce groupe.

C’est à ce type, en effet, qu’appartiennent les Coscinodiscus

(1) J. Pelletan. — Le Microscope , son emploi et ses applications , in-8°, 1876. (p. 563.)

(2) A. Grunow. — Die Diatomèen von Franz- Josefs Land> Wien, 1884.

marginatus, C. Woodwartii, C. biangulatus et un grand nombre d’autres formes qui ne peuvent guère se distinguer que par la grandeur des alvéoles des régions centrale et marginale comparés à ceux du reste de la valve, à moins qu’on ne puisse pas les distinguer du tout.

C’est évidemment aussi du type du Coscinodiscus radiatus qu’il faut rapprocher le Coscinodiscus bihariensis , trouvé par M. Pantocsek dans les dépôts fossiles de Hongrie, et dont les alvéoles, séparés par d’épaisses travées, ont une forme bien nettement en hexagone aplati, disposés en lignes rayonnantes autour d’un groupe d’alvéoles centraux plus irréguliers et plus grands. Les alvéoles marginaux sont de même taille que ceux du reste de la surface.

Le Coscinodiscus centralisa Ehb., que l’on trouve en France, notamment sur les bords de la Manche, peut aussi être rapproché de ce type. Les alvéoles du centre, groupés en étoile, sont sensiblement plus grands, mais ceux de la marge ne sont guère plus petits que les autres. Ces alvéoles en hexagones arrondis, séparés par des travées épaisses, sont peu profonds et montrent aisément la première rangée de perles intérieures, surtout au centre.

Le tubercule du fond des alvéoles ressort aussi facilement, et par une mise au point un peu trop profonde, la valve apparaît comme la cuvette d’une montre ornée d’un dessin en tourbillon. Les grains brillants placés aux angles des hexagones et représentant les sommets des « têtes de clous » paraissent assez saillants. Cette espèce mesure environ 16 cent, de mm. de diamètre.

Le Coscinodiscus concavus , Greg., est une jolie petite espèce qui nous paraît faire le passage du type Asteromphalus ou radia tus au type lineatus. Elle présente une large bordure avec des spinutes submarginales; mais les alvéoles, relativement grands, nettement polygonaux, quoique pas toujours hexagonaux, séparés par des cloisons épaisses, laissent assez facilement voir des perles intérieures. Et même, en employant un diaphragme à petite ouverture, on peut obtenir, avec un fort grossissement, une image de diffraction dans laquelle la réticulation alvéolaire a disparu et est remplacée par une surface entièrement perlée. Cette espèce a de 3 à 5 cent, de mm. de large. On la trouve assez communément sur les côtes de la Manche. Mais, quant à son épithète spécifique concavus, elle ne la mérite pas plus que plusieurs autres dont les valves présentent une forme analogue. Il faut d’ailleurs remarquer que beaucoup de préparations de ces Diatomées discoïdes, dont les valves se séparent aisément, sont faites avec une seule valve, laquelle peut se présenter la face supérieure ou la face inférieure en dessus. En raison de la transparence ordinaire de cette mince lame siliceuse, le dessin sera

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