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mais des filaments composés d’un certain nombre de frustules sont eux-mêmes portés sur un court pédoncule, et par là c’est un Podosira. Cette espèce établit donc un passage naturel entre ces trois genres, dont les limites sont, d’ailleurs, loin d’être bien nettes; un grand nombre de formes ont, en effet, été successivement ou simultanément classées dans chacun d’eux, ou même dans d’autres genres encore : Lysigonium, Liparogyra, Melosira (1), Orthosira, Par alla, Druridgia , Sthephanosira, Discoplea, Arthrogyra, et

(l)Le genre Lysigonium , créé par Linkdès 1820, et qui comprenait certainement des Gaillonellées, aurait donc encore la priorité sur le nom de Gaillonella que nous avons préféré à celui de Melosira , précisément parce que ce dernier est le moins ancien. Mais les descriptions données par Link sont tellement imparfaites qu’on ne peut savoir au juste à quelles espèces elles appartiennent.

Le genre Melosira, créé par Agardh en 1824, a été conservé pendant un certain temps concurremment avec le genre Gaillonella , de Bory Saint-Vincent, 1823, et l’on trouve encore l’un et l’autre dans les catalogues.

plusieurs autres encore, qui menaçaient de constituer autant de genres qu’il existe d'espèces, ce qui paraît être le rêve des classificateurs, et surtout des classificateurs de cabinet.

Podosira. — Le genre Podosira a été créé par Ehrenberg, en 1840, pour des espèces Gaillonellées réunies en filaments, et dont es filaments sont portés eux-mêmes par un stipe court et central. Ajoutons que les valves, plus ou moins convexes, sont couvertes d’une ponctuation ordinairement en lignes rayonnantes autour d’un centre étroit, irrégulièrement ponctué, et quelquefois entouré d’une petite bordure.

Pour nous, nous pensons que ce genre ne devrait pas être conservé; le seul caractère positif qu’il présente, en effet, est ce stipe court et central. Or ce stipe, qui n’est qu’un prolongement par étirement de la couche mucilagineuse qui enveloppe les filaments dans toute cette tribu, est accidentel ; le plus souvent il ne peut être constaté, et les frustules ainsi séparés de leur support restent des Gaillonella, à moins qu’ils ne soient des Hyalodiscus.

Il ne faut pas oublier que l’endochrôme est en plaquettes dans ce genre comme dans les Gaillonella, tandis qu’il forme une seule grande lame dans les Hyalodiscus.

D’ailleurs, le nombre des espèces rangées dans le genre Podosira diminue tous les jours, et nous pensons qu’il n’en contient plus que six ou huit, parmi lesquelles il faut citer les Podosira hormoïdes, Mont., Podosira Movitagnei , Kz., Podosira Febigerii, Grun., etc.

Le Podosira hormoïdes , Mont., est une espèce marine, dont les valves sont couvertes de fines stries ponctuées, rayonnantes,

coupées par un autre système oblique qui parait tourbillonnant, et parsemées de grosses ponctuations. L’espace central, finement ponctué, est très petit. Les frustules, vus par la face connective, sont ellipsoïdes, avec le grand axe en travers du filament. Cette espèce mesure de 4 à 5 cent, de mm. de diamètre.

§2. — Podosira. — Hyalodiscus.

Fig. 453. — Podosira Febigerii , Grun.

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