XXX. DESCRIPTION
Le Podosira Montagnei , Kz., a les valves extrêmement convexes avec une très fine striation perlée, rayonnante et tourbillonnante, parsemée de très gros points. Les frustules ont une paroi épaisse et sont ellipsoïdes, avec le grand axe dans le sens de la longueur du filament. Il est marin et mesure 4 à 5 cent, de mm. de diamètre.
Le Podosira Febigerii, Grun., est une petite espèce califorfornienne, dont les valves, beaucoup moins convexes, portent une très fine striation perlée, rayonnante et oblique, et n’ont guère que 2 ou 3 cent, de mm. de diamètre.
Hyalodiscus. — Nous avons dit plus haut que la caractéristique du genre Hyalodiscus, créé par Ehrenberg en 1854, pour des espèces qui ne différaient des Podosira que par' leur espace central lisse et hyalin, tandis qu’il est ponctué chez ces derniers, s’est augmentée d’une donnée nouvelle et très importante par suite de la disposition de l’endochrôme observée pour la première fois par M. P. Petit. Tandis que chez les Podosira et les autres Gaillonellées fendochrôme est disposé en grains anfractueux ou en plaquettes anguleuses à la surface du protoplasma cellulaire, chez les Hyalodiscus, il forme une large lame étalée sous l’une des valves et divisée sur ses bords en lobes rubanés qui lui donnent une forme étoilée. Cette lame étoilée est plus grande que la valve qu’elle double intérieurement, de* sorte que l’extrémité périphérique des lobes se replie sous la seconde valve. Cette disposition rapprocherait le genre Hyalodiscus de la tribu des Achnanthées, et d’autant plus que, d’après M. P. Petit, le frustule assez aplati des Hyalodiscus ne serait pas plan, mais arqué comme celui des Achnanthes et des Cocconeis.
Ce genre formerait donc un groupe de passage entre les Diatomées à endochrôme granuleux et les Diatomées à endochrôme lamelleux. Les autres genres de la même tribu continueraient le passage en présentant des formes à endochrôme dissiminé, mais dissiminé en petites lames plus ou moins nombreuses et non en granules.
Quoi qu’il en soit de cette vue, il est certain que le genre Hyalodiscus est fort intéressant, en raison de cette particularité tout à fait inattendue et qui a fait dire à M. P. Petit : « Je suis forcé de ranger les Hyalodiscus près des Podosira ; mais, comme Galilée, je dis : Et cependant leur place est près des Achnanthées. — Le temps me donnera peut-être raison (1). »
La découverte de la disposition de l’endochrôme a fait passer
(1) P. Petit, in lût.
parmi les Podosira plusieurs espèces que l’on considérait jusqu’ici comme des Hyalodiscus, et réciproquement. Aujourd’hui, le nombre de celles qui composent ce dernier genre est très restreint: six, d’après M. GrunowetM. P. Petit, parmi lesquelles les Hyalodiscus maculatus , W. Sm., Hyalodiscus maximus , P. Pet., Hyalodiscus scoticus, Grun., sont les plus connus.
Nous devons ajouter que chez les Podosira le disque valvaire est uniformément bombé et que le petit espace central granulé et non strié est au même niveau que la partie environnante du disque, tandis que chez les Hyalodiscus, l’ombilic, qui n’est pas lisse mais granulé, est sur un plan un peu plus profond que la partie du disque qui l’entoure, et creusé dans cette partie, dont il est séparé
Fig. 454. — Hyalodiscus maculatus , W. Sm.
par une ligne anguleuse abrupte. Cette disposition rappelle ce qui existe chez certains Gaillonella à « carène » et chez les Cyclotella.
Le Hyalodiscus maculatus , W. Sm., est le même que le Hyalodiscus stelliger de Bailey. C’était, d’ailleurs, pour W. Smith, un Podosira. Il présente une division très nette de la valve en compartiments angulaires, par des côtes rayonnantes émanant de la ligne anfractueuse qui circonscrit l’ombilic. (Il y a une trace de cette division, résultant de la disposition des stries, chez les Podosira hormoïdes et P. Montagnei.) Dans ces compartiments existe une striation qui se résout en grains disposés en quinconce, avec 16 à 17 stries dans 1 cent, de mm. L’ombilic est limité par une ligne anguleuse et très finement granulé. C’est une belle espèce marine, dont le diamètre varie de 3 à 9 cent, de mm.
Le Hyalodiscus scoticus , Grun., (qui était le Podosira hormoïdes de W. Smith), est une petite espèce dont l’ombilic, assez grossièrement granulé, est liir.'té par une ligne déchiquetée et